Togo / Politique / Election de 2020 : Le mouvement Républicain ‘’ Le Togo en marche’’ apporte son soutien à Faure GNASSINGBE

 

Le mercredi 29 janvier 2020, le Mouvement Républicain ‘’ Le Togo en marche’’ a organisé une conférence de presse à Dapaong , chef lieu de la préfecture de Tône ainsi que de la Région des Savanes , au Nord du Togo. Au cours de cette rencontre, le Mouvement Républicain ‘’ Le Togo en marche’’ a apporté son soutien au Président sortant et Président National du Parti UNIR, Faure Essozimna GNASSINGBE.

Pour M. TCHABLI  Gaétan, le Président Faure GNASSINGBE est le meilleur candidat pour la présidentielle de 2020. TCHABLI Gaétan déclare entre autres : ‘’Le Mouvement Républicain le Togo en marche’’ lance un appel à tous les Togolais en âge de voter, d’Aného à Cinkassé à voter massivement pour le Président Faure Essozimna GNASSINGBE pour plusieurs raisons. D’abord sur le plan sécuritaire, vous savez que nous sommes proches du Sahel, vous savez ce qui s’y passe.  Faure GNASSINGBE est l’homme de la situation. La deuxième chose c’est qu’en réalité, les leaders de l’opposition dont certains sont en actions depuis 1990 doivent se reposer et laisser la place à la jeunesse… Les reformes, l’amélioration des conditions de vie ; la réalisation des infrastructures sont entre autres les actions du Président  Faure GNASSINGBE’’.

  1. TCHABLI ajoute ‘’ Notre pays, le Togo a besoin de stabilité et de paix. Sans la stabilité aucun développement n’est pas possible. C’est pour cela que nous appelons tous les Togolais en âge de voter à accorder massivement leurs voix pour la victoire du Président Faure GNASSINGBE’’.

La conférence de presse qui a eu donc lieu dans une salle de conférence du Centre St Kisito à Dapaong a eu pour thème : ‘’ Pour un Togo fort, stable, sécurisé et prospère’’.

Le bureau du mouvement le Togo en marche a discuté avec ses militants et sympathisants et a clairement donné des consignes de vote  pour l’élection présidentielle prochaine.

Suivant le Président du mouvement M. TCHABLI Gaétan : « L’élection Présidentielle de 2020 donne l’occasion de mettre à l’épreuve la démocratie Togolaise et tous les citoyens Togolais doivent  faire avec lucidité le choix de celui qui va conduire le pays pour les 5 ans qui viennent… Et le candidat qui mérite une fois encore d’être plébiscité est le Président de la République Faure Essozimna GNASSINGBE ».

Pour  M. TCHABLI Gaétan, le candidat d’UNIR reste celui qui peut mener une politique sécuritaire et tout le monde doit  lui accorder son vote.

Reportage à Dapaong

Giselle Lafleur

Plume Libre / Referencetv.tg

Interview exclusive du Coordonnateur du CVU Dr Yves Ekoué AMAÏZO :« La présidentielle de 2020 est illégale et inconstitutionnelle…Il faut la suspendre et organiser une conférence inclusive en vue d’une transition politique »

‘’Le peuple togolais est en train de se  faire rouler dans la farine de manioc avec une énième élection inconstitutionnelle et illégale.

Paradoxalement, le peuple togolais observe et doit nécessairement se réveiller, témoigner son rejet, notamment par des marches de protestation parce que la clause spéciale dite « en aucun cas »qui a disparu de la constitution de 1992 ; a permis à Faure Gnassingbé de remettre le compteur à zéro ‘’.

C’est un extrait de l’interview exclusive que le Coordinateur Général du Collectif pour la Vérité des Urnes CVU-Togo-Diaspora, Dr Yves Ekoué AMAÏZO a accordé  à la Rédaction de Referencetv.tg et de Plume Libre.

Dr AMAïZO dit aussi : « Il faut donc constater l’illégalité, et l’inconstitutionnalité de la cour constitutionnelle  enfin de procéder a la suspension de l’élection  présidentielle en cours et d’opter, de préférence  et pacifiquement, pour une conférence inclusive, la rédaction d’un projet de société commun et la mise en œuvre d’une transition politique. Mais certains opposants alimentaires ne l’entendent pas de cette oreille, ni même des deux .

La transparence des élections, le renforcement de l’Etat de droits, l’essor économique, l’emploi des jeunes, les activités de conseils stratégiques dans le domaine du partenariat, de la technologie et de l’investissement sont entre autres les priorités de ce Togolais qui vit en AutrIche.

Dans cette interview exclusive, Dr Yves EKoue AMAÏZO répond entre autres, aux questions relatives à la vie du Collectif et les impacts réels de ses actions sur le déroulement des élections au Togo, la candidature unique de l’opposition, le vote de diaspora.

La Rédaction de Referencetv.tg et de Plume Libre vous propose de lire l’intégralité de l’interview.

 

 

 

 

Referencetv : La Rédaction de Referencetv et de Plume Libre vous prie de bien vouloir vous introduire, car de nombreux Togolaises et Togolais vous lisent mais ne vous connaissent pas bien.

Dr AMAÏZO : Je vous remercie pour l’invitation. Je suis un togolais qui vit en Autriche depuis plusieurs années. Mes activités professionnelles m’amènent à voyager souvent et plus régulièrement en Afrique. J’ai été plus de 20 ans dans la fonction publique internationale et depuis plus de 13 ans dans le secteur privé à mon compte. A côté de mes activités de conseils stratégiques dans le domaine du partenariat, de la technologie et de l’investissement tant auprès des Etats que des entreprises privées, j’ai décidé, avec mes finances propres, de m’engager comme un citoyen engagé.

Pour avoir plus d’influence, j’ai pu regrouper un certain nombre de personnalités pour tenter d’influencer, à notre manière et avec nos moyens, le cours de l’histoire du Peuple africaine, du Peuple togolais en particulier. Il s’agit principalement d’un combat pour la liberté, la transparence, la vérité et l’amélioration des conditions de vie sur des bases plus équitables, mais tout en promouvant l’entreprise et l’emploi, source de création de richesses partagées.

Je dirige une organisation intitulée le Collectif pour la vérité des Urnes (CVU-TOGO-DIASPORA) qui tente de faire triompher la vérité tout court en politique et en économie, mais plus particulièrement la vérité des urnes et la vérité des comptes publics. Mais, si vous visitez régulièrement le site consacré au Togo, www.cvu-togo-diaspora.org, vous aurez de plus amples informations. Je rappelle que mon organisation est totalement indépendante intellectuellement et financièrement. CVU-TOGO-DIASPORA n’a rien à voir avec des personnes malintentionnées qui usurpent et collent le nom CVU sur des infos qui circulent dans certains réseaux sociaux. Ces derniers font en fait de la propagande pour le pouvoir en place et refusent systématiquement de signer leur billet et ne donnent jamais leur contact afin d’instruire une plainte contre eux.

Referencetv : Vous êtes un citoyen togolais, mais vous êtes de la Diaspora. Comment se porte votre association « Collectif pour la Vérité des Urnes Togo-Diaspora ?

Dr AMAÏZO : CVU-TOGO-DIASPORA se porte bien comme toutes les associations qui ont choisi d’une part, de dénoncer, de conscientiser et d’alerter les citoyens conscients des enjeux, et d’autre part d’influencer les décideurs et politiques pour modifier le cours de évènements afin de porter le plus haut possible la voix du Peuple togolais. Cette voix du Peuple est totalement mise en sourdine par le pouvoir autocratique du Togo à moins de s’aligner sur la pensée unique du RPT/UNIR dont les acteurs dirigeants se sont érigés en suprématistes noirs. Mais cette voix du Peuple a du mal à porter du fait de certains opposants alimentaires, eux-mêmes souffrants parfois de compétences, ce qui les conduit à opter pour le statut quo dès lors que la fausse démocratie conviviale leur permet de s’alimenter.

Pour avoir plus d’impacts, CVU-TOGO-DIASPORA tente d’attirer d’autres associations pour regrouper les personnalités engagées et indépendantes du système Gnassingbé au sein d’une Diaspora plurielle.

C’est à la lumière de cette complexité qu’il y a à avancer vers une structuration de ceux qui souhaitent une alternative crédible de projet pour le Peuple togolais que nous avons choisi de créer en travaillant ensemble avec le Réseau de Coordination de la Diaspora togolaise indépendante (RCDTI). Ce réseau permet à chacun de préserver sa liberté de pensée tout en participant à une structure organisée qui s’est fixée comme objectif de réfléchir et de proposer un projet de société commun avec des possibilités de décentralisation. C’est ce travail qui va permettre une unité de pensée afin de ne pas tomber dans le piège de s’engager dans l’impasse que constitue la désignation d’un candidat unique sans un projet de société commun. Une fois que l’échec de la stratégie de « l’unicité du candidat » sera consommé, ceux qui ont conduit le Peuple togolais vers cette impasse pourront alors rejoindre au cas par cas nos actions collectives pour une alternative de projet de société inclusif et non une alternance d’individus, quelle que soit leur qualité par ailleurs.

Referencetv : Quels sont en bref, les objectifs principaux de votre Collectif et comment vous opérez ?

 Dr AMAÏZO : CVU-TOGO-DIASPORA souhaite participer à la refondation de la démocratie togolaise qui repose sur la vérité des urnes et la vérité des comptes, non sans oublier les libertés, la séparation des pouvoirs et la promotion de la prospérité économique partagée à partir de l’entreprise. L’association privilégie l’approche du “bas vers le haut” en mettant en valeur la volonté collective des populations togolaises. Les prises de décisions se font sur la base des échanges d’arguments et les décisions sont prises sur une base démocratique et/ou consensuelle.

Il est inadmissible que le Peuple togolais soit une victime silencieuse d’un système oligarchique d’individus ayant des intérêts partagés au point de sacrifier les intérêts des populations togolaises. Aussi, CVU-TOGO-DIASPORA avec d’autres structures indépendantes réfléchissent sur des stratégies et des solutions allant dans le sens de la défense des intérêts des populations défavorisées, affaiblies et/ou sans influence. Par ailleurs, le Togo se caractérise par une alliance contre-nature tacite entre des élites au pouvoir, une partie des forces militaires peu soucieuse trop souvent des droits humains, des libertés en général, de la liberté des médias… Grâce à la corruption et à l’impunité institutionnalisées au Togo, l’achat des consciences a conduit de nombreux opposants à privilégier leur propre intérêt et non ceux du Peuple togolais.

L’état de droit au Togo est une grande mascarade. Mais cela sert d’échappatoire et institutionnalise la fausse démocratie, régulièrement cautionnée par certaines ex-puissances coloniales en Afrique.

Referencetv ; Quel bilan pouvez-vous faire de vos activités passées en tant que CVU-TOGO-DIASPORA, soit plus de 14 ans à ma connaissance ?

Dr AMAÏZO : Le bilan n’est pas encore positif puisqu’au Togo, la vérité des urnes et la vérité des comptes ne sont pas au rendez-vous. Mais, sans fausse modestie, je pense que les quelques 1 640 articles que vous trouverez sur mon site www.cvu-togo-diaspora.org ont contribué à alerter ceux qui font l’effort de lire. Cela a certainement amélioré le niveau de conscientisation tant du Peuple togolais que des décideurs occidentaux, publics ou privés.

Le Togo est le seul pays de la sous-région à avoir réussi à faire sauter la limitation du mandat présidentiel à deux mandats, non sans insurrection dans le pays. La Constitution de 1992 avait bien stipulé « qu’en aucun cas, le Président ne peut se représenter après deux mandats ». C’est cela qui a justifié le toilettage unilatéral par le système au pouvoir de la Constitution de 1992 adoptée par le Peuple togolais. C’est aussi le Togo qui est en passe de réussir à faire passer la limite des deux mandats présidentiels d’un minimum de quatre ans à un maximum de 6 ans sous le nez et la barbe de la CEDEAO et de l’Union africaine.

En comparaison, la Southern Africa Development Community (SADC – la Communauté de développement (régionale) de l’Afrique australe) a réussi à faire entendre raison au Président du Burundi, M. Pierre Nkurunziza, qui a fini par céder aux pressions et annonce « volontairement » qu’il ne briguera pas un 4e mandat présidentiel. Sur ce plan, la CEDEAO apparaît comme l’institution régionale africaine qui s’est spécialisée dans l’accompagnement et la légitimation des élections de la contre-vérité des urnes au Togo.

Le Togo est le seul pays à se singulariser, ce par la contrevérité des urnes, avec des institutions de préparation et d’organisation d’élections non transparentes. Mais c’est l’inversion des résultats qui constituent le sport favori. Il suffit de déclarations unilatérales de victoires pour que l’inversion des résultats soit effectif. Alors ne pas combattre cela relève de la trahison du Peuple. Ceux qui acceptent de participer à un processus électoral inconstitutionnel et illégal devront un jour répondre de leur erreur stratégique devant le Peuple togolais. Face à cela, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA ont proposé, ce à plusieurs reprises, une possibilité de sortie de la crise togolaise, grâce à la tenue de conférences inclusives. Ni le pouvoir exécutif, ni l’opposition, ni d’ailleurs les ecclésiastiques n’y sont intéressés. Alors, le Peuple togolais continue de subir les conséquences de ces choix effectués sans son consentement.

Referencetv : Etes-vous sûr que vos actions ont des impacts réels sur le déroulement des élections au Togo ?

Dr AMAÏZO : Votre question devrait tenir compte de fait que personne ne connaît le futur ? Les actions d’influence dépendent en majorité de la volonté et de la non-hypocrisie du Peuple pris collectivement. L’impact ou pas des actions de chacun devrait dépendre de la prise de conscience et de la volonté du Peuple togolais de se prendre en charge à partir des arguments juridiques d’inconstitutionnalité et illégalité de la Cour Constitutionnelle. Oui, l’impact réel de nos actions doit se faire en symbiose avec le Peuple togolais, la société civile indépendante du pouvoir et surtout sans les opposants alimentaires. On n’a pas besoin d’être sur le terrain pour réfléchir à des sorties de sortie de crise. Il est même parfois préférable de ne pas subir le chantage local et les intimidations du pouvoir.

Concrètement, il faut poursuivre le marathon démocratique entamé depuis 1963. Des actions originales et systématiques doivent s’opérer, en priorité, avec une société civile indépendante et des opposants non-alimentaires. Cela suppose que le Peuple togolais prend conscience de l’arnaque électorale en cours. Il devra alors décider d’opter pour la désobéissance civile qui pourra prendre la forme d’actions pacifiques, notamment des marches, des « sittings », des refus d’agir pour soutenir l’illégalité, le refus d’accepter l’argent de l’achat des consciences. Donc votre question revient à poser les questions suivantes au citoyen togolais : est-ce qu’il ou elle est capable de donner la priorité à la vérité des urnes sur la priorité donnée à l’argent ? Autrement dit, vous me demandez indirectement de ne rien faire puisque vous estimez que nos actions n’ont pas d’effets ? Mais l’influence se mesure difficilement. Ne rien faire est une drôle de façon de vous exclure de la lutte de libération du Peuple togolais, car cela vous concerne aussi.

Referencetv : En Afrique, selon vous, pourquoi les pays ne respectent pas la vérité de urnes ?

Dr AMAÏZO : Ce n’est pas tous les pays africains qui sont adeptes de la tricherie en matière électorale. Car ne pas respecter la vérité des urnes, c’est tricher et tromper la confiance du Peuple. Tôt ou tard, le Peuple s’en apercevra ! Au Togo, cela prend du temps car une grande partie des citoyens togolais préfère l’argent immédiat et opte pour la facilité en faisant passer le respect des principes de vérité et de liberté en priorité seconde.

Des élites nationales, régionales et internationales se sont coalisées pour organiser la contre-vérité des urnes afin de se perpétuer à tous les postes de décision et orienter la richesse créée vers l’un/l’une ou l’autre de leurs membres. Donc, il s’agit bien d’une appropriation du bien d’autrui, même si certains ont le sens du business. La réalité africaine doit être prise en compte. Du fait de l’ignorance, de l’information disponible, des inégalités et de la pauvreté, il est difficile pour le Peuple collectivement de prendre conscience de l’importance de la vérité des urnes, face à la tentation de l’argent immédiat. Mais la vérité des urnes est et doit rester un combat permanent et obligatoire pour tout citoyen libre ou aspirant à l’être. Donc, est-ce que le Peuple togolais aspire collectivement à être libre ? Chacun doit répondre à cette question. Ou alors préfère-t-il continuer à rechercher la facilité en s’accommodant des compromissions conjoncturelles dans lesquelles une partie des élites au pouvoir comme de l’opposition alimentaire l’ont conduit.

La vérité des urnes suppose qu’il y a une confiance dans les institutions électorales du pays et qu’entre le Président et le Peuple, la confiance est au rendez-vous. D’ailleurs, si la confiance suivait la courbe de bons résultats économiques, sociaux et environnementaux, ce qui devraient se traduire par une augmentation du pouvoir d’achat de la grande majorité de citoyens, il n’y aurait pas de problèmes pour que la vérité des urnes soit respectée au Togo.

Mais au Togo, la confiance entre Faure Gnassingbé et la majorité du Peuple a disparu, y compris dans son propre parti. C’est d’ailleurs pour cela que l’impossibilité du parti RPT à « Rassembler le Peuple togolais » s’est transformée en une impossible urgence consistant à tenter d’unir (parti Unir de Faure Gnassingbé) ce peuple sans succès. Mais comme cela n’a pas l’air de fonctionner sans l’achat des consciences et les opposants alimentaires qui veulent en fait que le système perdure, la confusion s’est installée surtout qu’ils sont nombreux à travailler dans un monde souterrain et la nuit entre « frères et sœurs » des ténèbres.

Au fait, à quoi sert un Président pour son Peuple si ce Président ne défend qu’accessoirement les populations. En réalité, il défend à 75 % dans son Programme national de Développement (PND) les intérêts des lobbies nationaux, régionaux et internationaux, mais aussi les intérêts des militaires et ceux des affidés politiques au pouvoir. La résultante est le niveau très élevé du chômage au Togo, notamment chez les jeunes et un accroissement abject des inégalités au Togo, ce surtout avec l’arrivée de Faure Gnassingbé au pouvoir.

Referencetv : Le Togo s’apprête à aller aux urnes pour l’élection présidentielle, le 22 février 2020. Que vous inspire cette élection ?

Dr AMAÏZO : Je préfère reformuler votre question autrement. Le problème n’est pas ce que cette élection présidentielle m’inspire ou pas. Le problème est que le Peuple togolais est en train de se faire rouler dans la farine de manioc avec une énième élection inconstitutionnelle et illégale.

Paradoxalement, le Peuple togolais observe et doit nécessairement se réveiller témoigner de son rejet, notamment par des marches de protestation parce que la clause spéciale dite « en aucun cas » qui a disparu de la Constitution de 1992, a permis à Faure Gnassingbé de remettre les compteurs à zéro. Il faut donc constater l’illégalité et l’inconstitutionnalité de la Cour constitutionnelle enfin de procéder à la suspension de l’élection présidentielle en cours et d’opter, de préférence et pacifiquement, pour une conférence inclusive, la rédaction d’un projet de société commun et la mise en œuvre d’une transition politique. Mais certains opposants alimentaires ne l’entendent pas cette oreille, ni même des deux.

Du coup, si des arguments constitutionnels faciles à rejeter ou contourner sont proposés pour exiger une non-participation de Faure Gnassingbé à cette élection, il n’est pas impossible que cela finisse, contrairement à ce qui est recherché par le parti d’opposition, par légitimer une Cour constitutionnelle illégale et inconstitutionnelle. D’ailleurs, ce parti politique avait, en 2015 refusé de contester la victoire de Faure Gnassingbé à l’élection présidentielle au motif que la Cour Constitutionnelle ne prendra pas en compte sa requête en annulation des résultats de la contre-vérité des urnes.

Résultat des courses, ce parti a en fait légitimé les résultats pour ne pas les avoir contestés officiellement. Aujourd’hui, on se demande par quelle opération d’un esprit malsain, cette même Cour constitutionnelle serait redevenue « légale » pour déclarer recevable la requête de ce parti, pour ensuite la rejeter au motif que dans la nouvelle Constitution du 15 mai 2019, il n’est nullement question d’un article rappelant ce qui permet la vérité des urnes et donc l’alternance au Togo à savoir : « en aucun cas, nul n’a le droit de faire plus de deux mandats ».

Personne n’a envie d’un continent où la liberté, la démocratie, le bien-être est en panne, ou plutôt ne fonctionnent que pour une minorité, alors que la plus grande majorité des Africains sont dans le dénuement total, du fait d’une mauvaise gouvernance.

Ce n’est pas tant l’amour pour le Togo qui est en jeu, mais bien l’amour de son prochain et de son semblable. Là aussi, les responsables religieux ont leur part de responsabilité, très importante, dans le maintien du Peuple togolais dans l’ignorance, dans le refus de la culture du combat et donc de l’innovation, le tout sous le vernis de la « paix » et la peur des initiatives collectives qui échappent à leur contrôle. Bref, le Peuple togolais a besoin d’une séance de psychologie et de sanctification y compris les agents de Dieu que Dieu rejettera en son temps. « Si on reconnaît l’archevêque à l’habit, l’habit ne fait pas l’archevêque ».

Pour les spécialistes des mystères de Dieu, il importe de rappeler les lignes suivantes dans le nouveau testament notamment l’Evangile de Mathieu chapitre 7 versets 22-23 : « …Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. ». Mais pour tous ceux qui au Togo comme dans la Diaspora sont devenus des moutons et suivent religieusement non des bergers, mais des boucs sans cornes, se rappellent les Lois premières de l’ancien-Testament notamment dans Lévitique 18 verset 18-19 : « Prenez garde que le pays ne vous vomisse, si vous le souillez, comme il aura vomi les nations qui y étaient avant vous. Car tous ceux qui commettront quelqu’une de ces abominations seront retranchés du milieu de leur peuple… ».

 

Referencetv ; Que pensez-vous des deux tours de scrutin rétablis dans la nouvelle Constitution de 2019 pour cette élection présidentielle ? Est-ce une chance ou au contraire un risque pour l’avenir du Togo ?

Dr AMAÏZO : Les deux tours de scrutin existaient dans la Constitution de 1992 choisie par le Peuple togolais à plus de 97,6 % par référendum. Donc, il y a eu une manipulation consistant pour Faure Gnassingbé et la mouvance présidentielle à supprimer les deux tours de scrutin, puis à la remplacer par un tour de scrutin, puis à nouveau de remettre les deux tours de scrutins dans la Constitution de 2019. Mais le système RPT a oublié l’essentiel dans la Constitution du Peuple en 1992, à savoir : « en aucun cas, nul n’a le droit de faire plus de deux mandats ». Pire, tout le monde se demande à quel point Faure Gnassingbé et ses juristes blancs comme noirs sont frappés de cécité ésotérique, tel un boomerang retour, pour avoir oublié de créer le Sénat en 15 ans de pouvoir unilatéral au Togo. Un trou de mémoire qui devrait poser problème pour gouverner le Peuple togolais.

Il faut vraiment être désaxé au RPT/UNIR et déficient en droit constitutionnel pour se piéger soi-même. Autrement dit, Faure Gnassingbé n’a d’autres choix que de suspendre cette élection pour inconstitutionnalité du fait de l’absence du Sénat et deux de ses membres qui auraient dû siéger à la Cour Constitutionnelle. C’est cela qui rend la Cour Constitutionnelle anticonstitutionnelle et illégale. Mais, l’entêtement risque de l’envoyer sur des sentiers non balisés avec des surprises incontrôlables. Tel un savon mouillé, le pouvoir risque de lui glisser entre les mains.

Tout le processus électoral est à ce jour anticonstitutionnel. Il n’y a que l’argent encaissé par les uns et les autres qui les poussent à continuer dans la voie de l’esprit d’égarement fondé sur le mensonge et la mystification. De toutes les façons, la mouvance présidentielle au pouvoir a déjà annoncé qu’elle gagnera par K.O. technique, une certitude -pour elle- qu’elle gagnera au premier tour grâce à la contrevérité des urnes.

Ceux qui ont refusé de s’organiser collectivement pour préparer un projet de société commun autour de plusieurs Conférences inclusives sans les membres de la mouvance présidentielle et sans les associations dépendantes de l’argent de Faure Gnassingbé seront condamnés à constater les dégâts une fois la forfaiture électorale renouvelée. Pour ne pas être capable d’offrir un plan B, à savoir une véritable option politique alternative fondée sur des propositions et non sur des personnes, toutes les élites politiques qui ont conduit le Peuple vers l’impasse devront accepter de « démissionner collectivement » de la vie politique togolaise, pour trahison de la confiance du Peuple togolais. Ce sera une des conditions que le Peuple devra exiger pour entrer dans une période de transition, de vérité et de réconciliation. Le projet alternatif d’amélioration du mieux-être des Africains, des citoyens du Togo suivra.

Referencetv : Pour cette présidentielle, face au candidat du parti au pouvoir UNIR (Union pour la République), il y a maintenant 6 candidats se présentant en tant qu’opposition, qu’en pensez-vous ?

Dr AMAÏZO : Je constate comme vous que tous les sept candidats se sont mis d’accord pour aller à des élections inconstitutionnelles et illégales. Aussi, je continue à croire que l’on ne bâtit pas un pays à partir de fondements contaminés.

Mais je compte sur toute togolaise et tout togolais libres et engagés de ne pas croire que d’autres viendront les libérer. A partir de cette prise de conscience, tout est possible si l’addiction à l’argent ou au « cadeau gratuit » ne vient pas polluer le chemin de la libération collective du Peuple togolais.

Aussi, CVU-TOGO-DIASPORA a choisi d’alerter et de faire son travail citoyen de conscientisation du Peuple togolais. En réalité, il s’agit de contribuer à ce qu’une grande majorité de citoyennes et citoyens togolais retrouve la confiance en soi et de compte sur elle-même. C’est la base de toute culture de combat pacifique. Pour le moment, le G 5, à savoir la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, l’Union européenne et les Nations Unies, sans compter la CEDEAO, l’Organisation Internationale pour la Francophonie, le Conseil de l’Entente et les institutions de l’ombre, n’ont jamais démontré qu’elles ont un quelconque intérêt à défendre le Peuple togolais. Aussi, faire appel à ces institutions sans avoir clarifié d’abord les conditions d’une alternative basée sur un projet de société commun risque de tourner en faveur de celui qui est au pouvoir. Dieu ne peut soutenir la synarchie au Togo, c’est-à-dire la collusion et la connivence entre le pouvoir en place et les divers représentants des institutions d’accompagnement du Togo.

Aussi, en plus des contestations et marches pacifiques du Peuple qui ne devront pas faiblir, seule une sanction imprévue et de l’au-delà pourrait faire modifier le cours de l’histoire de Faure Gnassingbé et donc celle du Togo. L’histoire des sanctions divines peut se résumer d’une part, en la transformation des pleurs en joies pour le Peuple togolais, et d’autre part et concomitamment, la transformation des joies en peine pour la mouvance présidentielle, vraisemblablement après la prochaine annonce des résultats de la contre-vérité des urnes au Togo.

Mais rien ne vaut la capacité d’un Peuple systématiquement agressé au cours de l’histoire, à retrouver sa capacité à enlever le joug de son oppresseur du dessus de son cou. La difficulté aujourd’hui est que l’oppresseur n’est plus aussi facile à discerner mais s’est organisé au sein d’un réseau de défense d’intérêts bien compris (ésotériques, militaires, économiques, politiques, etc.) qui comprend autant de composantes de « l’Occident » que de « l’Afrique », et de plus en plus du « Moyen-Orient et de l’Asie »

Autrement dit, tous ceux qui souhaitent une alternance véritable au Togo n’ont jamais voulu s’organiser pour proposer un projet de société commun et un projet de gouvernement commun. S’ils l’avaient fait, de nombreuses structures et de gouvernements extérieurs leurs seraient venus en soutien. Alors, discrètement partout sur le territoire et dans la Diaspora, des individus éthiques et indépendants du système Gnassingbé tentent de s’organiser collectivement pour être prêts au moment opportun.

 

Referencetv : Que pensez-vous de la désignation du Dr. Gabriel Messan Agbéyomé KODJO comme le candidat unique des « Forces démocratiques », suite au processus de désignation d’un candidat unique initié par Mgr Fonoko Philippe Kpodjro ?

Dr AMAÏZO : Je pense qu’il y a fondamentalement une volonté de trouver une solution pour qu’advienne l’alternance au Togo. Le problème est que l’analyse qui sous-tend le choix d’une candidature unique me semble souffrir de deux écueils :

  • a/ une procédure non démocratique, unilatérale et non inclusive ; et
  • b/ une précipitation et une confusion entre le Plan de Dieu et celui de Mgr Kpodzro.

En effet, la procédure non démocratique et non-inclusive choisie pour la désignation d’un candidat unique s’est limitée à aller chercher à construire l’avenir du Togo avec ceux qui, par le passé, ont posé des actes allant plutôt dans le sens de la déconstruction de la volonté du Peuple togolais. La Diaspora plurielle, indépendante de Faure Gnassingbé, a été soigneusement exclue. La séparation entre l’Eglise et l’Etat ne permet pas à Mgr Kpodzro de passer de son rôle, -tout à faire justifié-, de citoyen togolais à celui d’ancien prélat ayant une influence sur ses « ouailles ». D’ailleurs, cela a eu pour conséquence que toute l’église catholique s’est vue interdite la possibilité d’organiser un système parallèle de vérification des décomptes du scrutin électoral. De toutes les façons, cela n’a servi à rien dans l’exemple de la République démocratique du Congo.

L’approche méthodologique est un autre problème de management stratégique. En effet, il n’est pas possible d’arriver à une candidature unique, sans passer par le tronc commun et unitaire du projet de société commun et décentralisé validé par une équipe d’individus indépendants de Faure Gnassingbé et de son système. C’est cela qui aurait permis d’intégrer les différentes options politiques en présence et surtout de faire émerger une équipe inclusive de compétences et de patriotes togolais. Sur cette base, le vote démocratique aurait permis de faire émerger une candidature commune et non une candidature unique. Avoir cédé à la précipitation et au refus d’écouter une partie de la Diaspora togolaise libre et indépendante, la confusion s’est installée avec l’impossibilité de trouver les bases de réconciliation entre celles et ceux qui veulent vraiment une alternance de projet de société dans ce pays. La stratégie choisie a conduit à offrir une stratégie d’alternance d’individus…

Enfin, les mystères de la volonté de Dieu ou celle du Peuple pourrait diverger avec les mystères de la volonté de Mgr Kpodzro.

Referencetv : Le Président National de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), M. Jean Pierre Fabre et d’autres candidats se sont désolidarisés de cette démarche de candidature unique de l’opposition. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Dr AMAÏZO : Si vous avez gagné les élections présidentielles dans ce pays par le passé et que la contrevérité des urnes du système Gnassingbé vous a empêché d’exercer le mandat présidentiel que le Peuple togolais vous a confié, il est possible de comprendre la position de l’ANC et de Jean Pierre Fabre. Ce qui est par contre incompréhensible, est qu’il semble vouloir suivre le modèle de son mentor, Gilchrist Olympio, le Président de l’Union des Forces du Changement, qui a subi le même sort, quelques mandats présidentiels avant lui. Alors, est-ce que Jean Pierre Fabre va finir comme Gilchrist Olympio une fois que la prochaine contre-vérité des urnes sera consommée au Togo ? Il faudra lui poser la question et à ses « lieutenants » qui l’ont empêché vraisemblablement d’élargir sa base électorale lorsqu’il en avait la possibilité.

Il faut espérer toutefois que Jean Pierre Fabre comme bien d’autres opposants institutionnels au Togo ne fassent pas partis de groupuscules ésotériques liés au pouvoir en place, ce qui ne peut que les détourner des stratégies associant Faure Gnassingbé à l’avènement de la vérité des urnes au Togo.

En fait, c’est la ferme conviction de nombreux Togolaises et Togolais de composer avec ceux qui les ont conduits à la situation explosive actuelle qui pose problème. Mais la lumière de la clairvoyance d’un Peuple dépend beaucoup de sa relation à la vérité, et plus spécifiquement sa relation à la vérité des urnes et des comptes publics. Nous devons collectivement construire une société de confiance au Togo. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Mais, pour de nombreux citoyennes et citoyennes avec la faim au ventre, cela ne semble être la priorité.

Quand le vin est « tiré », on n’est pas obligé de le boire si on ne boit pas d’alcool et si on tient à respecter les principes de Dieu. Un autre des problèmes est que le Peuple togolais n’est peut-être pas encore prêt. Il lui faudra un électrochoc. Alors quand les dirigeants au pouvoir comme dans l’opposition institutionnelle lui impose la voie de l’impasse, il y a comme une infection du bon sens. C’est alors une grande majorité du Peuple qui perd son « bon sens ». Ce peuple semble se laisser embarquer, comme un mouton que l’on mène à l’abattoir, vers les énièmes élections présidentielles de la contre-vérité des urnes.

Ce constat ne doit pas faire oublier la capacité extraordinaire du système de Faure Gnassingbé à acheter les consciences et un trop grand nombre de Togolaises et Togolais à accepter de se faire acheter. Mais, impossible n’est pas « togolais » !

Referencetv : La multitude de candidatures au sein de l’opposition peut-elle favoriser l’alternance pacifique tant souhaitée ?

Dr AMAÏZO : Votre question est mal posée. Vous semblez croire que Faure Gnassingbé a organisé les élections pour les perdre. Vous semblez faire partie de ceux qui oublient de rappeler que l’exécutif Gnassingbé, de père en fils, n’a jamais respecté ses promesses envers le Peuple togolais. Il n’y a en principe aucune intention pour les tenants du pouvoir, qui sont aussi en filigrane les militaires qui ont mis Faure Gnassingbé dans le fauteuil présidentiel, sans oublier les lobbies ésotériques et les oligarchies dominant l’économie togolaise, de céder le pouvoir. Il n’est pas question que leur « champion » représentant défenseur de leur intérêt collectif puisse un jour ne pas être aux commandes du Togo. Il n’est pas d’ailleurs à l’ordre du jour de lui substituer une candidature B.

Aussi, bien que la nouvelle Constitution comme celle de 1992 annonce la possibilité d’élections à deux tours, il n’y aura qu’un tour. Il n’y aura d’alternance pacifique qu’au premier tour si la Cour Constitutionnelle illégale est réformée ainsi que tout le processus électoral. Donc c’est à l’aune de cette réalité non écrite qu’il faut répondre à votre question à savoir : est-ce que la multitude de candidatures au sein de l’opposition peut favoriser l’alternance pacifique tant souhaitée par le Peuple togolais ?

Oui, s’il y a une multitude de candidatures du côté de la mouvance présidentielle, cela obligera Faure Gnassingbé à aller au deuxième tour. Comme ce dernier ne le souhaite pas, il a éliminé les deux candidats apparemment  financés par lui par le truchement d’une décision infondée de la Cour Constitutionnelle illégale.

Non, s’il y a une multitude de candidats du côté de l’opposition institutionnelle. C’est d’ailleurs cela qui a certainement poussé Mgr Kpodzro à opter pour le choix d’une « candidature unique » de l’opposition. Mais la démarche choisie s’est éloignée des pratiques démocratiques de référence et d’inclusivité. Aussi, le résultat attendu ne peut être celui espéré.

Alors, il faut opter pour un plan B. Le processus électoral illégal doit être stoppé au même titre que la Cour Constitutionnelle anticonstitutionnelle qui doit cesser ses activités. Ceci est possible si le Peuple en prend conscience et cesse de donner trop de priorité à l’argent et opte pour la vérité des urnes.

Mais il faudra quelques marches pacifiques pour rappeler aux communautés africaines et internationales qu’elles ne seront plus complices d’une élection présidentielle anticonstitutionnelle et illégale avec l’argent des contribuables de leur pays respectif. Enfin, une première conférence inclusive excluant ceux qui ne sont pas indépendants de Faure Gnassingbé et son système devra poser les bases de la nouvelle stratégie. Ce n’est qu’ensuite qu’une conférence inclusive et de négociation pourra avoir lieu pour organiser une période transitoire où les décisions seront prises par des représentants du Peuple, ne traînant pas avec eux de casseroles politiques ou économiques.

 

Referencetv : Que pensez-vous du vote d’une partie de la Diaspora ?

Dr AMAÏZO : Lorsque vous parlez de Diaspora, vous gagnerez à être précis. Il y a entre 1,9 et 2,3 millions de Togolaises et Togolais vivant à l’extérieur du Togo, et plus spécifiquement en Afrique. Au moins entre 0,8 et 1,4 millions sont en capacité de voter. Faure Gnassingbé, après une procédure falsifiée de rejet arbitraire a fini par choisir 6 pays sur 190 dans le monde. Dans les pays arbitrairement choisis par le pouvoir, un total de 348 individus, tous alignés sur Faure Gnassingbé, soit au mieux avec le jeu de présentation de cartes d’électeurs délivrés en fonction de son appartenance politique, 0,00025 % de la Diaspora pourra voter. Leur vote ne fait pas de doute.

Je rappelle que Faure Gnassingbé a systématiquement refusé de recenser la Diaspora togolaise et comme c’est un ministre spécialisé dedans et condamnée pour plagiat qui s’en est chargé, il ne fallait pas s’étonner que le résultat ne satisfasse pas les 99,99975 % de la Diaspora togolaise.

 

 

Referencetv : Votre message à l’endroit des Togolais de la Diaspora et ceux qui sont restés au pays ?


Dr AMAÏZO : Le Peuple togolais, y compris sa jeunesse et sa Diaspora, doivent apprendre à devenir indépendants des tentations séductrices mises en place par le pouvoir notamment l’achat de consciences, l’offre d’argent, de postes avec en contrepartie, un alignement sur les positions de Faure Gnassingbé et son système assorti de chantage à la nuisance dans la vie du citoyen togolais qui, par ignorance, se retrouve piégé.

La Cour constitutionnelle est anticonstitutionnelle et illégale. C’est cela qui devra fonder la colère de ce Peuple qui devra se prendre en charge, si possible en vérifiant que les dirigeants politiques, comme ceux des organisations de la société civile, ne sont pas dépendants de Faure Gnassingbé.

En définitif, si ceux de l’opposition qui choisiront d’aller à cette élection présidentielle illégale, finissent par connaître leur énième échec en 2020, cela devrait conduire, enfin, le Peuple togolais à sortir de sa léthargie politique et de ses stratégiques court-termistes imposées par une opposition institutionnelle.

Que le Peuple togolais ne se mette pas la corde au cou en suivant comme des moutons de panurge, le choix de ceux qui veulent aller à une élection présidentielle avec des règles électorales fondant la contre-vérité des urnes. Néanmoins, nul ne peut forcer le destin d’un Peuple. Si le Peuple togolais a besoin d’un énième échec cuisant à l’élection présidentielle, il ne faut pas l’en empêcher. Par contre, personne n’écoutera plus ses complaintes sans fin sur les dérives du système RPT/UNIR et de ses dirigeants visibles ou de l’ombre. Alors, que le destin s’accomplisse.

 

 Referencetv  Votre mot de la fin.

Dr AMAÏZO : Je remercie votre Média et journal en ligne « Référencetv.tg et Plume Libre » qui m’ont permis d’exposer sans censure des points de vue alternatives. Vous n’avez pas posé de questions sur le bilan des 15 ans de règne de Faure Gnassingbé aux plans économique, social, environnemental et culturel. Il est mauvais pour plus de 65 % de la population togolaise, mitigé pour environ 25 % de la classe moyenne, et excellent pour les 10 % qui naviguent et profitent d’un système de l’impunité et des abus divers. Si le Peuple togolais veut renouveler cela, libre à lui.

Si par contre, le petit rôle d’alerte et d’influence, que nous comme d’autres jouons, peut influencer un peu l’évolution du Togo et contribuer à la constitution d’une organisation commune autour d’un projet de société commun alors, le Collectif pour la Vérité des Urnes Togo-Diaspora (CVU-TOGO-DIASPORA) et le Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) que je représente ici auront contribué à réveiller le droit collectif à choisir librement ses dirigeants. Nous ne manquerons pas alors d’apporter notre appui en nous fondant d’abord sur le bon sens.

Je le répète ; l’élection présidentielle au Togo est illégale et anticonstitutionnelle. La date proposée du 22 février 2020 doit être repoussée sur cette base et l’élection suspendue. C’est au Peuple togolais de l’exiger. Ce n’est pas la Cour constitutionnelle illégale qui peut se prononcer là-dessus.

Dorénavant, la modification du rapport de force pacifique repose sur les marches pacifiques des populations pour l’invalidation de la Cour Constitutionnelle et la suspension de cette élection illégale. Une telle évolution permettrait d’évoluer vers une série de Conférences inclusives avec les représentants de ceux qui souhaitent une alternative crédible au Togo y compris la Diaspora plurielle indépendante.

Les premières conférences inclusives doivent avoir lieu sans Faure Gnassingbé et ses affidés de la mouvance présidentielle, prompte à oublier de sortir de prisons les nombreux prisonniers politiques, vaillants combattants de la démocratie et de la vérité des urnes. Mes respects à tous ceux qui sont  morts pour libérer le Togo.

Ne pas accepter d’aller à une élection présidentielle avec un Président illégitime depuis 2005 est un acte de désobéissance civile, inscrit dans la Constitution togolaise. C’est donc un acte légal.

A défaut, que Dieu préserve les victimes du système RPT/UNIR et des opposants alimentaires au Togo.

 

Referencetv : Merci Dr Yves Ekoué AMAÏZO. Je rappelle que vous êtes le Coordonnateur Général du Collectif pour la Vérité des Urnes -TOGO-DIASPORA et Membre de la Direction du Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI). Cette interview est faite le 24 janvier 2020.

 

Dr AMAÏZO : Merci aussi à vous M. TOMI Emmanuel Vivien et à toute la Rédaction de Référencetv.tg et de Plume Libre.

 

Propos recueillis par Emmanuel Vivien TOMI

Référencetv.tg et  Plume Libre

Elections de 2020 / Séminaire Atelier de la HAAC L’appropriation des textes règlementaires au centre des débats

 

Le mardi 28 janvier 2020, la salle de Conférence Oneye de l’Hôtel Concorde à Lomé a abrité un séminaire atelier organisé par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication : HAAC. L’appropriation des textes règlementaires était au menu de cette rencontre qui a rassemblé les membres de la HAAC, les représentants d’organisation de presse, les responsables de médias, des journalistes et des représentants des Forces de l’Ordre.

Trois Communications ont meublé la rencontre. Il s’agit de : ‘’Modalité d’accès aux médias publics des candidats à l’élection présidentielle du 22 février 2020’’ par M. Badjibassa Casmir BABAKA, Rapporteur à la HAAC ; ‘’La couverture de la campagne électorale par les médias privés et le comportement professionnel de la presse’’ par M. Zeus AZIADOUVO et ‘’les attentes de la HAAC vis-à-vis des candidats à l’élection présidentielle du  22 février 2020’’ par M. Pierre Kasseré SABI de la HAAC.

L’ouverture officielle du séminaire atelier a été faite par le Président de la HAAC, M. TELOU Pitalounani en présence d’un émissaire de la CENI, la Commission Electorale Nationale Indépendante.

Les travaux de l’atelier étaient présidés par M. Octave OLYMPIO alors que M. Lalle KANAKE, M. Mathias AYENA, Mme AMINATA ADROU ont fait la modération des différentes communications.

 

Emmanuel Vivien TOMI et

Natacha E.

Referencetv.tg et Plume Libre

 

 

Société/ Présentation de Vœux Le canton de Kévé apporte son soutien sans failles au Maire AZIABU

Le mardi 28 Janvier 2020, le Régent du canton de Kévé Togbui APPOH- WUDOGA Kodjo, ses notables, les chefs de villages, de quartiers, les  cadres, les responsables de comité de développement, les personnes ressources du Grand Canton de Kévé étaient dans les locaux de la Mairie d’Avé 1 à Kévé. L’objectif principal était de présenter les  vœux au Maire d’Avé 1, AZIABU Alexandre et à ses adjoints et collaborateurs.

Les Forces Vives du Canton de Kévé qui ont offert un cadeau symbolique à leur fils, le Maire AZIABU apportent ainsi un soutien sans failles aux responsables communaux d’Avé 1.

Dans son mot de circonstance, le Régent du Canton de Kévé Togbui APPOH- WUDOGA Kodjo a souhaité les vœux de santé, de prospérité, de réussite de l’œuvre publique au Maire AZIABU Alexandre, à ses adjoints Togbui DOMON Komi et Mme AWUNYO Grâce, aux  conseilles municipaux et à tous les collaborateurs.

Un cadeau symbolisant la force de l’union et de la solidarité a été remis à M. AZIABU.

Dans sa réponse, le Maire AZIABU a tout d’abord remercié le Régent et tous les cadres, les Fils et Filles du Grand Canton de Kévé pour la démarche, les vœux et le cadeau symbolique.

«  Je ne doute pas un seul instant que j’ai votre soutien sans failles pour la mission qui m’est assignée. Nous  allons travailler main dans la main pour relever de nombreux défis. Le développement n’est pas l’affaire d’une seule personne et votre visite prouve que je ne serrai pas seul »  a déclaré le Maire AZIABU Alexandre.

Le Responsable d’Avé 1 en a profité ainsi pour saluer et remercié les femmes de Kévé qui se sont organisées pour rendre propre les alentours de la Mairie et toute la ville de Kévé.

Le Maire et ses collaborateurs ont pris une photo de famille pour immortaliser ce moment qualifié d’historique et donc d’inoubliable après une visite des lieux.

Reportage à la Mairie d’Avé 1

                       Emmanuel Vivien TOMI et

             Pierrette K. (stagiaire)

Referencetv.tg et Plume Libre

Politique/ Présidentielle / meeting à Adetikope : Le MFEG prédit la victoire de Faure GNASSINBGE à 64%

 

Le dimanche 26 janvier 2020, la cour de l’école primaire publique d’Adetikopé dans la commune d’Agoe-Nyivé 6 , dans la préfecture d’Agoe-Nyivé a abrité un meeting de sensibilisation du ‘’Mouvement Faure Est Grand’’ : MFEG.

Au cours de cette rencontre avec les jeunes et les autorités locales, le président National du MFEG, le jeune Jules Ferry AGBO a entre autres  prédit la victoire prochaine du président sortant et président National du parti UNIR (Union pour la République) avec un score de 64%.

Pour M.AGBO Jules Ferry, tous les six candidats de l’opposition vont se partager les 36% restants.

Le MFEG va loin et dit : « en face du président Faure GNASSINGBE il n’ya que des humoristes. L’opposition n’a rien à offrir à la population…Même si l’opposition présente mille candidats face à Faure GNASSINGBE, il n’y aura pas match. Les candidats de l’opposition vont se partager les 36%. Faure GNASSINGBE aura 64% ».

Le responsable du MFEG a également fait une démonstration d’étude de nombre pour expliquer que le chiffre 4 est un numéro porte bonheur pour l’actuel Président de la République Faure GBNASSINBE.

M AGBO Jule Ferry déclare dans une interview à la fin du meeting d’Adétikopé « Le sigle de notre parti UNIR fait 4 lettres, le Président Faure GNASSINGBE qui postule pour son 4ème mandat est positionné curieusement 4ème sur le bulletin de vote, son nom Essozimna qui veut dire ‘’Dieu même sait’’, commence donc par Dieu, un nom de 4 lettres … Le Président Faure GNASSINGBE est né un 6 et le chiffre 4 est son chiffre bonheur en 2020 ; le scrutin aura lieu le 22 février 2020, si vous faites 2+2 cela donne 4… Bref, je vous le dis et je vous le répète, vous pouvez le noter, le Président Faure GNASSINGBE aura 64% à la présidentielle de cette année ».

Le MFEG a sensibilisé la jeunesse d’Agoè-Nyvé 6 à éviter la violence d’où qu’elle vienne.

Le Bureau de coordination du Mouvement Faure Est Grand a été présenté à la population d’Adetikopé au cours du meeting.

Rachel Lagrande

Reportage à Adetikopé

Referencetv.tg/ et Plume Libre

 

Togo /Décentralisation et bonne gouvernance Le Maire d’Agoé-Nyivé 3 ADONKANU Yawo parle du développement avec les acteurs communaux

 

Le vendredi 24 janvier 2020 dans la matinée, la salle de conférence de la mairie d’Agoé-Nyivé 3 à Vakpossito à Lomé  a abrité une rencontre d’échange du conseil municipal avec les acteurs communaux. Présidé par le Maire d’Agoé-Nyivé 3  ADONKANU Yawo Jean Marie, cette rencontre a connu la présence de tout le conseil municipal, des chefs traditionnels, des responsables de comité de développement, d’associations et des représentants de la communauté de base.

Apres avoir présenté les vœux aux acteurs locaux, le maire ADONKANU a invité tous les acteurs municipaux à  une étroite collaboration, au travail dans l’unité , la complémentarité pour réussir le développement d’Agoé-Nyivé 3  .

Cette rencontre d’échange est une occasion pour présenter les services de la mairie (Acte de naissance, acte de mariage, acte de décès et tous les autre actes ,la légalisation).

Il a été annoncé aussi l’ouverture d’un état civil annexe dans chaque village dans un future proche. Et comme le recommandent les principes de bonne gouvernance, il y a eu  les échanges sur le budget 2020. Pour cette année 2020, le budget de la mairie d’Agoé-Nyivé 3 est de 854 076 509 F CFA avec            260 000 000 f cfa comme investissement dans les domaine suivants : aménagements des voies, assainissement, la santé , l’état civil, réseau électrique, marchés, WC publiques et aménagement des écoles publiques.

Le maire et les conseillers qui ont fait part de leurs disponibilités à recevoir les suggestions, les contributions de tous pour le  développement de la commune ont invité les acteurs au payement des taxes et impôts pour l’essor du milieu.

Avant d’inviter l’assistante à suivre souvent les séances du conseil municipal,le Maire et ses collaborateurs ont eu à écouter les différentes interventions des acteurs communaux lors d’un débat.

Voir aussi l’interview du Maire ADONKANU sur notre  Web TV Youtube /referencetv.togo

Emmanuel Vivien TOMI

Referencetv.tg et Plume Libre

Togo/Politique/ Clash PDP-BOKO /Réponse du Berger à la Bergère : KAGBARA à Me BOKO : « Le PDP n’est pas un faux-nez d’UNIR… Vous avez fui votre pays comme un lâche…Oncle rentrez au pays, la lutte c’est ici »

Le Parti Démocratique Panafricain : PDP est très remonté contre Me François Akila BOKO. Et pour cause, le PDP n’approuve pas du tout les propos de l’ancien Ministre de l’Intérieur devenu Opposant au régime togolais, Me François BOKO à son encontre. Le Président National du PDP et Député à l’Assemblée Nationale Innocent KAGBARA n’y va pas par quatre chemins.

M.KAGBARA après un rappel de l’histoire dit entre autres : ‘’ Que ça soit clair pour nous tous, le PDP est un Parti de l’opposition. Par conséquent nous ne sommes pas et ne serons un faux-nez d’UNIR. Vous avez travaillé pour l’enracinement de ce système et ne se voyant plus dans ses œuvres vous avez fui votre pays  comme un lâche. Vous êtes très mal placé pour nous donner des leçons’’.

Nous vous proposons de lire l’intégralité de la réponse du Leader du PDP à l’ancien Ministre François BOKO.

 

Réponse du Leader du PDP à Me BOKO :

Le leitmotiv au PDP c’est de ne pas se lancer dans des débats stériles et répondre aux critiques et attaques des tohu-bohu sur les réseaux sociaux. Nous n’avons pas le temps à partitionner aux balivernes de quelques individus en manque de sensations. Mais nous nous permettons de manger notre propre totem pour répondre à notre compatriote qui croit se faire une santé politique en attaquant le PDP.

Cher compatriote permettez que nous prêtions cette boutade de Saint Vincent de Paul:  » Pardonner une injure reçue, c’est guérir nous-mêmes la plaie de notre cœur. »

Ainsi dit, nous vous pardonnons. Que ça soit clair pour nous tous, le PDP est un Parti de l’opposition. Par conséquent nous ne sommes pas et ne serons un faux-nez d’UNIR. Vous avez travaillé pour l’enracinement de ce système et ne se voyant plus dans ses œuvres vous avez fui votre pays  comme un lâche. Vous êtes très mal placé pour nous donner des leçons. Nous autres nous n’avons jamais appelé  à voter Faure. Nous avons été martyrisés  depuis des années  aussi bien politiquement que sur le plan des affaires sans jamais parler mal de notre pays. Oncle rentrez au pays, la lutte c’ est ici à Atikoume, Bè-Kpota, Djarkpanga, Sansana Mango, Kpalimé, Sokodé et j’en passe.

Cher compatriote, nous avons le devoir de vous refaire l’histoire de notre modèle et mentor qui sans doute pourra vous inspirez. C’est une histoire très douloureuse mais pleines de passion. Nous sommes bien obligés de vous rafraîchir la mémoire en vous racontant l’histoire de ce grand homme. Le  président fondateur  du PDP avait injustement été gardé à vue quatre  mois à la gendarmerie au motif d’une affaire scandaleuse de mauvaise gestion, une histoire montée de toute pièce alors qu’il a en trois ans fait une réserve de 8 milliards à la tête de la caisse de 1975 à  1978 en sa qualité de Directeur Général. Il n’avait trouvé que 700 millions dans les caisses de la CNSS à son arrivée. Un exemple de probité morale, de management et du patriotisme, un cadre hors pair recherché par le BIT en son temps et l’initiateur de la Banque Populaire  et d’une future Banque des travailleurs réunissant les 16 pays de la CEDEAO, tous ses projets  étaient appréciés  par les membres du conseil national du travail, qui disaient de lui:  » tu es un visionnaire. Kagbara tu vas trop loin et trop vite sur le temps, tu prends une avance d’un siècle « . Parrain du  tryptipe projet (banque pour les travailleurs,  assurance-maladie pour les travailleurs  et enfin un projet d’aide au logement, construction à  caractère  social  pour les assurés de la caisse). Il y a des témoins vivants. Il a été retraité à 45 ans pour avoir fait 10 ans d’enseignement à la mission  catholique, comme si la mission catholique était le prolongement de l’État. Chassé  de l’Université  pour son engagement  syndical, harcelé dans ses affaires dès la création de son école en 1986, il a réussi à  construire un empire économique.  Harcelé par des Talibans de la presse qui sont à la solde d’une certaine opposition complotiste et inefficace. On s’en prend à son entreprise alors qu’on a donné des agréments à des charlatans, des repris de justice qui sont venus mettre du bordel dans l’Enseignement Supérieur Privé.

Nous aurions pu comme vos amis ont l’habitude de faire nous plaindre sur les élections législatives de 1986 bien avant l’avènement du multipartisme, 2007, 2013 et la présidentielle de 2010, mon Modèle et Père était resté  digne et n’a jamais fuit le Togo. Il n’a jamais pris ses jambes à son cou, s’il vous plaît Monsieur le donneur de leçon, Vous êtes responsable de la souffrance des Togolais. Soyons un peu plus sérieux, nous voulons la  réconciliation et  c’est ce qui vous permet de faire en France votre  villégiature avec l’argent du contribuable Togolais volé.

Cher oncle si vous n’avez rien de pertinent et d’intéressant à dire aux Togolais, nous vous exhortons de vous taire.

Si jamais l’envie vous prend de parler ayez la décence de demander pardon aux Togolais pour toutes vos erreurs du passé. Nous vous pardonnons pour vos égarements.

Shalom et sans rancune.

Nous vous  souhaitons de retrouver vite la Terre de Nos aïeux pour animer ou participer aux vrais débats.

Que Dieu bénisse le Togo

Togo / Politique / Election de 2020 Les 7 candidats en course pour la conquête du fauteuil présidentiel ont entre 53 et 73 ans

 

Les Togolais en âge de voter vont se rendre aux urnes  le 22  février 2020  pour le compte du premier tour de la présidentielle.

Au total, sept candidats ont été retenus  par la Cour Constitutionnelle sur les neuf ayant effectivement déposés leurs dossiers à la Commission Electorale Nationale Indépendante : CENI.

Il s’agit donc de :

  1. Faure Essozimna GNASSINGBE : 54 ans, de l’Union pour la République, UNIR ( Né le 06 juin 1966 à Afagnan , Préfecture de Bas Mono)
  2. Jean Pierre FABRE : 68 ans, de l’Alliance Nationale pour le Changement, ANC (Né le 02 juin 1952 à Lomé, Préfecture de Golfe )

Dr Gabriel Messan Agbéyomé KODJO : 66 ans du Mouvement Patriotique pour le Développement et la Démocratie MPDD + Forces Démocratiques (Né le 12 octobre 1954, Préfecture de Yoto)

Pr WOLOU Komi : 56 ans, du Pacte Socialiste pour le Renouveau, PSR (Préfecture de Tchamba ( Né en 1964 à Tomégbé, Préfecture de Wawa)  .

Pr Aimé Tchabouré GOGUE : 73 ans, de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral, ADDI ( Né en 1947 , à Lomé , Préfecture de Golfe)

Me Tchassona Mouhamed TRAORE : 60 ans, du Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement, MCD (Né le 31 décembre 1960 à Sokodé, Préfecture de Tchaoudjo)

Dr William Georges Assiongbon  KUESSAN : 53 ans,  de Santé du Peuple (Né le 25 mars 1967 à Lomé, Préfecture de Golfe)

Nous y reviendrons.

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre et Referencetv.tg

Togo/ Élections de 2020 : Le plus jeune ou le Macron Togolais Innocent Kagbara écarté de la présidentielle

Beaucoup de jeunes ne juraient que par lui ; ses militants, sympathisants et ses concitoyens voyaient en lui l’espoir de la jeunesse et le renouveau d’une Nation. Son projet de société est attrayant et convainquant et son engagement reste ferme. Le jeune Innocent KAGBARA, Député, Président de la Commission de l’Education et du Développement Socioculturel à l’Assemblée Nationale, Président National et Candidat du  Parti Démocratique Panafricain (PDP) ne sera pas malheureusement dans la course pour la conquête du fauteuil présidentiel du Togo cette année. Et pour cause, la Cour  Constitutionnelle a invalidé sa candidature et celle d’un autre jeune également Dr Aubin Atna THON de NOVI.

Comme une trainée de poudre, l’information a fait le tour des réseaux sociaux et abondamment relayée par les médias nationaux et internationaux.

La candidature du président national du Parti Démocratique Panafricain a été rejetée par la cour constitutionnelle du Togo.

Le candidat du PDP, Innocent Kagbara, n’aura donc plus la chance pour cette présidentielle de présenter son projet  de société  » Les graines de l’émergence  » aux populations togolaises. « Mais ce n’est que partie remise. Chasser le naturel, il revient au galop »  avertit un militant du PDP.

Pour le président du PDP Innocent KAGBARA qui reste déterminé plus que jamais, les Togolais  attendent le changement. ‘’ Et tôt ou tard ils l’obtiendront. Ni les conservateurs,  encore moins les radicaux, ne pourront arrêter le vrai train du changement et de l’émergence  du Togo’’.

Le PDP est l’avenir du Togo poursuit-il, avec son approche pragmatique,  son projet de société, l’incarnation du patriotisme et la démonstration de son amour du pays  qui se retrouve dans la formule  » le Togo d’abord ».       KAGBARA Innocent Uleija Millioussiba  qui est né le 12 janvier 1980 à Lomé et qui est donc le plus jeune des candidats ayant déposé effectivement les dossiers à la CENI .accepte malgré lui, la décision de la Cour Constitutionnelle car pour lui ‘’sa candidature n’est pas au dessus de l’intérêt national’’.

Le président du PDP  fait mieux encore en souhaitant  bonne chance aux sept candidats qualifiés par la cour constitutionnelle.

Et le PDP exhorte les candidats à proposer des projets de société qui feront l’objet d’un vrai débat constructif pour permettre à  chaque togolais de faire un choix judicieux. Le parti de M. KAGBARA ‘’ prie  Dieu de bénir  le Togo pour une élection apaisée, crédible et transparente’’.

Le  PDP dit prendre acte de la décision de la cour constitutionnelle en tant que parti politique légaliste et attend la notification de l’institution dont les décisions sont sans recours.

Et comme nous l’écrivions, le 09 janvier dernier, le Parti Démocratique Panafricain (PDP) du Candidat à la Présidentielle Innocent KAGBARA a présenté son programme de Société, au cours d’une conférence de presse à son siège à Lomé. Innocent KAGBARA avait  donné les grandes lignes de son projet de Société. Dénommé : ‘’Les Graines de l’émergence au Togo’’, le projet de Société du PDP est conçu autour des valeurs comme : le réalisme, l’humanisme, le progressisme et le pragmatisme.

Avec comme Slogan : ‘’Faisons la politique autrement’’ et comme Slogan de campagne : ‘’Choisir d’avancer’’.  Le parti propose à l’Horizon 25-35 un pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité.

Le projet de Société du PDP se repose sur 4 piliers, 22 thématiques et 30 mesures phares. En ce qui concerne les piliers, le PDP propose une vraie démocratie délibérative, éthique et tournée vers l’avenir ; une société juste, équitable, stable et pérenne pour un bon vivre ensemble ; une politique d’humanité pour construire un monde de paix et enfin les transitions nécessaires pour bâtir un Togo viable et enviable.

Selon M. KAGBARA Innocent, les objectifs généraux de son projet de Société sont  entre autres : réduire la pauvreté, atteindre le stade de pays à revenu intermédiaire ; atteindre le stade de nouveau pays industrialisé ; consolider le processus démocratique et de l’unité nationale dans le respect de la diversité qui caractérise le pays.

Avec l’invalidation de son projet par la Cour Constitutionnelle, le plus jeune des Candidats déclarés et retenus avant par la CENI, la Commission Electorale Nationale Indépendante, le Macron du Togo quitte donc la course pour la  conquête.

Innocente KAGBARA sera dans la course en 2025 rassure un militant du PDP optimistes.

Emmanuel  Vivien TOMI

Referencetv.tg et Plume Libre

Dossier / Drame du crash de l’hélicoptère à Lungi / 22 victimes dont 13 Togolais : Que s’est réellement passé ? Résultats des enquêtes sur l’accident 13 ans après, les familles des victimes convoquent à la justice le 25 février 2020 : la CAF, la FIFA, et la SLFA

Le 03 juin 2007 un crash d’hélicoptère à Mamny Yoko en Sierra Léone a coûté la vie à 22 personnes dont 13 Togolais. C’était à la fin d’un match entre l’équipe de football, les Eperviers du Togo et la sélection nationale de Sierra Léone. C’était dans le cadre des matchs de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2008. La rencontre s’est soldée par la victoire des Eperviers du Togo sur la Sierra Léone.

Malheureusement à l’issue du match l’hélicoptère qui transportait une délégation Togolaise composée essentiellement du staff des Eperviers a fait un crash à l’aéroport de Lungi dans la banlieue de Freetown occasionnant le décès de 22 personnes dont 13 Togolais.

Que s’est-il passé réellement ce jour ?

On en sait un peu plus sur les conditions dans lesquelles l’accident a eu lieu.

A la suite de cet incident, le Gouvernement Sierra Léonais a mis en place une commission d’enquête internationale composée d’experts Sierra Léonais, Russes et Togolais ainsi que des Représentants de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). Les investigations ont clairement définis les circonstances de l’accident.

Treize ans après le drame de Lungi, les familles des victimes convoquent à la justice le 25 février 2020, la CAF : la Confédération Africaine de Football ; la FTF : la Fédération Togolaise de Football ; la SLFA : Sierra Léone Football Association.

Ces organisations doivent donc comparaître le 25 février 2020 à 8h à l’audience du tribunal de Première Instance de Lomé, Céans au Palais de Justice de ladite ville et statuant en matière Civile. Et pour cause, les familles des victimes demandent une résiliation pure et simple de l’Accord tacite, car le règlement amiable proposé en 2013 par l’Etat de Sierra Léone n’a fait que l’objet  d’une exécution partielle à ce jour.

Les familles des victimes et leurs avocats rappellent que le match à l’issue  duquel est survenu le drame a été organisé conjointement par la CAF, le SLFA et la FTF.

Il ne fait donc pas de doute que ces trois associations sportives avaient à l’égard les victimes de l’accident une obligation de sécurité. En tout cas on en saura d’avantage sur le verdict dans les  jours à venir.

Les avocats déclarent : « En l’absence d’un  barème  applicable en droit commun de la responsabilité civile, il serait légitime  au  regard de la nature de l’accident de s’inspirer des pratiques en matière d’accident aérien notamment du système indemnitaire prévu par la convention de Montréal pour l’unification de certaines règles relatives au transport aérien international signée le 28 mai 1999 et qui remplace progressivement la convention de  Varsovie. Cette convention prévoit, en effet, que les victimes ou leurs ayant droit en cas de décès, ont droit à 100 000 (cent mille) Droit de Tirage Spéciaux (DTS), soit environ 81 837 271 Francs CFA.

A raison de 1 DTS= 81 837 271 FCFA (taux de change applicable  à la date du 28 Novembre 2019).

En s’inspirant des prescriptions suis-évoquées de céans  le Tribunal ferait justice en accordant à chacune des familles des victimes, une  légitime et équitable indemnisation d’un montant de quatre-vingt-un millions huit cent trente-sept  mille cent soixante-onze  (81 837 271 FCFA) en réparation de tous les préjudices soit au total un milliard soixante-trois millions huit cent quatre-vingt-quatre mille cent vingt-trois ( 1 063 884 523 FCFA) pour l’ensemble des 13 demandeurs, dit entre autres l’Assignation en dommage-intérêt donné à la CAF, la FTF et la SLFA par les  familles des victimes assistées de MARTIAL   & ASSOCIES, Société Civile  professionnelle d’Avocats au bureau du Togo.

Lire aussi l’Assignation en dommage et intérêt dans son intégralité.

 

Emmanuel Vivien Tomi

Refeencetv.tg et Plume Libre.

 

 

 

 

 

 

ASSIGNATION EN DOMMAGES-INTERETS

 

 

L’an deux mil dix-neuf et le lundi deux (02) décembre à 11 heures 36 minutes.

A la requête des ayants droit de : ATTIPOE Kuaku, AMEGNRAN Kodjo, ALADJI Kossi Agouda Frederenko, KUDZI Akuavi Selom, MENSAH Obube Olive épouse AMOUZOU, DANHIN Koffi Djogbégnon, PONDIKPA Gado épouse MAWUENA, AKOHIN N’DETE Serge Nestor, LISSASSI Kouassi, AFOH Rahama, BAKO Akondo Bachir, BOMBOMA Gnadja Gaoutane, ADOM Madanawé, tous de nationalité togolaise demeurant et domiciliés à Lomé ;

Assistes de MARTIAL & ASSOCIES, Société Civile Professionnelle d’Avocats au Barreau du Togo, 27 rue Khra (ex-rue Maréchal BUGEAU), BP 62210-Tél : (00228) 22 21 57 20-Fax : (00220) 22 22 08 32, représentée par son Associe-gérant, demeurant et domicilié audit siège où domicile est élu pour les besoins de la présente procédure et ses suites ;

J’ai

 

 

Donné assignation à :

  • La Confédération Africaine de Football (CAF), sise à Ville du 6 Octobre (Egypte) représentée par son président, Monsieur Ahmad AHMAD, demeurant et domicilié au siège de ladite confédération, ou étant et parlant à : Par lettre recommandée avec accusé de réception conformément à l’article 60 paragraphe 5 du code de procédure civile sachant qu’une copie de la présente est d’ores et déjà officiel à l’entrée de l’auditoire du tribunal de Lomé.
  • La Fédération Togolaise de Football (FTF) ayant son siège à Lomé, Route de Kégué, +228 22412535 BP 05, représentée par son Président, AKPOVY Kossi, demeurant et domicilié au siège de ladite confédération, où étant et parlant à Monsieur BOURÏMA Zékéria su secrétariat particulier du président aussi déclaré, qui a reçu copie et visé les originaux de l’exploit.
  • La Sierra Léone Football Association (SLFA) ayant son siège à 21 Battery Street, Kingdom, P.O. Box 672 FREETOWN Sierra Leone (SLE), +232 76389823/+232 76810381, représentée par son Président, JOHNSON Isha, demeurant et domicilié au siège de ladite confédération, où étant et parlant à : Par lettre recommandée avec accusé de réception conformément à l’article 60 paragraphe 5 du code de procédure sachant qu’une copie de la présente est d’ores et déjà affichée à l’entrée de l’auditoire du tribunal de Lomé.

A comparaître le 25 FEVRIER 2020 à huit (08) heures à l’audience du Tribunal de Première Instance de Lomé céant au Palais de justice de ladite ville et statuant en matière civile ;

Leur indiquant qu’elles sont tenues de comparaître en personne à cette audience ou se faire représenter par un Conseil et qu’à défaut, elles s’exposent à ce qu’une décision soit rendue à leur encontre sur les seules pièces fournies par le requérant ;

 

PLAISE AU TRIBUNAL

  1. LES FAITS

Dans le cadre des matches de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2008, les Eperviers du Togo ont rencontré, le 03 Juin 2007 à Mammy Yoko, la sélection nationale de Sierra Leone pour un match qui s’est soldé par la victoire des Eperviers.

Malheureusement, à l’issue du match, l’hélicoptère qui transportait une délégation togolaise composée essentiellement du staff des Eperviers, a fait un crash à l’aéroport de Lungi dans la banlieue de Freetown occasionnant le décès de vingt-deux (22) personnes, dont treize (13) togolais au rang desquelles :

  • ATTIPOE Kuaku, âgé de 50 ans au moment du décès, Ministre de la Jeunesse et des Sports ;
  • AMEGNRAN Kodjo, 60 ans Directeur de société ;
  • ALADJI Kossi Agouda Frederenko, 43 ans, Directeur de radio ;
  • KUDZI Akuavi Selom, 30 ans, Secrétaire à la FTF ;
  • MENSAH Obube Olive épouse AMOUZOU, 33 ans, Directrice de radio ;
  • DANHIN Koffi Djogbégnon, 41 ans, comptable à la FTF ;
  • PONDIKPA Gado épouse MAWUENA, 47 ans, Secrétaire à la FTF ;
  • AKOHIN N’DETE Serge Nestor, 37 ans, comptable au Ministre de la Jeunesse et des Sports ;
  • LISSASSI Kouassi, 62 ans, Agent de la douane à la retraite ;
  • AFOH Rahama, employée à l’Inspection des Lois Sociales et du Travail ;
  • BAKO Akondo Bachir, 37 ans, coursier à la FTF ;
  • BOMBOMA Gnadja Gautane, 39 ans, chauffeur à la FTF ;
  • ADOM Madanawé, étudiant ;

A la suite de cet incident, le gouvernement sierra léonais a mis en place une commission d’enquête internationale composée d’experts sierra léonais ,russes et togolais ainsi que des représentants de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).

Selon les investigations, les circonstances de l’accident sont les suivantes :

Le 03 Juin 2007, l’hélicoptère MI-8T, immatriculé 9L-LBT, appartenant à la compagnie Paramount Airlines, effectuait la liaison de Mammy Yoko à l’aéroport international de Lungi, lorsque soudain, lors de l’atterrissage à hauteur d’environ dix mètres du sol, il perdit trois des cinq pales du rotor principal affectant ainsi les éléments du réducteur de propulsion et endommageant les circuits électriques et les conduites de carburant du moteur.

Ces dommages à une partie à haute température ont provoqué une détonation suivie de l’embrasement de la cabine et la perte de contrôle de l’aéronef.

A l’impact au sol, la structure de l’hélicoptère a cédé et a explosé avec les réservoirs de carburant provocant l’embrasement total.

Le pilote commandant de bord et le mécanicien se sont projetés par le bâbord de l’hélicoptère mais ce dernier n’a pas survécu au choc.

Quant aux passagers, ils sont tous morts brulés.

De l’analyse de ces faits, il ressort que la cause principale et immédiate de l’accident est la perte des trois pales des rotors principaux de l’hélicoptère.

Cependant, plusieurs autres facteurs ont été mis en cause par la commission d’enquête dans la survenance de cet accident et la lourde perte en vies humaines qu’il a occasionnée. Il s’agit notamment de :

 

  • L’état de l’hélicoptère

En Février 2007, soit trois (03) mois avant le crash, suite à un audit de l’OACI et de la Direction de l’Aviation civile de Sierra Leone, l’hélicoptère en cause avait été suspendu de tout vol en raison de nombreuses défaillances constatées. Mais en mars 2007, alors que la société Paramount Airlines n’avait rempli que neuf (09) des trente (30) recommandations instruites par l’audit, elle a été autorisée par le Ministère des transports et de la communication à remettre son hélicoptère en exploitation.

Au cours de la journée du 03 juin 2007, cet hélicoptère qui était le seul aéronef de la compagnie, devait effectuer à lui seul, huit (08) tours entre Mammy Yoko et Lungi. C’est lors du septième qu’est survenu l’accident.

Il a été, en outre relevé que l’hélicoptère ne disposait pas de ceinture de sécurité pour les passagers, ce qui a empiré le sort de ces derniers lors de l’accident.

Pis encore, le pilote commandant de bord et le mécanicien navigant n’avaient pas de licence valide au moment de l’accident.

  • L’état du matériel de lutte contre l’incendie et la piètre performance des agents du service des sapeurs-pompiers

Des informations recueillies, il ressort que le service des sapeurs-pompiers sur les lieux lors de l’accident a mis plus de trente (30) à quarante-cinq (45) minutes pour maîtriser le feu. Ce temps de réaction contraire aux standards internationaux, est en partie imputable au mauvais état du matériel de lutte contre l’incendie et à l’inefficacité du service des sapeurs-pompiers.

Pièce N°1 : Rapport d’enquête internationale soumis le 12 Décembre 2007 (version anglaise et française)

A la seule de cet accident, le Gouvernement de Sierra Leone s’est engagé en 2013, dans la perspective d’un règlement amiable, à payer aux familles des victimes la somme symbolique de cent mille (100000) dollars US par victime à titre de compensation selon les modalités ci-après :

  • Un acompte immédiat de 50 000 dollars US
  • Un payement de la seconde moitié en deux tranches de 25 000 dollars US dans les six mois qui suivront le premier payement.

Pièce N°2 : Engagement du Ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale de la République de Sierra Léone en date du 12 Novembre 2013 (version anglaise et française)

En exécution partielle de cet engagement, un virement d’environ six cent mille (600 000) dollars US représentant l’acompte pour seulement douze (12) des treize (13) victimes a été effectué en septembre 2014.

Pièce N°3 : Avis de crédit en date du 24 septembre 2014

A ce jour, soit cinq (05) ans après ce premier payement et plus de douze (12) ans après le drame, l’Etat Sierra Léonais n’a jamais daigné payer l’acompte de 50 000 dollars US destiné à la 13e victime ainsi que la seconde moitié des indemnités promises soit au total six cent cinquante mille (650 000) dollars US.

Ce retard méprisant est une violation flagrante de l’échéancier convenu.

Toutes les démarches amiables entreprises en vue d’obtenir le paiement de ce reliquat sont restées infructueuses, laissant ainsi les familles des victimes de ce drame dans le désarroi total.

Dans ces conditions, ces dernières n’ont d’autre choix que de saisir les juridictions compétentes afin d’engager la responsabilité de toutes les entités ayant de près ou de loin, failli à leurs responsabilités dans l’organisation de la compétition au cours de laquelle est survenue cette catastrophe.

  1. DISCUSSION
  2. De la résiliation de l’accord tacite

Le règlement amiable proposé en 2013 par l’Etat de Sierra Léone n’a fait l’objet que d’une exécution partielle à ce jour.

A l’instar de tout accord, l’inexécution de ce règlement amiable peut justifier sa résiliation unilatérale dès lors que l’on peut reprocher au débiteur un manquement d’une gravité suffisante.

Suivant la jurisprudence, le manquement grave est constitué lorsqu’une obligation essentielle a été violée, lorsque l’inexécution a des conséquences matérielles importantes ou encore lorsque le comportement du débiteur a été d’une déloyauté manifeste (Cas, Civ.1, 13 octobre 1998 et 1ere Civ ; 20 février 2001).

En l’espèce, il ne fait guère de doute que l’Etat Sierra Léonais a manqué à son obligation essentielle d’indemniser les victimes et que son manquement a indéniablement eu de considérables conséquences préjudiciables.

Il y a donc lieu de prononcer purement et simplement la réalisation de l’accord amiable liant l’Etat  Sierra Léonais  aux familles des victimes du crash de Lungi, et de reconnaitre ainsi à ces dernières, le droit d’engager valablement  toute procédure contentieuse visant à voir  réparer les préjudices par elles subis, d’autant plus qu’elles n’ont jamais renoncé à leur droit d’agir.

  1. De la responsabilité contractuelle des organisations sportives défenderesses

Il est de principe que les organisateurs de compétitions  sportives engagent leur responsabilité contractuelle en cas d’inexécution ou de mauvaise exécution des obligations leur incombât en vertu du contrat, exprès ou tacite, conclu avec les compétiteurs, mais aussi avec les spectateurs ou encore les arbitres.

En effet, il est admis que l’organisateur d’une épreuve sportive conclut avec les compétiteurs et les spectateurs, un contrat en vertu duquel il autorise ceux-ci à participer à l’épreuve et s’engage à prendre toutes mesures nécessaires à leur sécurité.                                                                                                      Ainsi, la jurisprudence consacre une obligation de sécurité qui découle de l’article 1135 du Code Civil.

C’est une obligation de moyens qui met à la charge l’organisateur, la mise en œuvre de tous les moyens pour anticiper les risques d’accident (Cour de Cassation  Première Chambre Civile, 21 Novembre 1995).

En l’espèce, le match à l’issue duquel est survenu le drame a été organisé conjointement par la CAF, la FSF et la FTF.

Il ne fait donc pas de doute que ces trois associations sportives avaient à l’égard des victimes de l’accident, une obligation de sécurité.

Suivant la jurisprudence, le créancier insatisfait doit seulement prouver que l’obligation n’a pas été exécutée mais aussi que l’inexécution résulte d’une faute des organisateurs.

La doctrine quant à elle enseigne que : « au regard de la jurisprudence, on peut identifier certaines obligations récurrentes en matière d’obligation  de sécurité qui constituent aujourd’hui une nomenclature des règles de l’art les plus significatives (vérification préalable des aptitudes, désignation d’un responsable expérimenté, devoir d’information, de conseil et de surveillance du responsable, encadrement de l’événement en nombre suffisant, comportement adéquat en cas d’accident, etc.) » (Cf. «  Manquements dans l’organisation d’un événement sportif et responsabilités » Frédérique ROUX, Sandra SEYSSEL, Jean- Pierre VIAL).

En l’espèce, il est constant d’une part que l’obligation de sécurité n’a pas été respectée au regard des victimes de l’accident survenu. Il est tout aussi indiscutable d’autre part, que cette inexécution a pour origine la faute des organisateurs qui n’ont pas veillé au respect des règles  élémentaires de sécurité (insuffisance des moyens de transport, défectuosité de l’engin unique mis à disposition, absence de ceinture de sécurité, retard dans la prise en charge de l’accident…).

Il échec de retenir la responsabilité contractuelle desdites associations.

  1. De l’indispensable réparation des préjudices causés.

Il est constant que les victimes du crash aérien de Lungi  et par ricochet leurs  ayants droits ont subi de lourds préjudices du fait de ce drame.

La loi et la jurisprudence garantissent à ces victimes la complète  indemnisation des préjudices ainsi subis.

En l’absence d’un barème applicable en droit commun de la responsabilité civile, il serait légitime, au regard de la nature de l’accident, de s’inspirer des pratiques en matière d’accident aérien, notamment du système indemnitaire prévu par la convention de Montréal pour l’unification de certaines règles relatives au transport aérien international, signée le 28 mai 1999 et qui  remplace progressivement la Convention de Varsovie.

Cette convention prévoit, en effet, que les victimes ou leurs ayant droit en cas de décès, ont droit à cent mille (100 000) Droit de Tirage Spéciaux (DTS), soit environ quatre-vingt-un million huit cent trente- sept mille deux cent soixante-onze (81 837 271) Francs CFA à raison de 1 DTS = 818,37271 FCFA (taux de change applicable à la date du 28 Novembre 2019).

En s’inspirant des prescriptions suis- évoquées de céans ferait justice en accordant à chacune des familles des victimes, une légitime et équitable indemnisation d’un montant de mille deux quatre- vingt- un millions huit cent trente-sept cent soixante-onze(81 837 271)Francs CFAF en réparation de tous les préjudices confondus soit au total un milliard soixante-trois millions huit cent quatre-vingt-quatre mille cinq cent vingt- trois (1 063 884 523) pour l’ensemble des treize (13)  demandeurs.

Mieux, les ayants droits s’étant retrouvés dans une situation précaire depuis  la perte de leurs proches il y’a douze (12) ans, il convient d’ordonner l’exécution provisoire du jugement à intervenir nonobstant toute voie de recours.

PAR CES MOTIFS

Il est demandé au Tribunal de :

  • Constater que la république de Sierra-Léone a manqué à son obligation essentielle d’indemniser les ayants droits des victimes du crash de Lungi en violation total de l’accord amiable conclu  entre les deux parties en 2013 ;

En  conséquence,

  • Prononcer purement et simplement la résiliation de l’accord amiable liant l’Etat Sierra Léonais aux ayants droit des victimes du crash de Lungi, habilitant ainsi ces derniers à engager valablement toutes les procédures contentieuses requises en vue de voir réparer les préjudices par eux subis ;
  • Constater, en outre, que le crash de l’hélicoptère MI-8T, immatriculé 9L-LBT, appartenant à la compagnie Paramount Airlines survenu le 03 Juin 2007 à l’aéroport de Lungi et ayant causé la mort de Vingt-deux (22) personnes, dont treize (13) togolais, est survenu dans le cadre de l’organisation des matches de qualification de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2008 ;
  • Dire et juger que la Confédération Africaine de Football (CAF), la  fédération togolaise de football (FTF) et la Sierra Léone Football Association (SLFA) ont failli à leur obligation de sécurité dans le cadre de l’organisation de ce match ;

En conséquence :

  • Condamner les trois associations sportives à payer à chacun des demandeurs, ayants droits des treize (13) victimes togolaises, en réparation de tous préjudices confondus, quatre-vingt-un millions huit cent trente-sept mille deux cent soixante-onze (81 837 271) Francs CFA soit au total un milliard soixante-trois millions huit cent quatre – vingt-quatre mille cinq cent vingt-trois (1 063 884 523).
  • Dire et juger que le montant de la condamnation portera intérêt au taux légal à compter de la date du 03 Juin 2007, date de l’accident ;
  • Ordonner l’exécution provisoire du jugement à intervenir nonobstant toute voie de recours et sans caution ;
  • Condamner les défenderesses aux entiers dépens dont distraction au profit de MARTIAL AKAKPO & ASSOCIES, Société d’Avocats aux offres de droit.

 

SOUS TOUTES RESERVES

A CE QU’ELLES NE L’IGNORENT

Et, je leur ai étant et parlant comme ci-dessus, laissé copie du présent exploit dont le coût est de 30 000  FCFA. (Dentinaire)

 

L’HUISSIER

 

 

PAR SUBSTITUTION

Me Komlan B. KADABIDEN