Société : L’Association ‘’LET’’ organise ‘’la Flamme de Noël aux enfants ‘’

Les 24 et 25 décembre 2019, l’Association ‘’Lueur d’Espoir pour le Togo’’ : LET organise à Ana, dans la préfecture de l’Avé au Sud du pays un évènement pour l’épanouissement des enfants et des jeunes. Il s’agit de la ‘’Flamme de Noël aux enfants’’.

Selon le Président de l’Association Lueur d’Espoir pour le Togo (LET) Dziedzom Yao Joël KALEPE, il s’agit de permettre aux enfants de la localité de s’épanouir et de fêter comme tous les autres enfants du monde.

‘’Nous voulons permettre aux enfants du village d’Ana en particulier et de la préfecture de l’Avé en général de vivre avec gaieté la fête de Noël, considéré souvent et à juste titre comme la célébration des tous petits’’ à encore ajouté   M. Joël KALEPE.

Enregistré sous le Récépissé N°1086/MATDCL/SG/DPLAP/DOCA, l’Association Lueur d’Espoir pour le Togo (LET) se propose d’accompagner les enfants d’Ana dans cette période festive pour que ceux-ci vivent les loisirs, importants pour leur épanouissement.

Entre autre activités, il y aura une opération Ana propre et aménagement pour le lancement, prestation de sketch, musique, gala de football, allocutions, réjouissance, partage de repas et autres cadeaux aux enfants.

L’Association LET a besoin du soutien des partenaires pour plus d’activités en faveur des enfants.

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre et Referencetv.tg

Togo/ Politique : Le Candidat à la Présidentielle de 2020 Dr GNAGNON parle de ses perspectives et de son parcours dans un livre

 

Dr Jean Emmanuel GNAGNON, candidat à l’élection présidentielle de 2020 au Togo, raconte, dans un livre intitulé ‘’demain sera meilleur’’, son parcours (entre apprentissage et idéal), son analyse du Togo de la longue nuit, ses perspectives pour le Togo du nouveau jour.

La Rédaction de Plume Libre et de Referencetv.tg vous propose de lire un extrait de ce livre inédit de l’un des plus jeunes candidat au scrutin présidentiel de 2020 au Togo.

 

Extrait du livre …

‘’Car nous sommes des étrangers devant Vous, et des voyageurs, comme tous nos pères.’’     1 Chroniques 29 : 15

 

Les années d’études : un long chemin vers la liberté

Le début de la marche…

Les années 90 marqueront à jamais le peuple togolais … Elles s’ouvrirent sur l’ère des luttes pour l’avènement de la démocratie ! 

Elles marqueront peut-être plus ma famille, mes parents, mon frère cadet et moi. C’est paradoxalement un repère pour moi dans mes méditations sur la libération des peuples… Mais aussi sur le lien entre l’éducation et la liberté ! 

 

En septembre 1988, j’ai été inscrit au Cours Élémentaire Première Année (CP1) à l’École Primaire Publique d’Anfamé. J’avais alors à peine six ans. C’est aussi le cas de plusieurs enfants de ma génération. Nous devrions nous engager sur le long et harassant chemin de l’instruction, cette forme de clé qui nous permettra plus tard d’ouvrir les portes de la promotion sociale.

Il est important que les dirigeants, que nous sommes appelés aujourd’hui à être, puissent garder précisément à l’esprit l’importance du lien nécessaire entre l’éducation, l’instruction et la liberté. Tout ou tout au moins la capacité à disposer de soi-même ou de son propre destin passe obligatoirement par notre acceptation de nous initier à la lumière de l’instruction qui a pour vocation de conférer un pouvoir d’exister et d’agir à l’être humain. Il n’y a en effet pas de doute que pour construire une nation forte et prospère, l’on puisse mettre l’éducation et tous ses corollaires sur la liste des priorités politiques.

Je ne peux jamais oublier les conditions souvent difficiles dans lesquelles, mon frère et moi, nous étions obligés de faire nos études.

Je me souviens que mon père avait loué une chambre dans une maison vers Ahadji-Kpota. C’était à presque trente minutes de marche du lieu où se situe encore l’école. Toutes ces dernières années, je suis repassé dans ce quartier qui semble resté le même, ainsi que l’école elle aussi, près de 30 ans après.

En fait, les quartiers Anfamé, Ahadji-Kpota, Akodessewa, Attiégou, Adakpamé, etc., ont gardé presque les mêmes visages sur les trois dernières décennies… Ces quartiers m’ont vu naître et grandir… Ils n’ont pas tellement changé après toute une génération !

Aujourd’hui encore, je suis frappé d’une grande tristesse, chaque fois que je repasse par ces endroits. Aucun plan de construction montrant  un quelconque engagement de la part de l’État ! Des quartiers laissés pour compte, obligeant les populations à se débrouiller. Ce n’est donc pas surprenant de voir l’état de délabrement qui caractérise ces quartiers de Lomé, fortement populeux et symptomatiques des conséquences désastreuses de la démission coupable des gouvernements successifs encastrés dans le monolithisme du régime en place depuis plusieurs décennies.

Le logement est et reste un problème crucial dans les sociétés togolaises, surtout dans les milieux urbains. Et pour être clair, l’État semble n’avoir malheureusement jamais pensé à garantir un logement digne aux populations !

J’ai vécu ce qu’a vécu et continue de vivre l’immense majorité des enfants du Togo au cours de leurs études, des situations de vie commune avec les parents dans des conditions intolérables, dans une petite pièce aux commodités rébarbatives, dans des maisons remplies de colocataires dont  certains n’étaient pas toujours une source de sécurité pour les autres.

Je ne suis jamais parvenu à oublier un de ces jours où l’huissier qui devait passer pour collecter les frais de loyer eut une longue discussion avec mon père … Il était question de frais de loyer impayés. Le monsieur nous obligea pendant au moins trois heures de rester dehors sans pouvoir aller chercher nos effets pour faire la toilette et aller à l’école. Il insista pour retirer les clés des mains de mon père et exigea que la somme lui soit versée avant que nous ne puissions réintégrer la chambre. Je vécus cette scène avec beaucoup d’amertume et je sais que beaucoup de familles togolaises ont connu un tel drame, et que plusieurs sont en train de subir actuellement le même sort tandis que certaines sont pratiquement des sans-abri.  Même si on ne saurait venir totalement à bout d’un tel drame social, on aurait pu au moins montrer la volonté à travers un certain nombre d’actions qui auraient pu donner une lueur d’espoir aux familles.

Aucun autre choix ne nous était possible de toute façon. Je commençai donc l’école primaire et eus aussi le temps de faire parfois l’école buissonnière. En effet, l’école était bien une fascination et un mystère, lorsque nous voyions d’abord les aînés partir les matins à la file indienne et revenir les midis avant de repartir l’après-midi. Ma mère témoigne encore aujourd’hui que j’étais souvent inconsolable quand les élèves de la maison, où nous vivions, s’affairaient pour l’école.

Et lorsque vint le jour de mon inscription, c’était une grande joie… Je me souviens encore nettement de ce jour-là, un jour de septembre 1988, ma mère me traîna par la main et nous arrivâmes dans l’enceinte de l’établissement scolaire. Je n’avais pas encore exactement les six ans révolus comme il était requis alors. J’étais à presque mois de cela… Selon le témoignage de ma mère, le directeur ne voulait pas me recevoir et proposait de revenir l’année suivante. Sur ce, j’éclatai en sanglots et criai au monsieur : « Maître, moi-même je désirais venir à l’école depuis ! ». Le directeur, surpris, se rendit compte que l’enfant qui était en face de lui pouvait s’exprimer assez clairement. C’était sur ces entrefaites que je fus reçu.

Mais très vite, le petit enfant que j’étais déchanta devant les nouvelles exigences qu’impose l’instruction.

Je faisais alors quelquefois l’école buissonnière jusqu’au jour où l’information, de fil en aiguille, tomba dans les oreilles de ma mère. Ce fut pour moi un désastre !  Le jour suivant, ma mère en personne m’accompagna à l’école avec des coups de bâton dans le derrière… Désormais, j’étais l’élève qu’il fallait surveiller de très près, et dont on devait interdire les sorties intempestives. Je pris alors conscience de l’enjeu de l’école et me résolus fermement à me mettre au travail. Je réalisai alors que je n’avais plus d’autres choix que d’être assidu à l’école. C’était ainsi le début d’un long et difficile parcours…

Le 05 octobre 1990, nous étions à l’école, quand des gaillards firent subitement irruption au grand dam de tous et commencèrent par déloger les élèves. J’étais en ce moment-là en classe de CE1. La débandade était réelle : nous courrions dans tous les sens. C’était des cris d’affolement de tous côtés et des pleurs fusaient de partout. Je me faufilai entre les gens devenus fous, à la recherche de mon frère cadet qui faisait alors le CP1. Je le cherchai sans succès pendant un bon bout de temps avant de m’éclater en sanglots. « Oh, je vais devenir seul ! », m’écriai-je. Je n’ai que ce seul frère… Nous sommes deux pour les parents.

Ce jour-là, je compris déjà ce que peut être la douleur quand on perd un être cher presque soudainement et gratuitement dans des troubles socio-politiques. Il est vrai que je n’y appréhendais pas grand-chose en ce moment-là, mais je pouvais réaliser la présence du danger, de l’angoisse, de l’absence et surtout de l’incapacité  à agir pour obliger les choses à être autrement.

Je mesure avec une grande sympathie la peine et la tristesse de tous ceux qui perdent des enfants, des frères ou des sœurs, des maris ou des épouses, bref des parents dans les manifestations qui sont violemment réprimées, ou encore ces derniers qui trouvent la mort dans des circonstances créées par les actes de vandalisme. Ce n’est une envie, ce me semble évident, pour personne de s’adonner volontiers à de telles situations de grandes incertitudes… Car nul n’est dans ces cas à l’abri du danger ! Le malheur peut frapper aveuglément ici ou ailleurs…Enfant, je tentais déjà de comprendre la portée de la tragédie humaine !

Des pneus étaient brûlés à tous les carrefours et on pouvait entendre les toits en tôle craquer aux jets de pierres. C’était la première fois que j’assistais à un tel tohu bohu… Je ne trouvai toujours pas mon petit-frère et, pour moi, c’était mauvais présage. Je continuai tout de même à crier son prénom et à pleurer comme un forcené. Je voyais des parents venir chercher leurs enfants, soit sur des motos, soit dans des voitures, et même au dos. Sans avoir une idée claire de ce qui se passait, je pouvais du moins constater que les choses n’étaient plus à leurs places, que rien n’était plus normal… La désolation semblait s’emparer de tous !

Beaucoup de peuples sont passés par des soulèvements populaires pour en découdre avec les systèmes dictatoriaux et antipopulaires. Les exemples sont légion !

J’appris bien plus tard que c’était ce jour-là que notre peuple a manifesté, au plus haut niveau de son désir de liberté, son mécontentement et sa volonté inextinguible de rompre avec le règne tyrannique.

Quand je rencontrai, près de vingt ans plus tard, Hilaire Logo Dossouvi, une des figure de proue du 05 octobre 1990, je compris mieux que la liberté appartient aux audacieux et que seuls les courageux sont faits pour oser.

Peut-être avais-je déjà en moi dès l’enfance la force qui affermit les audacieux et la puissance qui ragaillardit les courageux.

De toute façon, en ce jour-là d’octobre 1990, je ne pouvais faire aucune preuve de courage ni de d’audace. C’était plutôt la peur, l’angoisse et la désolation. L’adage dit vrai : la liberté a un prix !

Je continuai finalement et désespérément ma recherche en m’engageant dans la direction vers la maison. On transportait en toute urgence un élève dont la tenue était éclaboussée de sang vers un dispensaire situé non loin de l’école : je n’ai pu savoir jusqu’à aujourd’hui comment il a pu être blessé à la tête. C’est vrai que je verrais plus grave des années plus tard même d’autres étaient carrément tués à balles réelles, mais je reste inconsolable devant un tel épisode de mes souvenirs d’enfance.

Je puis comprendre à présent, que la longue marche de notre nation vers la liberté encore à conquérir est jonchée de profondes douleurs et de peines immenses. Mais devons-nous continuer indéfiniment à nous battre contre nous-mêmes ? Notre salut commun viendra certainement de l’acceptation de tous de vivre ensemble et de savoir que l’ennemi réel n’est pas endogène.

Comment un enfant peut-il comprendre le fait que les frères et sœurs d’une même nation se battent jusqu’à ouvrir une porte béante à l’animosité, la haine et la discorde au point où ils soient quasiment irréconciliables ?

Il faut dire que je ne suis pas resté indifférent devant cette situation où j’ai eu le même sentiment que ceux qui perdent les êtres chers au nom des luttes politiques.

Il est vrai que je retrouvai plus tard mon frère cadet qui avait pu courageusement pris la route de la maison après m’avoir aussi vainement cherché, mais la seule peur et l’idée de l’avoir peut-être perdu m’ont marqué pour toujours.

Je vécus tous ces moments de grande insécurité avec beaucoup de sensibilité au point que je me souviens encore dans les moindres détails de cet épisode macabre de l’histoire de notre pays, marquant la douloureuse et calamiteuse époque de la grève illimitée qui permit à beaucoup d’enfants de ma génération, nés dans la capitale, de faire l’expérience de la vie dans les zones rurales.

Après le sombre avènement de la grève illimitée, beaucoup familles regagnèrent Lomé, une ville devenue plus que jamais fantomatique et délabrée. Le drame était vaste et la désolation presque générale ! Des gens ont perdu des biens inestimables et la renaissance de l’espoir était un processus plus lent et très incertain.

Quant à ma famille, mes parents sont revenus à Lomé divisés. C’était la séparation… le divorce. Il s’agit d’une autre dure réalité à laquelle je dus faire face, avec courage et obstination. La vie n’a jamais été une ligne sainement droite comme chacun l’aurait naïvement souhaité. Dieu a toujours eu un plan qui prime sur nos desiderata. Il organise les événements de telle sorte que l’enchaînement des circonstances s’appréhende mieux à partir d’une optique plus globale et extérieure. J’ai dû voir mes parents désunis et devenus presque irréconciliables… Mon frère et moi étions condamnés à vivre désormais avec notre père et à nous prendre en charge. Je devins obligé de prendre des responsabilités énormes à si bas âge.

Je ne puis dire aujourd’hui à qui d’entre les deux parents incomber la faute. Il est plutôt certain que ces durs moments ont contribué à éveiller en moi le sens de la responsabilité et l’esprit de leadership. Je devais alors prendre soin de mon frère cadet qui faisait alors la classe de CE1. C’était une expérience à la fois douloureuse et extraordinaire ! J’acquis dès ce temps-là des capacités d’organisation, de planification, de prévisions, d’analyse et surtout de prise de décisions. J’étais devenu celui qui était la maitresse de maison et qui s’occupait de tout pour que tout soit dans l’ordre. Cela n’est pas fait sans peine, car j’ai eu aussi le temps de pleurer quelquefois dans le calme et le silence, quand je voyais les amis qui semblaient plus choyés que nous…

L’histoire des grands hommes, comme le disent beaucoup de personnes, montre à bien des égards que la vie prend le temps de les former dans le secret, durement peut-être même âprement, jusqu’à maturation avant de les propulser devant les événements.

Du CEG de Bè-Kpota au lycée de Lomé-Port : des années de grande prise de conscience

 

Après le CEPD, j’entrai au Collège d’Enseignement Général de Bè-Kpota. C’était pour nous comme un nouveau monde avec d’autres réalités que j’ai pris du temps pour analyser et comprendre bien plus tard. Je me rappelle la fameuse salle de 6e C dans laquelle nous étions plus de cent élèves entassés comme dans un four et dans des conditions insoutenables. Mais nous y trouvions en ce moment-là un moyen de nous amuser dans une sorte d’insouciance. Très peu pouvaient sortir véritablement du lot et c’était justement le cas. Il n’était pas évident que la réussite des élèves soit garantie dans de telles conditions qui ne pouvaient en aucun cas faciliter une transmission efficace du savoir.

Il faut absolument saluer le courage de nos enseignants qui devaient stoïquement prendre en charge de tels effectifs pléthoriques et braver la monotonie et l’ « ingratitude » du métier d’enseignant… pour donner le meilleur d’eux-mêmes comme de dignes patriotes. Je me suis souvent surpris de remarquer que de tels combattants ne sont guère honorés de voir certains parmi eux qui soient décorés en signe de reconnaissance par l’État. Je pense que c’est vraiment injuste d’occulter les efforts de tous les citoyens, mais il me semble encore plus injuste que la témérité, le dévouement et le sacrifice de ces hommes et femmes puissent être tout simplement ignorés ou méconnus. Je garde en mémoire leur noble rôle dans l’édification des citoyennes et des citoyens capables que nous sommes aujourd’hui.

Il n’était pas évident, au prime abord, que nous puissions acquérir de bonnes aptitudes dans les conditions-là qui sont d’ailleurs actuellement les mêmes aujourd’hui, où les besoins individuels des élèves ne sont jamais pris en charge ; ce qui noie malheureusement le talent de beaucoup et leur impose des limitations factuelles. Nombreux étaient les camarades qui s’étaient vu convaincre qu’ils étaient médiocres alors que leurs situations étaient juste dues, pour la grande partie, aux contingences défavorables liées notamment au manque d’infrastructures adéquates.

C’est avec beaucoup de peine qu’on constate que même à l’heure actuelle, dans plusieurs localités du pays, les salles de classe sont plutôt des hangars de claie en paille livrés piteusement aux affres et aux supplices des intempéries. Cela est une infamie nationale ! Il s’agit bel et bien d’un drame humain tout simplement, parce que, après près de soixante ans d’indépendance, l’État togolais s’est trop souvent trompé d’objectifs et de priorités. Il est tout à fait inadmissible de parler constamment de développement pendant toutes ces trois dernières décennies et que le système éducatif dans tout son ensemble soit comme relégué paradoxalement au dernier plan. Et quand je parle de système éducatif, je fais allusion au programme scolaire, aux infrastructures et au personnel enseignant dont les conditions de vie et de travail restent une préoccupation évidente aux yeux de toute personne véritablement engagée pour une véritable indépendance de son peuple vis-à-vis du néocolonialisme sous toutes ses formes. Le défi reste presqu’entier et il nous incombe de le relever avec dignité et honneur…

Les années passées au CEG de Bè-Kpota m’ont permis de prendre conscience de l’enjeu des études. Auparavant, on donnait vraiment l’impression d’aller à l’école parce que les parents le voulaient et tout le plaisir paraissait leur être destiné. Je suis resté dans les enfantillages parallèlement aux  cours ; le football et les parties de vidéoclub remplissaient mes heures libres comme c’était le cas de beaucoup de camarades également. Il n’existait pas, et comme de même pour aujourd’hui d’ailleurs, des centres ou des maisons de jeunes avec des équipements adéquats ayant pour objectif de contenir les besoins socio-éducatifs et d’assurer l’épanouissement intégral de la jeunesse.

Nous étions malheureusement laissés à nous-mêmes et beaucoup se sont engouffrés dans des expériences de non-retour.

Je crois qu’il appartient à l’État de jouer ce rôle de canalisation de la jeunesse en mettant à sa disposition des infrastructures de base appropriées à ses besoins d’épanouissement. L’inexistence de telles infrastructures ainsi que d’un programme idoine à cet effet, expose inéluctablement les jeunes aux dangers de la déperdition qui aboutit généralement à la délinquance juvénile et à ses corollaires.

Nos quartiers tels qu’ils étaient et fonctionnaient ne nous prédisposaient à rien de bon ! C’est pourquoi rares sont les camarades qui ont pu sortir la tête du lot. Nos chances de devenir des hommes et des femmes utiles pour notre pays n’étaient pas optimales et il nous était plutôt plus facile de sombrer dans la déperdition scolaire ou carrément dans le banditisme et même dans la criminalité. Tout y prédisposait en tout cas chacun d’entre nous.

Mais je crois qu’en l’absence de l’État qui devait prendre  des mesures pour nous, Dieu a organisé savamment les événements et les circonstances pour nous préserver du mal. Cependant, de mon côté personnellement, j’y ai laissé quelques plumes… je redoublai au grand dam de tous la classe de 4e. C’est à partir de cet échec, le premier et le seul dans mon parcours scolaire, que ma prise de conscience véritable de l’importance des études est née.

 

Je me rendis compte en ce moment-là que je n’étais pas fait pour traîner les pas. Nous étions dans l’année scolaire 1998-1999. Notre génération venait également de vivre consciemment pour la première fois des élections présidentielles de 1998 qui renforcèrent une fois de plus le pouvoir du Général Gnassingbé Éyadéma au détriment des forces incarnées par Gilchrist Olympio.

Nous avons vu passer les liesses populaires, les grandes mobilisations portant le flambeau d’un espoir vainement attendu face à l’enracinement décisif d’un système tyrannique et aux pratiques dégradantes et rétrogrades.

Il est vrai qu’on entendait parler du RPT et de son « invincible » chef, des autres partis politiques incarnés par des noms comme Edem Kodjo, Me Yaovi Agboyibo, Léopold Gnininvi, Zarifou Ayéva, Me Joseph Kokou Koffigoh, etc., mais il ne nous venait pas encore clairement à l’esprit que le débat politique pouvait devenir aussi une affaire de génération, de devoir de liberté et de vérité.

Comme bon nombre de ma génération, les événements politiques de l’année 98 sont vécus comme un éveil de conscience et un appel ainsi qu’une fascination.

Il nous arrivait même en ce temps-là de nous attribuer des noms d’hommes politiques et nous nous amusions à nous dire que nous pouvions venir à bout du régime en place.

Beaucoup de mes anciens camarades peuvent aujourd’hui témoigner que, personnellement, je révélais déjà mon goût prononcé pour la politique et surtout pour apporter des solutions à nos problèmes  depuis cette année-là. Je me souviens ici de tous mes anciens camarades très proches comme Amouzou Nélou, Kpotor Afantchao, Quenum Kodjo, Binkagni Abdoul Ganiou, Togné Messan, Dam Pligou, Kpotoli Kodjo, etc., avec qui ces premiers moments d’éveil de conscience se sont opérés. Je n’oublie pas nos débats politiques sous les arbres pendant les récréations, qu’il s’agisse de l’actualité politique togolaise ou internationale. Les radios Africa N°1 et RFI étaient pour nous des références et nos idées du débat politique se forgeaient ainsi.

C’était alors le temps des premiers rêves et l’époque des premières révélations… J’avais compris que seul le travail bien fait, l’assiduité et l’abnégation pouvaient permettre d’ouvrir devant nous de grandes portes, celles d’un avenir meilleur rempli de grandes responsabilités…

Quand je montai en classe de 3e, c’était désormais en jeune homme averti et déterminé ! J’étais bel et bien l’un des meilleurs élèves et réussis brillamment au BEPC avec une moyenne de près de 16 sur 20. C’était vraiment le réveil et je pouvais croire à partir de ce moment-là en mon étoile patronale.

Cette étape franchie, je voulus d’abord, au regard des moyens très limités, m’orienter vers les séries techniques en vue trouver tôt quelque chose à faire. Je pensai à la série F4 après les conseils de la part de certains aînés de quartier. Je crois que c’est cela aussi un autre problème de notre système éducatif : la question d’orientation scolaire. Il existe là également un réel vide, un vrai trou noir dans lequel s’engouffrent quelquefois de façon irrécupérable beaucoup d’élèves et d’étudiants. Ceux-ci sont toujours pour la plupart des cas abandonnés à eux-mêmes sans conseils ni accompagnements réels et adéquats. J’ai aussi pratiquement été avalé par ce même monstre, tueur de destin et briseur d’avenir.

Après être allé au lycée technique d’Adidogomé pour les renseignements possibles, en vue d’une inscription, j’eus un entretien avec mon père qui voyait plutôt en moi des prédispositions pour réussir dans le domaine des lettres. Mais moi j’étais déjà confus et me trouvais capable de réussir finalement dans tous les domaines, ce qui était apparemment vrai.

Je me résolus alors à m’inscrire en Seconde série A4 au lycée de Lomé-Port, mais, pour défaut de place disponible, je fus obligé  d’aller en série CD, puisque, de toute façon j’avais bien sûr obtenu de très excellentes notes dans les matières scientifiques au BEPC.  Je ne puis donc plus aller à Adidogomé. Il faut dire qu’en un moment donné, j’y étais de toute façon obligé par faute de moyens pour les frais de loyer au cas où je devais aller au lycée technique. Le choix était donc dicté par les circonstances et peut-être le plan de Dieu était-il comme cela en marche.

Je m’inscrivis et commençai cette rentrée scolaire 2000-2001 avec enthousiasme et optimisme. C’était un nouveau monde qui s’ouvrait à moi et certainement à plusieurs autres camarades. Nous étions désormais conscients et savions bien ce que nous cherchions et là où nous voulions aller. J’étais devenu lycéen !

Au lycée de Lomé-Port, je ne fis que le premier semestre en série CD… Je réalisai que mes talents de littéraire prenaient le pas sur les autres. Après les compositions du premier semestre, je demandai dans une lettre adressée au censeur, M. Eyessi, une réorientation pour revenir en série A4. L’option n’était pas évidente, parce que nous ne faisions pas l’allemand en série CD alors que ce cours avait déjà été dispensé pendant tout un semestre en série A4.

Je me rappelle encore ce moment-là comme si c’était hier… En effet, je dus avoir la caution morale que l’un de mes enseignants apporta. Il s’agissait de Monsieur Jules Kokouvi Logo, le frère cadet d’Hilaire Dossouvi Logo, l’un des hommes-symboles de l’avènement de la démocratie dans notre pays. En fait, les Logo sont originaires de la même localité que moi, ils sont d’ailleurs des oncles, à la fois paternels que maternels. C’est ainsi que Monsieur Jules Logo, enseignant de français de son état et en poste alors au lycée de Lomé-Port, me prit en charge et marqua pour toujours et très grandement l’homme que je suis devenu. Cet homme-là m’a fait !

Quand j’obtins de revenir en seconde A4, il était l’enseignant chargé du cours de français… Avec lui, c’était une alchimie ! Les séances de cours avec lui étaient pour moi les plus enthousiastes, car il avait l’art d’enseigner et le savoir à transmettre. Grâce à ses cours sur la littérature française, notamment le siècle des lumières et ses auteurs à l’instar de Montesquieu, Rousseau, d’Alembert, Voltaire, je commençai par découvrir et à être fasciné par les idées de liberté, de justice, de loi, de démocratie, de gouvernement, de droits de l’homme, de révolution et de changement, de régime et de peuple, etc. De même, des noms prestigieux et des idées nobles me fascinèrent dans la littérature africaine : Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, David Diop, Franz Fanon, Wolé Soyinka, bref le fameux mouvement de la Négritude et ses valeurs ainsi que les idées d’indépendance, de dignité des Africains, d’égalité entre les races, etc. C’était fait : j’avais trouvé mon chemin de Damas !

Très vite, je me fis remarquer à l’occasion des séances de déclamation de poèmes, instituées par Monsieur Logo, généralement dix minutes avant la fin de ses heures. Je passai comme la figure marquante lors de ces moments de partage, d’apprentissage et de fierté. Beaucoup de poèmes que j’ai publiés en 2002 dans Offenses sont nés au cours de ces séances. Je me rappelle que ce recueil ne fut jamais divulgué pour la simple raison que le proviseur d’alors, Monsieur Karim Barboza, y vit des écrits tendancieux contre le régime en place et plus gravement contre le Général Éyadéma. J’étais alors en classe de Première.  Monsieur Logo fut accusé d’avoir aidé à écrire de tels textes. Je fus sommé de ramener tous les exemplaires encore auprès de l’imprimeur, et le proviseur garda tout le lot. C’était ce que je devais faire avant de retirer ma carte d’élève pour aller cette année-là à l’Examen du Probatoire.

 

Déjà élève, je venais de faire l’incompréhensible et redoutable expérience de la censure. Je n’avais jamais imaginé que des poèmes dans lesquels je parlais de liberté du peuple, de démocratie, de la nécessité de mettre fin à la dictature ou encore d’oser nommer naïvement l’alternance au pouvoir, pouvaient représenter un danger pour l’enfant, le jeune lycéen que j’étais. Je ne compris pas grand-chose, mais Monsieur Karim Barboza était clair et sans ambages dans ses avertissements le jour où il fit irruption dans notre salle de classe et vociféra : « Est-ce que l’élève Gnagnon Kossi est présent ? Tu veux bien m’apporter tous les exemplaires de ce fameux bouquin ? Tu te crois où toi là ? Tu veux nous créer des ennuis ici ? Mais dis donc, ils vont t’écraser comme une mouche ! Apporte-moi tous les exemplaires demain à la première heure ! Compris ? » Il régna à ces paroles un silence de cimetière dans la salle. Des bourdonnements absurdes s’arborèrent après qu’il fut parti, et je vis sa haute silhouette défiler derrière les claustras comme Colosse lui-même. Je compris que je venais de commettre une bourde ! Mon cœur battait la chamade… et je commençai par douter de moi-même, de cette liberté d’écrire, et d’écrire sur la liberté ; je remis mes rêves en cause, plus de possibilité d’écrire des poèmes pour s’amuser ou pour rire entre camarades. Et s’il fallait continuer à écrire forcément, il fallait le faire à la manière de Pierre de Ronsard et non comme David Diop, ni comme Léon-Gontran Damas ou encore comme l’Incarcéré de Yves-Emmanuel Dogbé, un roman que je savourais aussi en ce moment-là.

De ces événements très révélateurs, je commençais à réaliser que je vivais dans un pays qui avait sûrement des difficultés à résoudre. Pour moi désormais, il y avait des choses à restaurer ! Ce que je lisais dans les livres étaient différents de ce que je vivais dans la réalité : cela allait vraiment de soi.

Des idées de liberté et de démocratie, même si elles n’avaient pas encore pris clairement forme en moi, commencèrent à germer. Mon militantisme était né !

Avec des amis et des camarades, nous fondâmes le Journal Senghor, une première dans la vie de ce jeune lycée, consacré fondamentalement à la promotion de la poésie et à la diffusion de l’actualité sur la vie au sein du lycée. Je devins le directeur de publication, ce qui était une grande fierté.

 

Je commençai également à militer au sein des associations comme Amnesty International Togo, Association Togolaise pour le Bien-être Familial, pour ne citer que ceux-là.  Je devins un « homme public » au sein du lycée ! Nous étions alors ceux-là qui passaient de salle en salle pour passer les communiqués de réunion, pour rappeler les dates et les programmes des évènements. C’était bien évidemment l’entrainement à l’action publique qui était ainsi inauguré, et cela s’est poursuivi sur plusieurs années.

Des enseignants aussi engagés pour la chose sociale étaient sur notre chemin.

Basile Agboh, enseignant et journaliste, directeur de publication du Journal Akéklé (Scorpion) me découvrit quand j’étais en classe de Terminale et m’initia au journalisme professionnel sur le tas. Je devins plus tard membre du comité de rédaction puis secrétaire de rédaction de son journal dans les années suivantes.

Je me souviens de Joël Messan Gavo, enseignant de mathématiques mais aussi très engagé pour la promotion de l’éducation. Il fonda le magazine Lumière de l’Éducation dont je fus chef reporter et fis plusieurs expériences en parcourant les établissements scolaires de Lomé pour faire la promotion des différents numéros ou pour aller couvrir des événements culturels.

Quant à mon engagement dans Amnesty International, il faut dire que mon désir de voir la justice s’appliquer, en fut le moteur. Monsieur Léonard Attoh, enseignant d’histoire, facilita notre adhésion à cette grande organisation. Les participations aux sessions et aux multiples activités ont contribué à bâtir le socle de notre engagement pour le respect des droits de l’Homme et de la justice.

Je crois que c’est véritablement au cours de ces années d’intense apprentissage que mon goût pour l’action politique s’est aiguisé et que mon sens du devoir citoyen s’est éclairci.

En 2004, je réussis brillamment au baccalauréat série A4, philosophie et lettres. Ma fierté et celle des parents étaient grandes. Une longue étape venait d’être bouclée. Tout était désormais possible, comme nous le pensions alors. Un autre monde s’ouvrait alors au lycéen plein de rêves que j’étais.

Dr Jean Emmanuel Gnagnon, ‘’Demain Sera Meilleur’’ (Livre Inédit)

 

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre et Referencetv.tg

Politique : Culture de la Paix Le Député UNIR KOUDOAGBO Kodjo appelle la population à la culture de la paix

‘’La paix est une grande richesse et sans elle, il n’y a pas de développement. C’est dans la paix que l’économie connait un  essor filgurant. Nous devons toujours la sauvegarder et être son porte flambeau’’.

  C’est un extrait des propos du Député UNIR et Adjoint au Maire d’Agoé-Nyivé 3, KOUDOAGBO Kodjo Kadevi Denis, le samedi 07 décembre 2019 à Elavagnon à Lomé.

     S’adressant aux jeunes et aux femmes à la suite d’une opération de salubrité politique, le Député UNIR et Adjoint au Maire KOUDOAGBO Kodjo Kadevi Denis a insisté sur la nécessité de préserver la paix dans notre pays.

‘’Comme vous le savez déjà, le Gouvernement vient de fixer la date du premier tour des élections présidentielles au  22 février 2019. Tous les jeunes et femmes d’Agoé-Nyivé doivent adopter un comportement exemplaire en œuvrant pour la préservation des acquis notamment la paix, si chère à nos Hautes Autorités avec à la tête le Président Faure Essozimna GNASSINGBE’’ a déclaré le Député KOUDOAGBO.

‘’ Je suis convaincu qu’au moment opportun vous savez ce que vous allez faire dans les urnes pour permettre à notre Président de continuer sa politique de développement’’ a encore ajouté Monsieur KOUDOAGBO Kodjo Kadevi Denis.

Plume Libre et Referencetv.tg

Interview exclusive du Responsable de Clenzics Edem YIGAN : « L’Afrique est à la traîne en technologies …Nous devons relever les défis notamment pour la Data Literacy »

Que doit-on comprendre par la Data Literacy ou la culture de la donnée ? Quelle en est l’utilité ? Où en est- on en Afrique et particulièrement au Togo? Voilà autant de questions qui ont retenues notre attention dans cette interview que le responsable de Clenzics : Edem YIGAN a accordé à la Rédaction de Referencetv.tg.

Société de conseil en technologies digitales ayant  des bureaux à Abidjan et à Paris, Clenzics a organisé   une conférence à Onomo Hôtel à Lomé en fin du mois octobre.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    La particularité de la  société  Clenzics est qu’elle  travaille  sur des projets de prototypage rapide autour des données : depuis la production jusqu’aux modèles d’intelligence artificielle en passant par le stockage et la distribution.

Pour Edem YIGAN :’’ Malheureusement, comme souvent sur ces sujets technologiques, nous sommes à la traîne tant en terme de production de données que de moyens techniques. Le continent produit à peine 1% des données mondiales.’’

Mais le jeune expert et spécialiste de la Data Literacy ajoute : ‘’Malgré tout, de belles initiatives sont déjà prises dans de nombreux pays …’’

Nous vous proposons de lire l’interview en intégralité .

 

Referencetv.tg : Qu’est-ce que la Data Literacy ou la culture de la donnée?

  1. YIGAN : Il s’agit tout simplement de l’aptitude à travailler avec les données : les identifier, les collecter, les stocker et les analyser.

Qu’elles soient structurées ou non, sous forme de texte, de vidéo ou d’audio, ces données ont une grande valeur que nous devons être en mesure d’extraire au 21e siècle.

 

Referencetv.tg : Quelle est l’utilité de la maîtrise de la Data Literacy ?

  1. YIGAN : Rien de ce que nous faisons aujourd’hui ne se fait sans donnée : nos appels téléphoniques, notre santé, notre production agricole, nos crédits bancaires, la météo, l’érosion des côtes togolaises, tous ces sujets produisent des données que nous devons être en mesure de capturer stocker et analyser. D’abord pour une meilleure compréhension des phénomènes et processus.

Mais aussi parce que la donnée est au coeur de la transformation digitale dont on parle tant. La data literacy offre des perspectives d’emploi pour les jeunes et moins jeunes, une plus grande compétitivité pour les entreprises, une efficacité accrue pour toute organisation publique ou privée.

Il est aujourd’hui important d’inclure cette culture dans la formation de notre jeunesse parce que cela lui ouvrirait de belles perspectives d’emploi : des développeurs, des ingénieurs cloud, des data engineer, data scientist, mais aussi des juristes, économistes ou psychologues, tous spécialistes de la donnée.

Imaginez une application qui permet via un chatbot de commander son « Ayimolou» via WhatsApp pour midi.  Ou encore une qui affiche directement les paroles des tubes de Bella Bellow.

Ou une autre qui envoie les besoins de consommation de produits agricoles aux coopératives agricoles par SMS. Les perspectives sont nombreuses.

 

Referencetv.tg : Où en est – on en Afrique et particulièrement au Togo?

  1. YIGAN : Malheureusement, comme souvent sur ces sujets technologiques, nous sommes à la traîne tant en terme de production de données que de moyens techniques. Le continent produit à peine 1% des données mondiales.

Malgré tout, de belles initiatives sont déjà prises dans de nombreux pays, des journalistes Ghanéens se sont ainsi formés récemment au data-journalisme, Google vient d’ouvrir son centre d’IA à Accra. Andela la startup nigériane créée en 2014 forme des centaines de développeurs et a levé en début d’année 100 millions de dollars.

Reste maintenant à répliquer ce genre de succès au Togo. Il faut obligatoirement relever les défis de la data literacy. Nous y croyons.

 

 

Referencetv.tg : Vous aviez organisé une conférence à Onomo Hôtel à Lomé en fin du mois octobre. Qu’est ce qui a motivé une telle rencontre ?

Que faut-il retenir pour l’essentiel de la rencontre ?

  1. YIGAN : Notre objectif principal est de faire découvrir aux jeunes et au monde professionnel togolais l’importance de la data literacy.

Nous avons en exemple des mastodontes américains et chinois qui tirent profit de téraoctets de données : Amazon, Facebook, Google, Alibaba, Tencent, etc .

Ces données procurent de plus en plus de pouvoir mais comportent aussi des biais qui sont renforcés par les algorithmes d’intelligence artificielle. Les algorithmes de reconnaissance faciale et de détection de cancer de la peau, par exemple, marchent mal sur les peaux foncées. Cela exclut une grande partie du continent, mais offre aussi des opportunités de business.

Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook a dit un jour : « Un écureuil en train de mourir dans votre jardin peut être plus pertinent pour vos intérêts à cet instant précis que des gens en train de mourir en Afrique.» Cela est peut-être choquant pour certains mais ses propos sont vrais : la pertinence et le contexte des données et des informations sont importants.

Il faut donc que le continent produise plus de données qui lui ressemblent. Et qu’il arrive à traiter ces données pour en tirer la substantifique moëlle.

Avec des moyens techniques et des compétences que nous avons voulu partager avec le public loméen.

 

Referencetv.tg : Présentez nous votre structure : CLENZICS ?

  1. YIGAN : Nous sommes une société de conseil en technologies digitales avec des bureaux à Abidjan et à Paris. Notre particularité est que nous travaillons sur des projets de prototypage rapide autour des données : depuis la production jusqu’aux modèles d’intelligence artificielle en passant par le stockage, et la distribution, nous aidons nos clients à valoriser leurs données sur des projets à cycle court terme afin de produire des résultats rapidement.

Nous aimons également travailler en réseau d’experts, ce qui nous permet une interdisciplinarité dans la réalisation de nos projets qui touchent plusieurs secteurs d’activités : banque, assurance, énergie, marketing, agriculture, négoce… Nous n’avons pas de verticale de marché privilégiée.

 

Referencetv.tg : Merci Monsieur YIGAN.

  1. YIGAN : Merci à vous aussi.

 

                    Propos recueillis par Emmanuel Vivien TOMI et

la Rédaction de Referencetv.tg

Fait divers : Un homme a frôlé la mort pour avoir rendu visite à une femme d’autrui

Les hommes qui prennent des risques en se rendant chez des femmes dont ils ne connaissent pas réellement le statut doivent faire très attention. Un homme a failli subir la vindicte populaire pour avoir rendu visite à une femme d’autrui, tout récemment dans un quartier banlieusard de Lomé, la capitale Togolaise.

Kossi A. , un jeune homme d’une trentaine d’années environ à failli périr sous la colère d’une foule sadique pour avoir rendu visite à Sika Josephine A., une jeune dame de moins de la trentaine.

Le jeune homme a été surpris par son rival au moment où il tentait d’embrasser à la devanture son hôte Sika Josephine. Sans hésiter, « le mari « de Sika a crié « oh voleur ! ». Mais il y a certains  quartiers dans les villes africaines oû quand on lance cette alerte ,des jeunes se lancent à la poursuite du présumé « malfrat  »

Kossi a fait de son mieux avec sa moto pour fuir la foule en colère. Heureusement pour lui que dame Sika est arrivée à temps au lieu de chute pour expliquer à la foule que Kossi n’était pas un voleur.

Le rival très remonté explique finalement les faits : »c’est ma femme. C’est Moi qui ai loué l’appartement et ce Monsieur vient pour me cocufier. C’est un voleur de femme. Voilà pourquoi j’ai crié Oh voleur.  »

La foule s’explose de rire et des conseils sont donnés au ‘’voleur de femme d’autrui’’.  Alors, avis aux candidats.

Vivien

Référence TV et Plume Libre

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Togo / Interview exclusive du Président du parti ADDI Pr Aimé GOGUE : « Pour la Présidentielle de 2020 : il faut un cadre électoral plus correct et les démocrates doivent lutter pour que les véritables résultats des urnes soient connus »

 

       « Il y a actuellement le processus de candidature unique de l’opposition qui est en cours. Si cela n’aboutit pas, il reviendra aux instances compétentes du parti ADDI de décider. La probabilité que je sois candidat n’est pas nulle», c’est en substance la réponse du Professeur Aimé GOGUE à la question suivante : Serez-vous candidat à la présidentielle de 2020 ?

Dans une interview exclusive accordée à la Rédaction de Referencetv et de Plume Libre, le Président National de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral : ADDI, le Professeur Aimé T. GOGUE se prononce sur l’actualité nationale notamment la présidentielle de 2020.

Monsieur GOGUE déclare entre autres : « Pour ADDI il faut mettre l’accent sur la mise en place d’un cadre électoral plus correct. Ce sera difficile ; mais il faut essayer. Il est possible qu’au cours du processus, l’opposition puisse retrouver une certaine cohésion. Si non, les partisans de la démocratie doivent être prêts à la lutte pour que les véritables résultats des urnes soient connus ».

Nous vous proposons de lire cette interview en intégralité. 

 

Referencetv : Monsieur le Président, comment se porte votre parti politique ?

 

Pr GOGUE : Bonjour Vivien et bonjour à toute l’équipe de Reference TV et de Plume Libre. Merci pour cette interview et félicitations pour tout ce que vous faites.

Le Parti ADDI se porte relativement bien après le choc des élections municipales, le travail de terrain reprend peu à peu.

 

Referencetv : Quel bilan faites vous des élections passées notamment les législatives et les Municipales ?

 

Pr GOGUE : Ces élections font partie des expériences que tout parti et ADDI notamment, souhaiterait oublier. Nous assumons la décision que nous avions prise ensemble de ne pas participer aux élections législatives de décembre 2018. Permettez-moi de ne pas la justifier. Mais les conséquences sont désastreuses non seulement pour les partis de la C14, d’alors, que pour la population togolaise que surtout pour la démocratie au pays.

En ce qui concerne les élections municipales, je ne regrette pas la décision que nous avions prise de participer à ces consultations. A mon niveau en particulier j’ai tiré des leçons très amères mais malheureusement très élémentaires : que ce soit au niveau des « militants » que des partis politiques de l’opposition, les préoccupations individuelles dominent beaucoup d’actions dans cette vie; ensuite, UNIR est prête à tout pour le pouvoir : c’est inimaginable. C’est tout cela mis ensemble qui expliquerait ces fraudes incroyables de UNIR et ces résultats catastrophiques attribués à l’ensemble des partis de l’opposition. Nous devons en tirer des leçons pour les futures consultations électorales.

 

Referencetv : Est ce qu’on peut dire que la démocratie Togolaise avance ou au contraire, elle recule ?

 

Pr GOGUE : Sans hésitation je dirai qu’il y a eu un net recul de la démocratie. Des exemples de ces derniers mois : des listes invalidées par la Chambre administrative de la Cour suprême qui se retrouve validées par quelle instance (?), fraudes de toute nature; relecture liberticide de la loi qui encadre les manifestations ; etc.

 

Referencetv : Que pensez-vous de la présidentielle de 2020 ?

 

Pr GOGUE : Pour ADDI il faut mettre l’accent sur la mise en place d’un cadre électoral plus correct. Ce sera difficile ; mais il faut essayer. Il est possible qu’au cours du processus, l’opposition puisse retrouver une certaine cohésion. Si non, les partisans de la démocratie doivent être prêts à la lutte pour que les véritables résultats des urnes soient connus.

 

Referencetv : Serez-vous candidat à la présidentielle de 2020 ?

 

Pr GOGUE : Il y a actuellement le processus de candidature unique qui est en cours.

Si cela n’aboutit pas, il reviendra aux instances compétentes du parti ADDI de décider. La probabilité que je sois candidat n’est pas nulle.

 

Referencetv : Les deux tours de la présidentielle au Togo: une chance ou un risque ?

 

Pr GOGUE : Les deux à la fois. C’est une opportunité. Nous devons la saisir en définissant la stratégie appropriée. Mais nous devons à tout prix penser que le mode de scrutin à  deux tours facilite la victoire de l’opposition. Des divisions et des discours acerbes entre les candidats de l’opposition au premier tour, pourront laisser des rancœurs qui ne faciliteront pas les transferts de voix en cas de deuxième tour. Il est donc indispensable que la sérénité revienne dans le camp de l’opposition.

 

Referencetv : Quelles sont vos relations aujourd’hui avec les autres leaders de l’opposition et les acteurs politique de la mouvance présidentielle ?

 

Pr GOGUE : Il est difficile de répondre à cette question.

Plus que dans le cas des relations humaines, nous sommes en politique : il y a certainement des gens qui m’adorent, d’autres me haïssent que ce soit de l’opposition ou de UNIR. Certains ont peut-être comme slogan TSG (Tout Sauf GOGUÉ). Mais ceci montre que je suis simplement un être humain.

Avançons seulement.

 

Referencetv : Y’ aura t il alternance en 2020 selon vous ?

 

Pr GOGUE : J’y crois

 

Referencetv : Que pensez-vous de la question de candidature unique de l’opposition en 2020 ?

 

Pr GOGUE : Vous connaissez certainement la position de ADDI sur la candidature unique: la candidature n’est une condition ni nécessaire ni insuffisante pour gagner les élections. Mais  dans l’un ou l’autre cas il est indispensable que l’ensemble des acteurs de l’opposition reconnaissent n’avoir qu’un seul adversaire : le candidat de UNIR.

J’avais soutenu qu’il n’y avait aucune expérience de candidature unique. Après vérification j’ai constaté qu’il y a eu l’exemple des partis politiques d’opposition de la Serbie contre Milosovic. Mais généralement obtenir un candidat unique est  une épreuve très difficile. C’est pourquoi je dis que l’avoir serait une cerise sur le gâteau.

En dépit de ces difficultés  ADDI avait accepté participer au processus de désignation d’un candidat unique de l’opposition pour 2020. Je crois d’ailleurs être le seul leader à avoir pris l’engagement écrit de respecter le choix qui ne porterait pas sur une personnalité de ADDI. Mais pour ADDI il faut que le processus soit inclusif et transparent. Inclusif en ce sens qu’il devrait donner confiance à tout candidat potentiel d’y participer; transparent suivant les critères prédéfinis de manière  consensuelle

Pour ADDI si ces conditions ne sont pas remplies il va de soit que le processus n’aboutira pas au choix d’un candidat « consensuel » mais plutôt à la désignation d’un candidat de « copains »; et ceci vous comprenez que ce serait difficile pour moi de recommander à mon parti de s’associer à un tel exercice.

Il faut surtout que nous fassions rêver la population que la candidature unique est la seule condition pour l’alternance. Nous devons faire comprendre à la population l’existence d’un plan B au cas où nous n’arrivons pas à avoir un candidat unique consensuel. Ne pas le faire, sera la meilleure façon d’augmenter le taux d’abstention, ce qui n’est pas favorable à l’opposition.

 

Referencetv : Votre message à la diaspora Togolaise ?

 

Pr GOGUE : Nous comptons beaucoup sur la diaspora pour l’alternance dans le pays. Mais à cet effet il faut qu’elle aide à construire et à consolider l’union de l’opposition. Vouloir vanter les mérites d’un leader de l’opposition par rapport à un autre, déployer des efforts pour discréditer tel ou tel leader de l’opposition sont des manœuvres à bannir car affaiblissement toute l’opposition. J’espère que certains d’entre-eux oublieront cette ridicule histoire des 30 millions pour continuer à soutenir notamment financièrement leur leader favori.

 

Referencetv : Votre message à vos concitoyens qui sont au pays, surtout à la jeunesse ?

 

Pr GOGUE : J’avais déjà mis sur les réseaux sociaux des vidéos concernant Malala. Ils peuvent également faire des recherches sur la jeune Suédoise, Greta Thunberg, qui travaille sur le changement climatique. Ces deux jeunes filles n’avaient que 16 ans avant de mener des actions d’ampleur mondiale. Ces deux adolescentes n’ont pas attendu des orientations de qui que ce soit avant d’agir.

Je souhaite ardemment que les jeunes de savoir que la lutte pour la démocratie est aussi et surtout la leur. Ils ne doivent pas se contenter de dire qu’il faut faire la place aux jeunes. Ils doivent plutôt prendre toute la place prépondérante qui leur revient.

 

Referencetv : Mot de fin de cet entretien

 

Pr GOGUE : Contrairement à ce que des compatriotes disent, rien n’est perdu pour l’alternance en 2020. Cherchons ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous divise. Il est certain que nous les leader de l’opposition ne sommes pas parfaits car nous sommes des êtres humains. Donc nous ne sommes pas à l’abri de critiques négatives voir des insultes. Ces critiques nous permettent de nous améliorer. Mais de grâce : lorsque des militants de la démocratie passent 10 minutes à nous critiquer ou à nous insulter, je souhaiterais qu’ils passent 50 minutes à apprécier se que fait nos adversaires de UNIR et à nous proposer des stratégies pour que l’opposition gagne.

Du courage et bonne chance à tous.

 

Referencetv : Merci Monsieur le Président.

 

Propos recueillis par Emmanuel Vivien TOMI et la Rédaction

de Plume Libre et Référence TV

www.referencetv.tg

 

Santé / Séminaire Atelier d’AO Alliance à Notsè : Des médecins outillés sur le principe du traitement non – opératoire des fractures

La salle de conférence de l’hôtel Le Berceau de Notsè au Togo a servi de cadre du 18 au 20 septembre 2019 au troisième du cours de l’Association d’Ostéosynthèse : AO Alliance. Plus d’une cinquantaine de médecins et de membres des services de santé  du Togo en l’occurrence de la Région Maritime  ont pris part à cette formation.

« Principes du traitement non – opératoire des fractures » , tel est le thème de cet troisième atelier qui intervient après celui de la Région des Plateaux en avril 2017 et le second dans la Région de la Kara en avril 2018 .

Cette permet de donner aux médecins et autres membres des services de santé des principes de base pour le traitement non chirurgical des fractures les plus communes ainsi que les moyens de reconnaître parmi ces dernières celles qui nécessitent un traitement chirurgical et de les transférer dans les meilleures conditions.

Enseignements oraux, exercices pratiques ,ateliers de discussion, ces cours ont donné l’occasion aux formateurs et participants d’aborder divers sujets dont : la consolidation osseuse, la classification des fractures, le traitement des fractures diaphysaires et des fractures articulaires de même que la pratique de soins.

Dans une interview accordée à la presse à la fin de la formation, les responsables de la structure et de l’enseignement et les participants ont fait part de leur satisfaction. C’est le cas du Professeur Grégoire Anani ABALO du Togo, Responsable national de l’Enseignement AO Alliance, du Professeur Abdoul TOURE du Tchad , Responsable Régional de l’Enseignement et du Professeur Maurice KOUME de la Côte d’Ivoire, Enseignant International Africain . Cet avis de satisfaction est aussi partagé par les enseignants nationaux comme Dr Gamal AYOUBA et les participants.

Les médecins et autres membres des services de santé ont été outillés sur le principe du traitement non – opératoire des fractures  au cours de ce troisième cours de l’AO Alliance. Ils peuvent donc décrire et classer les fractures les plus fréquentes , décrire les principe de base du traitement de ces fractures, mettre en places et utiliser les techniques non chirurgicale de traitement de ces fractures (lorsqu’elles sont applicables) .  Les participants à la formation de Notsè ont appris à prévoir et prévenir les possibles erreurs et complications de ces fractures et de leur traitement. Ils peuvent aussi identifier les fractures qui bénéficieraient d’un traitement chirurgical, planifier les soins des patients traités par orthopédie et mettre en place des procédures pour maintenir un haut niveau de qualité des soins.

A la fin de la formation de Notsè, les participants ont reçu des attestations des mains des Responsables d’AO Alliance et des Enseignants.

Emmanuel Vivien TOMI

Reportage à Notsè

Referencetv.tg et Plume Libre

Développement / Communication La Boutique Togocel de Kpétsumé est opérationnelle

 

 

Le samedi 27 juillet 2019, dans la matinée, la Boutique en Franchise de Togocel de Kpétsumé dans le canton d’Assahoun, préfecture de l’Avé a été inaugurée par les Autorités Locales et les Responsables de Togocel.

Les populations de Kévé, Apéyémé, Kpétsumé,  Assahoun et autres cantons et villages de la préfecture de l’Avé ont la possibilité de bénéficier encore plus des services de la Société de téléphonie Togocel. Et pour cause la Boutique en Franchise de Kpétsumé est opérationnelle.

Plusieurs discours ont meublé la cérémonie de la Boutique Togocel de Kpétsumé.

C’est le chef canton d’Assahoun Togbui BELETE-NOMEGNON III qui a couvert le bal des interventions par son mot de bienvenue.

Le représentant du partenaire et cadre de l’Avé Alexandre AZIABU n’a pas manqué de saluer l’initiative et de féliciter Togocel qui se rapproche encore plus des populations.

Le Directeur de la distribution SHABAN Ahmed, également Représentant du Directeur Général de Togocel, a expliqué la vision de Togocel et l’objectif des Boutiques dans tout le pays.

Avant la coupure symbolique du ruban, le déroulement de la plaque et la visite des lieux, il y a le discours officiel du Préfet de l’Avé, AWU Kossi.

Le Représentant du Pouvoir Central a félicité Togocel pour ses activités en l’occurrence l’installation des Boutiques dans les préfectures.

La cérémonie a été agrémentée par la prestation des groupes Bobobo Elilim de Kévé, Azélé Forever de Kpétsumé et la Compagnie théâtrale Do Aveniro de Lomé.

Plume Libre

Affaire des e-mails: Donald Trump défend sa fille, Ivanka!

Le président américain a défendu sa fille, Ivanka, dans l’affaire des emails envoyés à partir d’un compte personnel. Pour Donald Trump, le cas de sa file est différent de celui de l’ex secrétaire d’État américain, Hillary Clinton.

Ce sont des fonctionnaires de la Maison Blanche qui ont fait la découverte. Selon le Washington Post, ces travailleurs ont allégué que Ivanka Trump, la fille de Donald Trump utilisait une messagerie privée, ce qui est contraire aux lois fédérales.

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