Dossier /Togo/ Santé / lutte contre Covid 19 pendant la période des fêtes : Le Gouvernement prend des mesures salutaires notamment le couvre-feu La population adhère et participe à la lutte

 

La pandémie  du coronavirus qui a débuté en Mars 2020 au Togo  a très vite été contenue, grâce notamment à l’anticipation et au leadership du Chef de l’Etat et du Gouvernement, mais aussi et surtout grâce à l’adhésion de la population.
A ce jour, il est observé :
– Une augmentation du nombre de cas dans le monde, avec un virus de plus en
plus contagieux, surtout en Europe, aux Etats-Unis, en Afrique où des mesures
fortes ont été prises pour contrer cette nouvelle vague.
– Une augmentation du nombre de cas de contamination au Togo, ces derniers
mois, et plus important ces dernières semaines. Ceci s’explique d’une part, par
le fait qu’un nombre croissant de voyageurs rentrent au pays, et d’autre part,
par le fait que la contamination soit désormais communautaire.
Les fêtes et autres célébrations religieuses déjà passées, notamment la Tabaski et le Ramadan ont fait augmenter le nombre de cas. Ces fêtes étant souvent l’occasion d’un brassage au sein de la population.
A la veille des fêtes de fin d’année  il est important de tirer des expériences précédentes. Il est donc normal que le gouvernement, soucieux de
la santé de la population, mais aussi ayant à cœur la jouissance de ces moments de fêtes en famille, prenne des mesures dans le double intérêt de la population. Il s’agit surtout de rompre la chaîne de contamination pendant les fêtes, afin d’en ressortir avec le moins de nouveaux cas possibles et donc moins de décès.
Ces mesures ont été prises après concertations avec tous les acteurs de la société civile, après consultation du Conseil Scientifique.
Le Président de la République, Président du Comité de Crise, a écouté tous les acteurs de tous les secteurs, ainsi que les ministères concernés. C’est ainsi qu’avec le Ministre d’Etat, en charge de l’Administration territoriale, et le Ministre du tourisme, il y a eu des rencontres de la Coordination de la riposte contre Covid 19 avec  :
– Les préfets, les Maires du Grand Lomé
– Les responsables des organisations religieuses
– Les responsables de tenanciers de bar
– Les responsables de la chambre de Commerce et de l’Industrie du Togo.

Des discussions portant sur les points relatifs au domaine de chaque acteur présent ont eu lieu. Plusieurs réunions de concertation ont ainsi eu lieu, avec le conseil scientifique, qui a émis ses propositions le 04 décembre.

Ces décisions n’ont été adoptées que le 18 décembre 2020. Preuve des abondantes discussions qu’il y a eu et de la diversité des acteurs consultés. Le Chef de l’Etat  Togolais attache un prix aux mesures prises dans l’intérêt
général, manière consensuelle.

Pour les Autorités Togolaises, il ne faudra pas sortir de ces fêtes avec un lourd tribut.
Au rang de ces mesures, il y a d’abord le couvre-feu, qui encadre très exactement la période des fêtes, et pas au-delà.

Du 20 décembre 2020 au 03 janvier 2021, dans la zone du
Grand Lomé, à cause de l’augmentation des cas observée dans cette zone.

Il faut rappeler que ce n’est pas une mesure particulière au Togo. Dans d’autres pays, des mesures beaucoup plus fortes et plus restrictives ont été prises.

A l’intérieur du pays, le couvre-feu n’est appliqué que les 24, 25 31 décembre 2020 et 1er janvier 2021.  Et même là, des allègements sont faits, autour des horaires.
En ce qui concerne les professions nécessitant une autorisation spéciale, il leur faut une demande motivée, afin de se faire délivrer un laisser-passer.

Pour les voyageurs, ils peuvent montrer les billets aux agents de la FOSAP aux divers barrages. Des dispositions sont prises à l’aéroport pour que les avionneurs arrivent à temps, en respectant les horaires du couvre-feu.
En définitive, le Togo a fait beaucoup d’efforts, que ce soit le gouvernement ou la population.    Chaque citoyen a joué sa partition dans un parfait effort collectif. Ce n’est définitivement pas le moment de baisser les bras, ou de céder au relâchement, et réduire à néant tous les efforts jusque-là consenti. C’est pour cela qu’il est demandé  à la population d’adhérer à ces mesures qui permettent de contenir d’avantage la pandémie, afin de franchir ce cap avec beaucoup plus de quiétudes.

La Rédaction de Referencetv.tg vous propose de lire l’intégralité du Communiqué du Gouvernement dans ce sens .

 

COMMUNIQUÉ DU GOUVERNEMENT
– Lomé, Vendredi 18 Décembre 2020 –

Afin de limiter les risques de propagation de la pandémie au nouveau coronavirus, la COVID-19, en cette fin d’année, le Gouvernement, après avis du Conseil scientifique et suite aux concertations avec les différents acteurs (leaders religieux, élus locaux, préfets, patronat, syndicats des tenanciers de bars et restaurants, etc.), décide des mesures suivantes :
1- Instauration d’un couvre-feu selon les modalités ci-après :
• Zone du Grand Lomé :
I. du 20 décembre 2020 au 03 janvier 2021, de 22 heures à 05 heures,
II. les 24 et 25 et 31 décembre 2020 et le 1er janvier 2021, de 23 heures
à 05 heures ;
• Pour le reste du territoire national, les 24 25 et 31 décembre 2020, et le
1er janvier 2021, de 23 heures à 05 heures ;
2- Interdiction de la consommation sur place dans tous les bars sur toute
l’étendue du territoire national, y compris les bars traditionnels, du 20 décembre 2020 au 03 janvier 2021. A titre de rappel, les night-clubs, les dancings restent strictement fermés.

3- Interdiction de rassemblements de plus de 15 personnes sur toute l’étendue
du territoire national ;
4- Interdiction des évènements culturels et commerciaux (spectacles,
campagnes publicitaires, etc.) et des célébrations (mariage, baptême, etc.), du 20
décembre 2020 au 03 janvier 2021 sur toute l’étendue du territoire national.
• La quinzaine commerciale est cependant autorisée sous un format réduit, dans le strict respect des mesures barrières et des horaires du couvre-feu ;
5- Interdiction de la célébration de culte sauf un jour par semaine (vendredi pour
les musulmans et dimanche pour les chrétiens) sur toute l’étendue du territoire du 20 décembre au 03 janvier.
• Les célébrations sont autorisées les 24, 25 et 31 décembre 2020 et le 1er
janvier 2021 dans le strict respect des mesures barrières et des horaires du couvrefeu.
• Pour la zone du Grand Lomé, les célébrations ne concernent que les lieux de
cultes précédemment autorisés à ouvrir.
6- Interdiction des pèlerinages et les camps de prières.
7- Respect strict des mesures barrières que sont le lavage des mains, le port de
masque et la distanciation, en tout lieu et en toute circonstance.
Le Gouvernement remercie toute la population pour son adhésion aux dispositions prises depuis le début de la pandémie, et compte sur le sens de la responsabilité de tous pour le respect de mesures ci-dessus édictées.
                                                                        Fait à Lomé, le 18 décembre 2020
Le Gouvernement

 

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Togo/ Politique : Une fête particulière pour un Homme d’Etat Le Chef de File de l’Opposition Dr Gilchrist Sylvanus OLYMPIO célèbre son anniversaire ce 26 décembre 2020

 

Le Chef de File de l’Opposition Togolaise et Président National de l’Union des Forces de Changement (UFC), l’Opposant charismatique, historique et emblématique Dr Gilchrist Sylvanus OLYMPIO célèbre ce 26 décembre 2020 son anniversaire de naissance.

Dr Gilchrist Sylvanus  Olympio qui a commencé sa carrière professionnelle en 1963 comme économiste au département des études fiscales et financières du Secrétariat Général des Nations Unies à New York est né  le 26 décembre 1936 à Lomé au Togo.

Fils du premier Président du Togo Indépendant et père de l’Indépendance  Sylvanus Kwami Epiphanio OLYMPIO  et de Dinah Olympio néé GRUNITZKY , il est le troisième d’une famille  de cinq enfants.

Déjà en1964,  Dr Gilchrist Sylvanus OLYMPIO  rejoint le Fonds Monétaire International (FMI) comme Cadre au Département Afrique, puis comme Maître de Conférence à l’Institut du FMI.

En 1970, il est engagé au groupe minier et financier Lonrho Limited (Londres) comme Directeur chargé du développement du groupe et de ses opérations boursières en Afrique .

Gilchrist Olympio fait ses études primaires à l’école de la mission catholique Notre-Dame du Sacré-Cœur de Lomé puis les études secondaires à Accra à l’école secondaire d’Achimota (anciennement appelée « Princes of Wales College »).

Il entre brièvement en 1958 au Hamilton College aux États-Unis pour des études de mathématiques et de philosophie, puis rejoint l’année suivante la London School of Economics and Political Sciences au Royaume-Uni où il étudie l’économie et la comptabilité pour obtenir en 1962 un Master en Economie Monétaire.

En 1965, Gilchrist Olympio obtient un doctorat en sciences économiques à l’université d’Oxford.

Dès 1977, Dr Gilchrist Sylvanus OLYMPIO  se met à son propre compte comme Chef d’entreprise, actionnaire et dirigeant de différentes sociétés industrielles et agro-industrielles en Côte d’Ivoire et au Ghana. En Côte d’Ivoire, il était  Président Directeur Général de SIA Auto, une concession de la marque Volkswagen créée en association avec des partenaires allemands, et de Construction Métallique Tropical (CMT), une fonderie de citernes métalliques créée avec des associés français. Au Ghana, il était propriétaire de Abosso Glass, une usine de fabrication de bouteilles en verre pour les brasseries de la sous-région.

De 1987 à 1989, il était enseignant visiteur (academic visitor) à la London School of Economics.

 

Politique togolaise

Dans le sillage de son père, Sylvanus Kwami Epiphanio OLYMPIO,  le jeune Gilchrist Olympio s’implique dans les années 1957 avec les leaders du CUT et de la JUVENTO dans les campagnes qui ont mené au référendum pour l’indépendance en 1958.

Après ses études universitaires et quelques années après l’assassinat de son père en 1963, Gilchrist Olympio, héritier de l’ablodé (indépendance en mina) , entre en opposition au régime de Gnassingbé Eyadema et réclame un enracinement de la démocratie et le respect des droits de l’homme dans son pays.

Bref retour d’exil, création de l’UFC et attentat de Soudou

L’ouverture du régime togolais au multipartisme après les soulèvements populaires de 1990 donne l’occasion à Gilchrist Olympio de rentrer au Togo, après 25 années d’exil, pour participer à la Conférence Nationale Souveraine dans le processus de démocratisation du pays. Le 7 juillet 1991, il est accueilli dans la liesse par des milliers de partisans à la frontière Togo-Ghana d’Aflao et son cortège met plusieurs heures pour parcourir la dizaine de kilomètres afin de rejoindre la maison familiale Olympio.

En février 1992, il participe à la création de l’Union des Forces de Changement (UFC), née de la fusion de plusieurs partis politiques. Il en est désigné Président National par ses pairs.

Le 5 mai 1992, le convoi de Gilchrist Olympio est victime d’une agression armée à Soudou (une localité de la préfecture d’Assoli dans la région de Kara). Cette agression fait 12 morts parmi les militants de l’UFC, dont le vice-président Dr Marc Attidépé, et 27 blessés graves dont Dr Gilchrist Olympio qui a eu la vie sauve seulement grâce à son évacuation au Bénin proche puis à Paris.

Candidature aux élections présidentielles

En 1993, la candidature de Gilchrist Olympio est rejetée à la première élection présidentielle pluraliste depuis l’indépendance. Le motif invoqué par le régime est la non-conformité de son certificat médical, délivré par des médecins français du Val-de-Grâce et de l’Hôpital américain à Paris, au lieu de médecins togolais à Lomé.

En 1998, la candidature de Gilchrist Olympio est validée pour l’élection présidentielle.

Alors que le dépouillement lui donnait une large avance sur son adversaire Gnassingbé Eyadéma, ce dernier fait arrêter le décompte des voix et se fait proclamer vainqueur dès le premier tour avec 52,13 % des voix. Cette proclamation est faite par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, en lieu et place de la Commission Electorale Nationale Indépendante dont la plupart des membres, y compris la présidente ont  démissionné.

Selon le rapport d’observation de l’Union Européenne « l’arrêt du décompte des résultats dans la commune de Lomé et l’interruption simultanée de la transmission des résultats des CEL vers la CEN ont fait sortir définitivement le processus électoral de son cadre légal ».

En 2003 et en 2005, Gilchrist Olympio ne pouvait  se présenter aux élections présidentielles à la suite de la modification de la Constitution en 2002 par l’assemblée dominée par le parti au pouvoir RPT. Les modifications de la constitution instaurent en effet qu’un candidat à l’élection présidentielle doit vivre sur le sol togolais l’année précédant l’élection. Or depuis l’agression de Soudou, Gilchrist Olympio ne résidait  pas au Togo.

Pour les élections présidentielles de 2010, les accords de Ouagadougou permettent d’assouplir les conditions de résidence.

Malheureusement pour l’UFC, le 14 janvier 2010, un jour avant la clôture des dossiers de candidature, Dr Gilchrist Sylvanus Olympio  est bloqué aux États-Unis pour des raisons de santé, un mal de dos à la suite d’une chute et il  ne pouvait  être à Lomé le 15 janvier à minuit pour déposer sa candidature.

En 2003, à la suite de l’élection présidentielle très contestée, Gilchrist Olympio intervient devant la commission « Coopération et Développement » du Parlement Européen pour proposer un plan de sortie de crise.

Ses propositions sont principalement : la libération des détenus politiques et la constitution d’un gouvernement de transition avec pour mission d’organiser les élections  sur la base de l’accord cadre de Lomé tout en proposant au Président Gnassingbé Eyadema une retraite avec toutes les garanties d’amnistie.

Par la suite, à l’ouverture des consultations avec l’Union européenne (UE) sur les conditions de la reprise éventuelle de sa coopération avec le Togo, le gouvernement togolais prend 22 engagements visant au « renforcement du climat démocratique et de l’État de droit dans le pays ».

En 2005, pendant la crise grave que traverse le pays après le décès du Président  Gnassingbé Eyadema et sa succession contestée par son fils Faure Gnassingbé, Dr Gilchrist Olympio participe à des négociations dès le 25 avril 2005 avec Faure Gnassingbé.

Peu avant  les résultats de l’élection présidentielle du 24 avril et pendant que le pays sombrait dans la violence.

L’objectif de ces négociations organisées par le président Obassandjo du Nigeria, était de mettre en place un gouvernement d’union nationale.

Par la suite, une réunion se tient le 19 mai 2005 à Abuja entre des partis de la coalition de l’opposition et le parti au pouvoir afin de leur présenter et leur faire accepter les solutions envisagées par les Chefs d’Etat de la sous-région, c’est-à-dire, outre la constitution d’un gouvernement d’union nationale dirigé par Faure Gnassingbé, la mise en place d’un conseil de sécurité présidé par le chef de l’opposition coalisée, la réforme de l’armée et la garantie de retour aux réfugiés. Au bout de la journée de discussion, c’est le constat d’échec car l’opposition n’accepte pas la volonté des Chefs d’Etat de la sous-région de se satisfaire de la continuité du régime.

Le 21 juillet 2005, la relance du dialogue se fait à Rome  où Dr Gilchrist Olympio et Faure Gnassingbé se rencontrent au siège de la Communauté de Sant’Egidio et sous le patronage de celle-ci.

Selon le communiqué, il y est décidé, au bout de plusieurs heures de discussion, de s’accorder sur quatre points: la cessation des violences, la libération des prisonniers d’opinion, rendre possible et favoriser le retour des réfugiés et la reprise du dialogue politique.

D’autres rencontres se succèdent en novembre 2005 et permettent de reprendre le dialogue inter togolais et d’assoir les bases des négociations de Ouagadougou sous la facilitation du président burkinabé Blaise Compaoré qui donnent lieu à la signature de l’Accord Politique Global (APG) signé à Lomé le 20 août 2006.

En 2010, Dr Gilchrist Sylvanus Olympio et son parti l’UFC signent «un accord politique pour une participation à un gouvernement de redressement national, dans un esprit de partage du pouvoir avec le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT)» parti au pouvoir.

Cet accord accorde 7 portefeuilles ministériels à l’UFC.

Mais il y aura une  scission du parti et la création de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) par Jean-Pierre Fabre et ses compagnons.

A la suite des élections législatives de 2018, Dr Gilchrist Sylvanus Olympio est le nouveau Chef de File de l’Opposition Togolaise et bénéficie à ce titre d’un statut particulier prévu par l’Etat.

Son parti, l’UFC dispose de 7 députés à l’Assemblée, ce qui en fait la principale force politique de l’opposition parlementaire.

Dr Gilchrist Sylvanus OLYMPIO, Chef de File de l’Opposition et Président National de l’Union des Forces de Changement reste et demeure  un Homme d’Etat hors pairs , un leader charismatique , historique, emblématique et tout un symbole de l’Ablodé et de la démocratie des Peuples d’Afrique .

Joyeux anniversaire cher Papa, Leader et Modèle.

Que de bonheur.

Une référence pour la jeunesse et les politiciens africains, le Mandela de l’Afrique de l’Ouest, le Sage, la Bibliothèque, l’exemple.

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre / Referencetv.tg