Sécurité et lutte contre les extrémismes violents : Le Togo dispose d’une structure de lutte contre la menace djihadiste

Le gouvernement togolais a annoncé l’année passée la création d’un comité interministériel pour lutter contre les risques de propagation des violences djihadistes en provenance de pays voisins.

Le gouvernement annoncé avoir  créé un « Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent » (CIPLEV) pour répondre à « des menaces terroristes et des attentats quasi-quotidiens qui secouent certains pays limitrophes » du Togo.

Héritant du chaos qui règne depuis 2012 au Mali, où prolifèrent les groupes liés à Al-Qaïda et l’Etat islamique (EI), le Burkina Faso notamment, pays frontalier du nord du Togo, est confronté à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières.

La nouvelle structure a pour mission principale « d’œuvrer à éradiquer ou à réduire sensiblement la propagation de l’extrémisme violent en donnant aux communautés de base les outils et le soutien dont elles ont besoin pour lutter contre ce fléau et de renforcer la coopération et la collaboration entre l’administration, les forces de défense et de sécurité pour une prévention et une lutte efficace », ajoute le communiqué.

 

Le CIPLEV est composé de représentants des départements ministériels, des leaders d’opinion et de la société civile.

« Les forces de défense et de sécurité présentes sur le terrain doivent être accompagnées et soutenues par des mesures multisectorielles et transversales visant à prévenir l’extrémisme violent, surtout dans les zones à risque », souligne le texte.

Par ailleurs, le gouvernement togolais a adopté un projet de loi visant à lui donner des « instruments nécessaires pour faire face à des menaces sécuritaires nouvelles et durables, tout en assurant un équilibre proportionné entre la préservation des libertés publiques et individuelles et la sauvegarde de la sécurité publique et de l’ordre constitutionnel ».

Le 26 avril 2020 , le président Faure Gnassingbé avait promis une nouvelle « loi sur la sécurité intérieure » pour mieux lutter contre cette nouvelle menace, qui risque de s’étendre aux pays côtiers que sont le Togo et le Bénin.

Il avait annoncé le démantèlement ces derniers mois, des « cellules terroristes » dans le pays. Des services de renseignements européens ont confirmé en 2020 l’arrestation d’éléments « terroristes » dans le nord du Togo.

Après l’occupation du nord du Mali par des groupes islamistes armés en 2012 et 2013, l’instabilité s’est étendue à travers l’Afrique de l’Ouest ces dernières années, gagnant notamment le Burkina et le Niger. Le Bénin voisin du Togo a aussi été touché avec l’enlèvement de deux Français qui ont été libérés la semaine dernière par une opération des forces françaises luttant contre les djihadistes dans la région.

C’est le lieu de saluer le travail du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, des Forces de Sécurité et de l’Ordre qui  travaillent nuit et jour pour mettre le Togo à l’abri des attaques et des menaces djihadistes.

Nous reviendrons sur le sujet dans nos prochaines parutions.

Plume Libre et referencetv.tg 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *