Interview exclusive du Député de Zio : Honorable AGBANU Komi Moïse : « Le député doit jouer un rôle d’intermédiaire entre la communauté qu’il représente et les autorités »

 

Deux ans après les législatives, quel bilan peut-on faire des activités des représentants du Peuple, quelle est leur réelle mission, qu’est ce qui est fait dans le Zio et quel regard la population porte sur le travail de l’hémicycle, telles sont entre autres les questions auxquelles l’Honorable AGBANU Komi Moise, Député (UFC) de Zio à l’Assemblée Nationale a répondu dans une interview à la Rédaction de Plume Libre et Referencetv.tg.

Pour l’Honorable AGBANU Komi Moise, « Le député doit jouer un rôle d’intermédiaire entre la communauté qu’il représente et les autorités ».

Lisez plutôt.

 

      Honorable AGBANU Komi Moise, vous êtes Députés (UFC) à l’Assemblée Nationale. Cela fait bientôt deux ans que vous représentez le Peuple notamment Zio au Parlement. Quel bilan faîtes-vous de vos activités au parlement depuis 2018 ?

Avant toute chose, permettez-moi de présenter mes meilleurs vœux pour l’année nouvelle à vos lecteurs et au peuple Togolais.

Faire un bilan personnel serait un exercice un peu délicat, d’autant plus que le travail que nous faisons au niveau du groupe parlementaire est collégial.

Tout ce que je peux dire c’est que le bilan personnel n’est pas trop loin du bilan de notre groupe parlementaire voire de toute l’Assemblée Nationale. Cependant, je crois que le bilan est positif par rapport aux 48 textes que nous avons adopté au cours de ces deux dernières années.

C’est un réel plaisir de participer activement aux divers travaux parlementaires dans un esprit de donner et de recevoir.

En ce qui concerne ma circonscription électorale, nous mettons l’accent sur les problèmes sociaux notamment les questions d’adduction d’eau et la surpopulation de notre prison civile.

 

     Vous faîtes parti des Députés très dynamiques sur le terrain et toujours aux côtés de la population de Zio, selon vous votre mission c’est aussi bien au parlement qu’aux côtés de ceux qui vous ont mandaté ?

Je crois que le travail du député est de représenter le peuple au parlement. Pour bien faire ce travail, le député est obligé d’être aux côtés de sa population pour mieux appréhender les problèmes quotidiens de sa localité. Cela étant, on ne peut pas dissocier le travail au parlement de celui du terrain. Selon moi, le député peut jouer un rôle d’éducateur, de formateur auprès de la population de sa circonscription électorale. En outre il joue un rôle d’intermédiaire entre sa communauté et les autorités.

 

     Comment se porte la population de Zio et quel regard ceux qui vont ont donné leur voix portent sur vous ?

La population de ZIO se porte très bien et elle ne cesse de manifester sa satisfaction par rapport à nos activités.

Vous savez, comme il est difficile de danser et de s’apprécier soi-même, je vous invite à venir très prochainement à une de nos activités et vous verrez la parfaite harmonie entre les populations de ZIO et leur représentant.

 

      Comment se porte l’UFC Zio ?

L’Union des Forces de Changement (UFC) se porte très bien dans le ZIO. En dehors d’être représentée l’Assemblée Nationale, au niveau communal, nous avons  deux adjoints aux maires en l’occurrence l’ancien ministre François Agbeviade GALLEY dans ZIO 1 et monsieur Jacques Anago KPONTÉ dans ZIO 3 pour un total de 6 conseillers municipaux.

Nous avons une fédération dynamique et très active sur le terrain. Je voudrais rappeler que la fédération de ZIO est composée de 16 sections dirigées respectivement par un bureau cantonal de 17 membres chacun qui fonctionnent toutes à merveille.

 

     La population Togolaise a constaté plusieurs actions des Députés de l’UFC sur le terrain. Quel bref bilan pouvez-vous faire de vos activités dans le Zio surtout au cours d’une année marquée par le coronavirus ?

Tout d’abord je voudrais féliciter la vaillante population de ZIO qui a pris à cœur les mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la riposte contre la COVID-19.

Dès le 01 Avril, 2020, nous avons participé à la première réunion de crise organisée à la préfecture autour du ministre Sevon Tépé ADEDZE, un natif du milieu ; que je souhaite remercier sincèrement pour toutes ses actions et tous ses efforts en vue de consolider l’union des fils du ZIO autour des questions de développement. À l’issue de cette réunion, le principe d’une action collective et concertée a été retenu et mis en œuvre.

Sur le plan personnel, nous avons sillonné la plupart des cantons, en ciblant au départ l’ensemble des confessions religieuses. C’est ainsi que nous avons eu à mettre à la disposition des leaders religieux, Chrétiens, musulmans et traditionnels des Kits de lavage de main, du gel hydroalcoolique, des bavettes et du savon.

Nous avons ensuite priorisé les groupes organisés notamment l’Organisation de la Charité pour un Développement Intégral (OCDI) et les associations de prise en charge des personnes âgées et vulnérables que nous avons soutenu avec des dons en vivres et en non-vivres, effort que nous poursuivons et poursuivrons jusqu’à la fin de la pandémie.

En outre, pour soutenir le milieu scolaire nous avons offert de nombreux kits de lavage de main, des bavettes, du gel hydroalcoolique, du savon à plusieurs écoles dans une quinzaine de cantons sur les 16 que compte la préfecture.

Nous également construits plusieurs infrastructures scolaires notamment les appâtâmes améliorés à Tsévié et près d’Agbélouvé. Mieux encore dans le village de KODJO à 8 kms de Tsévié, nous avons construit une école de 3 classes. Dans le canton de Bolou, nous avons réhabilité l’échafaudage (support) pour le réservoir du forage. Nous avons également construit une maternelle à KPATEFI.

Depuis près de deux ans, nous soutenons, les élèves avec des kits de fournitures scolaires et nous encourageons la scolarisation de la jeune fille.

 

     La politique, le social, la lutte contre la pauvreté, l’épanouissement de la jeunesse et la promotion du genre, il y a encore beaucoup de défis à relever notamment dans le Zio.

Les défis sont énormes surtout que ZIO est une préfecture agricole, ce qui rend les conditions de vie un peu plus difficiles. Cependant, c’est ensemble que les natifs du milieu travaillent pour relever ces défis et améliorer le quotidien des populations.

 

       Y a-t-il des activités politiques dans le Zio dans les semaines à venir ?

Bien entendu, comme on vient de l’indiquer notre fédération est très dynamique, nous comptons donc poursuivre nos actions de mobilisation sur le terrain. Nous allons accentuer la sensibilisation des populations sur nos activités parlementaire et recueillir leurs préoccupations.

 

 

     Votre message à l’endroit de la population et mots de fin de cet entretien ?

Je voudrais remercier toute la population togolaise surtout ma circonscription électorale pour son soutien et de mon engagement à toujours faire plus et mieux pour améliorer leur quotidien et remplir la mission pour laquelle pour laquelle elle a porté son choix sur ma modeste personne pour être un de ces représentants à l’hémicycle.

Pour terminer, je vous remercie de m’avoir ouvert vos colonnes et je vous souhaite bon courage.

  Propos recueillis par Emmanuel Vivien TOMI et la Rédaction de Plume Libre et de Referencetv.tg

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