Dossier / Société : Situation des dockers Y a-t-il une pratique de deux poids deux mesures à la LCT ? Le Port Autonome de Lomé met il environ 330 dockers en situation précaire ?

 

Notre Rédaction ouvre un dossier d’investigation sur les conditions de travail et de vie de ceux qui chargent et déchargent les navires plus connus sous le nom de dockers. Nous nous intéressons notamment dans ce dossier aux dockers venus du Port et mis à la disposition de la Société Lomé Conteneurs Terminale : LCT et ceux qui sont recrutés par la LCT directement. Ont-ils le même salaire pour le même travail accompli dans les mêmes conditions ? Sont-ils tous déclarés ? La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) reçoit-elle régulièrement leurs cotisations que le Port est censé verser ? Pourquoi le Port en l’occurrence le Service de Main d’Œuvre du Port (SMOP) n’arrive pas à mettre ses dockers dans les mêmes conditions que ceux de la LCT ? Y a-t-il une pratique de deux poids deux mesures à la LCT ? Le Port Autonome de Lomé met-il  environ 330 dockers en situation précaire ? Lisez donc la première partie de ce grand dossier consacré aux conditions de travail et de vie des dockers notamment ceux qui travaillent à la LCT , nuit et jour.

 

Le travail de docker consiste surtout à charger et à décharger les navires. C’est un travail très difficile et qui expose à beaucoup de risques. Mais c’est avec gaieté du cœur, abnégation et détermination que plusieurs jeunes togolais se donnent à ce métier important pour l’essor de l’économie de notre cher pays le Togo.

‘’A travail égal, salaire égal’’, c’est un principe du droit de travail. Et le code du Travail est clair. Ce principe d’égalité des salaires s’applique en matière de salaire mensuel mais également  en cas de primes, d’augmentation ou d’avantages accordés aux salariés. Le principe d’égalité de salaire s’applique aux salariés qui effectuent un même travail ou un travail de valeur égale au sein d’une même entreprise (ce qui comprend les salariés qui exercent au sein de deux établissements distincts de la même entreprise).

Mais au sein de la société LCT : Lomé Conteneurs  Terminale il y a apparemment et peut être assurément deux poids deux mesures avec les dockers qui sont recrutés directement par la Société et ceux qui sont envoyés par le Port Autonome de Lomé en l’occurrence le service de la Main d’œuvre du Port (SMOP). Difficile de comprendre la différence de traitement salarial et l’écart entre les dockers de la LCT même et ceux qui viennent du Port et qui sont gérés par le SMOP.

Par décision N° 049 / 2019 / PAL du 22 janvier 2019 portant promotion, Le Directeur Général du Port Autonome de Lomé M. Fogan ADEGNO a annoncé entre autres : « Sont promus dockers professionnels, les dockers occasionnels opérant sur les plateformes de Lomé Containers Terminal et dont la liste est annexé à la décision… Les intéressés se mettront en rapport avec le service de la Main d’œuvre du Port (SMOP) pour les formalités administratives appropriées »…

Cette décision prend en compte les Agents Lashing, les Conducteurs, les Conducteurs de Bus et les Agents Conducteurs TT.

Et justement, le 22 janvier 2019 dans un communiqué signé par le Chef du service de Main d’Œuvre du Port (SMOP) Monsieur BOROZE Kady Lazze-Gaizze il est demandé aux dockers occasionnels promus professionnels de constituer leur dossier.

Mais alors que tous les dossiers sont en règles, les dockers venus du Port Autonome de Lomé vivent apparemment et selon nos recoupements , une situation précaire comparativement à ceux qui sont recrutés directement par la LCT.

Comme nous le disions au début ce dossier ‘’A travail égal, salaire égal’’ , quel que soit la provenance.

Voici une illustration palpable de deux poids, deux mesures pratiquée  au sein de la Société LCT.

Pour les mêmes services, dans les mêmes conditions et avec les mêmes compétences et qualités, les dockers venus du SMOP (Port) reçoivent par exemple à la fin du mois : un salaire net à payer de 118 400 F CFA et au même moment , dans les mêmes conditions et pour les mêmes prestations, les dockers de la LCT même reçoivent un salaire met à payer de 442. 829 F CFA. Quelle injustice ? La loi du travail, le code de travail, les conventions de l’OIT  sont elles respectées ? C’est grave, c’est difficile à concevoir. Pourquoi cette disparité ? Pourquoi cette discrimination ?

Et ce n’est pas tout :

Voici des disparités observées sur deux bulletins de paie, l’un appartement à un docker provenant du Port et l’autre appartenant à un docker de la LCT même.

Prime sur salaire : 8. 500 F pour le ‘’Venu du Port’’ contre 25 000 F pour ‘’l’homme de la LCT’’.

Indemnité de transport : 3.000 F pour le Venu du Port et 50.000 F pour l’homme de la LCT.

Salaire de base chez l’homme de la LCT 195.000 F CFA alors que le salaire normal chez le venu du Port est de 53. 756 F CFA.

Heure supplémentaire chez le Venu du Port 60% = 7.819 F CFA alors que chez l’homme de la LCT 40% = 99. 251 F CFA.

Pour ne donner que ces exemples.

Comment comprendre que pour les mêmes prestations et dans les mêmes conditions les Venus du Port ont des fois 118.400 F CFA comme salaire net à payer et au même moment, les dockers de la LCT même ont environ : 444. 829 F comme salaire net à payer ?

Dans le souci de bien comprendre ou d’en savoir un peu plus nous avons contacté les premiers responsables de la LCT et du SMOP.

Nous reviendrons sur le sujet dans nos prochaines publications.

Plume Libre et Referencetv.tg

www.referencetv.tg

 

 

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Le terminal à conteneurs de Lomé confirme sa pole position en Afrique de l’ouest avec un trafic de 1,13 MEVP.

Après avoir franchi le cap du million d’EVP en 2018, le terminal à conteneurs de Lomé confirme sa pole position en 2019 avec une augmentation de 1,34% pour atteindre 1,13 MEVP en 2019. Géré par la filiale de l’armement suisse MSC, Terminal Investment Limited, le terminal à conteneurs de Lomé est devenu au cours des années le hub de transbordement que l’Afrique de l’ouest a cherché pendant des années. Le port du Togo bénéficie de plusieurs avantages sur ses concurrents directs que sont Abidjan, Cotonou ou encore Dakar. Port en eau profonde, il a été parmi les premiers à pouvoir accueillir les navires de plus de 10 000 EVP. Il est aussi un accès maritime pour les pays sans littoral de la région et notamment le Burkina Faso et le Niger.

6797 mouvements en une escale

Cette performance a été réalisée « grâce à la qualité et à la détermination du personnel », indique la direction générale du terminal togolais. Avec 1 050 m linéaires de quai et une profondeur de 16,6 m, le terminal à conteneurs de Lomé s’affiche comme le port le plus profond de la côte occidentale d’Afrique. Il dispose de portiques pouvant traiter des navires avec des rangées de 24 boîtes pour opérer des navires de dernière génération. Pour appuyer la performance du terminal, la direction générale rappelle que son record a été réalisé, en 2019, lors de l’escale du MSC Madeleine, navire de 9 100 EVP, le 17 avril. Au terminal de Lomé, le navire a réalisé 6 797 mouvements pendant son escale soit une cadence moyenne de 34,1 mouvements par heure pendant un shift. Il est resté 4à heures et 36 minutes à quai.

Résultats de la Présidentielle de 2020 : Le militant et Cadre d’UNIR KUEVIAKOE Folly Séna félicite le Président Faure GNASSINGBE et remercie la Préfecture d’Agou pour son vote utile et mature

Les togolais se sont rendus aux urnes le 22 février 2020 pour élire le Président de la République pour un nouveau mandat de 5 ans .Suivant les résultats définitifs proclamés le mardi 03 mars 2020 par la Cour Constitutionnelle, c’est le candidat du parti UNIR, le Président Faure Essozimna GNASSINGBE qui remporte la victoire avec un score de 70,78%.

C’est l’occasion pour M KUEVIAKOE FOLLY SÉNA, Militant actif et cadre d’UNIR à Agou  de féliciter chaleureusement le Président de la République Faure GNASSINGBE pour sa brillante élection.

M.KUEVIAKOE Folly Séna félicite et remercie aussi l’honorable Député Patrick BOLOUVI, Maire d’Agou ainsi que  toute la Préfecture d’Agou et tous les Citoyens Togolais pour ce vote utile et mature.

« La population en général et celle d’Agou en particulier, les militants, les sympathisants, les jeunes, les femmes, tout le monde a fait un travail formidable. Les résultats sont là et nous avons le devoir de les féliciter, de les remercier et de leur faire part de notre reconnaissance…Merci pour avoir porté votre choix sur le Président de la République, notre champion Faure GNASSINGBE .C’est la victoire du peuple et nous en sommes fiers » à laissé entendre entre autres ce cadre d’UNIR KUEVIAKOE.

« Les réalisations du Président de la République Faure GNASSINGBE  sont là, palpables et les Togolais s’en réjouissent. Une fois encore, félicitations au Chef de l’Etat Faure GNASSINGBE  et merci à toute la population  surtout celle d’Agou » ajoute encore M.KUEVIAKOE Folly Séna.

Au total sept (7) Candidats étaient en lice pour le scrutin Présidentiel du 22 février remporté par le Président Faure GNASSINGBE à 70,78% suivant les résultats définitifs de la Cour Constitutionnelle.

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre et Referencetv.tg

Togo/ Résultats de la Présidentielle de 2020 Le parti PDP d’Innocent KAGBARA félicite le Président élu Faure GNASSINGBE et l’exhorte à jouer son rôle de garant de l’intégrité territoriale

 

Le  Parti Démocratique Panafricain, PDP de l’honorable Innocent KAGBARA félicite le Chef de l’Etat pour son élection à la suite du scrutin présidentiel du 22 février 2020.

Dans un communiqué en date du 05 mars 2020 et signé par son Président National , Innocent KAGBARA , le PDP adresse ses félicitations au nouveau président élu Faure Essozimna GNASSINGBE.

Le parti du plus jeune candidat déclaré pour la présidentielle et recalé par la Cour Constitutionnelle exhorte aussi le Président élu à jouer son rôle de garant de l’intégrité.

Le Communiqué dont la Rédaction de Plume Libre et Referencetv.tg a eu copie dit entre autres : « Le Parti Démocratique Panafricain, fort des résultats vous adresse ses chaleureuses félicitations pour votre victoire…Le PDP en sa qualité de parti parlementaire, veillera à la mise en œuvre effective de votre programme politique en jouant son rôle de contre-poids parlementaire et politique ».

Le communiqué ajoute aussi : « Le Parti Démocratique Panafricain conscient que notre pays ne peut se construire sans la paix et la stabilité, sans une réelle prise en compte des idées et des valeurs, vous invite à jouer pleinement votre rôle de garant de l’intégrité territoriale ».

Nous vous proposons de lire aussi l’intégralité du communiqué du PDP.

Emmanuel Vivien TOMI

Referencetv.tg et Plume Libre

Communiqué

Le PDP adresse ses félicitations au nouveau président élu

Le 03 mars 2020, la Cour Constitutionnelle a rendu public, les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 février 2020, donnant vainqueur le candidat Faure Gnassingbé avec 70,78% des voix.

Cette proclamation met ainsi fin aux débats nés de la contestation des résultats proclamés par la Commission Électorale Nationale Indépendante, le 23 février dernier.

Le Parti Démocratique Panafricain, fort des résultats vous adresse ses chaleureuses félicitations pour votre victoire.

Le Parti Démocratique Panafricain en sa qualité de parti parlementaire, veillera à la mise en œuvre effective de votre programme politique en jouant son rôle de contre-poids parlementaire et politique.

Le Parti Démocratique Panafricain conscient que notre pays ne peut se construire sans la paix et la stabilité, sans une réelle prise en compte des idées et des valeurs, vous invite à jouer pleinement votre rôle de garant de l’intégrité territoriale.

Enfin, le Parti Démocratique Panafricain  vous formule ses voeux les meilleurs de santé et de réussite dans l’exercice de vos imminentes charges au service de notre nation.

Fait à Lomé, le 05 mars 2020

Le Président national

Hon. Innocent KAGBARA

Retour sur la conférence lors de la JPO de la CENI Pr Essohanam BATCHANA parle de l’historique, des enjeux et des défis de la CENI

Dans le cadre de la Journée Portes Ouvertes sur la Commission Electorale Nationale Indépendante : CENI, tout récemment , (plus précisément le samedi 18 janvier 2020) au siège de l’institution à Lomé, une conférence débats a retenu encore plus l’attention de l’assistance. Il s’agit de la conférence inaugurale sur le thème : « Commission Electorale Nationale Indépendante du Togo : historique, enjeux et défis » présenté par le Professeur Essohanam BATCHANA, Maître de Conférence en Histoire Contemporaine à l’Université de Lomé.

La  Rédaction de Plume Libre et de Référencetv.tg  vous propose  de lire l’intégralité de la Conférence du Professeur BATCHANA qui a suscité un débat très intéressant.

 

JOURNEE PORTES OUVERTES DE LA COMMISSION ELECTORALE NATIONALE INDEPENDANTE

Conférence inaugurale sur le thème : « La Commission Electorale Nationale Indépendante : historique, enjeux et défis »

 

Présenté par Essohanam BATCHANA , Maître de conférences en Histoire Contemporaine /Université de Lomé

 

Civilités

Monsieur le Président de la CENI,

Messieurs les Présidents des Institutions de la République,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique et représentants des organismes internationaux,

Mesdames et Messieurs les Députés à l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs les Commissaires de la CENI,

Mesdames et Messieurs, les Chefs de partis politiques,

Mesdames et Messieurs les représentants des organisations de la société civile,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Les sociétés démocratiques se caractérisent, entre autres, par l’organisation d’élections disputées à intervalles régulieres. Contrairement à l’impression selon laquelle d’élection se résume à glisser un bulletin de vote dans une urne, l’élection n’est pas un phénomène instantané. C’est une chaîne d’évènements et de procédures qui s’inscrit dans la durée. Comment organiser ce processus pour une meilleure transparence. Partant du postulat qu’on ne serait être juge et parti, les législateurs et les politiques ont pensé confier ce processus à une structure, une commission électorale, organisme chargé de superviser la mise en œuvre des procédures électorales. Le nom exact utilisé varie d’un pays à l’autre : « commission électorale », « commission électorale centrale », « pouvoir électoral » etc. Les commissions électorales peuvent être indépendantes, mixtes, judiciaires ou gouvernementales.

Au Togo, né sur les cendres de la Commission Electorale Nationale (CEN), la CENI a été créée par la loi N° 2000-007 du 05 avril 2000. Sa genèse avait débuté bien auparavant avec plusieurs versions successives du texte fondamental, la composition et les missions qui lui sont assignées ont été le fruit des différentes modifications de la loi.

Pour l’intelligibilité de mes propos, cette communication est articlé en trois temps en lien avec les TDRS conçus pour l’occasion : d’abord l’historique de la CENI, (sur lequel je vais m’attarder un tout petit peu), ensuite les enjeux de l’élection présidentielle de 2020 et je terminerai en rappelant les responsabilités des parties prenantes au processus électoral.

  1. La commission électorale, une institution aussi vielle que la compétition au Togo

L’histoire de la commission chargée de l’organisation d’une élection se confond avec celle de l’histoire politique du Togo.

En effet, la mise en place d’une commission chargée de l’organisation des élections date d’octobre 1946 au Togo

Dès les premières élections de 1946 à 1960, l’administration française au Togo confia l’organisation des élections à une commission administrative électorale qui avait pour mission de réviser les listes électorales, d’assurer l’organisation matérielle du vote. Elle avait également pour rôle de sensibiliser chaque citoyen sur la nécessité d’accomplir ses droits et devoirs civiques.

La commission administrative était composée des membres de l’administration coloniale et un délégué de chaque parti. La présidence est assurée dans les communes de pleins exercices par le représentant de l’administration désigné par le commandant de cercle. Par contre, dans les circonscriptions administratives, les commissions administratives sont dirigées par l’administrateur ou un fonctionnaire représentant le chef de la circonscription.

Pour l’administration française du Togo, la mise en place d’une commission en charge des élections était une garantie de transparence.

Cependant, si les élections de 1946 ne furent sans histoires, celles de 1951 et les autres jusqu’en 1958 furent contestées ou boycottées. Dans ces conditions, et pour plus de crédits, pour les élections du 27 avril 1958, la commission administrative fut placée sous le contrôle d’une commission des nations unies chargée de veiller à la régularité des opérations électorales présidée par Marx Dorsinville. Sous ses instructions, les membres des commissions administratives devraient entre autre :

  • Veiller à l’inscription des électeurs sur les listes électorales ;
  • A l’enregistrement des candidatures ;
  • A la sécurité avant, pendant et après le vote ;
  • Au respect des délais et montants des cautions de candidatures ;
  • Au déploiement du matériel électoral le jour de vote.

L’élection du 27 avril 1958, en dépit de certaines récriminations, furent dans l’ensemble accepté par les acteurs politiques. L’on aurait pu s’attendre que les nouvelles autorités, issues de ces élections renforcent l’indépendance de la commission administrative. Au contraire ils  préfèrent confier l’organisation des élections au ministère de l’intérieur.

Sous les régimes Olympio et Grunistky, l’organisation des élections était assurée par le ministère de l’intérieur qui l’exerçait directement ou indirectement par ses représentants au niveau des circonscriptions administratives.

Le ministère détenait toutes les compétences en matière électorale en ce qui concerne la phase électorale, la période de vote et la période postélectorale. Il joue son rôle à travers des commissions qu’il crée et pilote.

Dans ce contexte, il est autorisé de dire que le scrutin du 5 Mai 1961 marque la fin des élections organisées par les commissions administratives depuis 1956 au Togo. Elles cèdent la place aux commissions de recensement général de votes créées sous le parti  unique.

En 1969 le président Eyadema créé un mouvement politique dénommé le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), conçu comme un creuset pour rassembler tous les Togolais pour  le développement économique et social. Durant toute la période du parti unique, les élections s’organisaient au sein du parti par une commission de recensement général des votes sous le contrôle du ministère de l’intérieur. Cette commission est totalement au service du parti unique. Cette commission nationale de recensement qui a ses démembrements dans les communes étaient chargés de l’organisation et du contrôle, de la distribution des cartes électorales. Ces commissions étaient composées comme suit :

  • Un représentant de l’administration
  • Le représentant du maire
  • Le représentant du parti unique

La première commission nationale de recensement des votes fut créée le 4 janvier 1972 dans le cercle du référendum prévu pour le 9 janvier 1972. Elle était présidée par Louis Améga, président de la judiciaire de la cour suprême et comprenait :

  • Jacques Bassah, Administrateur civil au ministère de l’intérieur,
  • Joseph Bagnah, Directeur général de l’OPAT,
  • Oswald Baner-Mann, Magistrat.

La commission nationale de recensement général des votes, a joué un rôle de sensibilisation sur l’utilité du vote.

Dans le cadre du référendum du 30 décembre 1979 ; une autre commission nationale chargée de procéder au recensement des votes fut mise sur pied. Elle est présidée par El Hadj Mama Fousséni et avaient comme membres Professeur Mawupé Vovor (Directeur de l’enseignement du quatrième degré), Atsu Koffi Amégan (président de la cour suprême), Awa Nana (Magistrate), Apedo Mawuli Emefa (Magistrat), le lieutenant-colonel Chango, Monsieur Bakpessi (Secrétaire général à l’université de Lomé).

A la fin de la transition, la conférence nationale togolaise retient alors la création d’une commission électorale nationale (CEN) chargée d’organiser et de superviser les élections. Elle a pour rôle de vérifier la régularité des opérations électorales, des candidatures, des campagnes électorales et du déroulement du scrutin. La commission électorale nationale peut mettre en place des commissions techniques consultatives. Cette commission avait plusieurs démembrements : une commission électorale locale, créée dans chaque préfecture, présidée par un magistrat et les commissions administratives de distribution des cartes d’électeur.

La CEN est présidée par le président de la cour d’appel et comprend :

  • Un représentant du ministère de l’administration territoriale et de la sécurité,
  • Celui du ministère de l’économie et des finances
  • Le directeur du centre informatique,
  • Un professeur de droit et
  • Douze membres désignés : 4 par la présidence de la république, le HCR (4 membres) et le premier ministre (4 membres).

La première commission électorale nationale fut mise pied sur le 22 juillet 1992 en vue d’organiser le référendum constitutionnel. Cette commission électorale était composée de :

  • Akakpo Kangni Gabriel (Président),
  • Abdoulaye Souleymane,
  • Dédo Kodzo Amenyo,
  • Grunitzky Gilbert,
  • Lamboni Kangbéni,
  • Massina Palouki,
  • Pocanam Méyéba,
  • Tadjéré Yawo
  • Yagla Ogma

Dans un contexte de tension entre l’opposition et la mouvance présidentielle après la transition et à la veille des élections présidentielles de 1993, la composition de la CEN fut revue. Elle se compose de neuf (9) membres et réaménagée ainsi :

  • Un président : le président de la cour d’appel
  • Trois membres proposés par la sensibilité présidentielle
  • Trois membres proposés par le COD II
  • Deux membres indépendants choisis d’un commun accord.

Le 21 avril 1993, par décret n°93-049, neuf personnes  furent élues membres de la commission électorale

Président : Gaba Kue franck, Président de la cour d’appel

Membres : Abdoulaye Souleymane,

Dougman Paul,

Douti Lare Jean,

Grunistzky Gilbert,

Pasteur Lawson Eric,

Massina Palouki,

Walla Kadanga Koffi.

Les accords de Ouagadougou confient essentiellement à la future commission électorale des compétences relatives à la supervision et au contrôle des consultations électorales dont l’organisation matérielle relevant toujours des prérogatives du ministère de l’administration territoriale.

 

D- La CEN remplacée par la CENI pour une indépendance du processus électoral ? (1999-2020)

Le 29 juillet 1999, la mouvance présidentielle et l’opposition signent l’Accord Cadre de Lomé qui prévoit la création d’une Commission Electorale Nationale Indépendante. Le 25 août 1999, les grands principes de la CENI ont été définis par le Comité Paritaire de Suivi de l’Accord Cadre de Lomé.

La CENI est chargée d’organiser et de superviser les élections en liaison avec le ministère de l’intérieur et d’autres services de l’Etat.

Après de nombreuses discussions, l’Assemblée nationale adopte le 10 mars 2000, le nouveau code électoral par 41 Voix pour, 13 contre et 11 abstentions. Ce nouveau code prévoit la création de la CENI. Le 12 juin 2000, les vingt membres de la CENI sont nommés.

Le 15 mai 2002, la cour constitutionnelle désigné une commission de sept magistrats (C7) pour exercer les ambitions dévolues à la CENI. Il s’agit ASSOGBAVI Komlan

DOTSE-TOGBE Kouassi

IDRISSOU Akibou

KANTCHIL-LARE Yempab

KPOMEGBE Kokou

MISSITE Komlan

PETCHELEBIA Abalo

Cette commission organisa les élections législatives du 27 Octobre 2002. En Février 2003, les députés élisent neuf membres de la CENI pour remplacer la C7. Ce nouveau bureau fut présidé par Pétchéliba Abalo. Les autres membres étaient membres Ajavon Ata Messan (Vice-Président), Mélebou Essozolim (Rapporteur), Kolani Henri (Rapporteur-Adjoint), Amaglo James, Dogo Essodomna, Kogoe Akrima, Sambiani Raphael.

Les controverses autour de ces élections ont conduit à un dialogue entre le pouvoir et les partis d’opposition. Le jeudi 22 octobre 2004 l’avant-projet du code électoral est adopté. Ce projet de loi porte modification de plusieurs articles du code électoral et a pour finalité d’améliorer le cadre électoral. La Commission Electorale Nationale Indépendante dispose désormais de plus de prérogatives en ce qui concerne le contrôle et la supervision du processus électoral. Aussi, la présidence qualifiée est supprimée au profit d’un président élu parmi les membres et dont les prérogatives ne sont plus prépondérantes.

Dans ce nouveau code, la CENI est composée de 13 membres

5 membres représentants la majorité du pouvoir

5 membres représentants l’opposition

1 magistrat

2 membres représentants de la société civile

Le 1er mars 2005, dix membres sur treize de la CENI, prêtent serment devant la cour constitutionnelle. Il s’agit d’Ahoomey-Zunu Séléagodji, Boutaro Takpa Koléka, Kolani Lardja Henri, Kogoé Akrima, Tabiopu Tafa, Pétchélébia Abalo, Téko Folly, Sambinani Pakédam et Tchangai Walla Kissem (Présidente). Les autres membres furent élus par l’Assemblée nationale le 9 mars 2005 : Amaglo Kokou du CAR, André Dovi de l’UFC et Bontchou Sibabi de la CDPA.

Cette commission organisa l’élection du 24 avril 2005 ayant vu la victoire de Faure Gnassingbé face à une coalition de l’opposition.

Les violences postélectorales nées de ces élections conduisent à la conclusion d’un Accord Politique Global suite à un dialogue. Cet accord politique défini le cadre électoral

 

  1. La CENI est rétablie dans sa pleine mission d’organisation et de supervision des consultations électorales et référendaires
  2. Pour les élections législatives à organiser dans le cadre de la mise en œuvre des 22 engagements, la CENI est composée de 19 membres (5 pour la mouvance présidentielle, 10 pour les partis signataires de l’ACL, deux pour la société civile et deux pour l’administration)

Le 13 octobre 2006, l’Assemblée nationale nomme les dix-neuf membres de la CENI. Le Bureau définitif élu le 27 octobre 2006 était composé de :

  • Président : POTOPERE Tozim
  • Vice-Président : AMAGLO Kokou Sénamé
  • Rapporteur : TOZOUN Kokou Biossey
  • Rapporteur Adjoint : Johnson Adodo Hervé

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui a conduit le processus électoral en 2010 a été mise en place conformément aux dispositions consensuelles prévues dans un accord politique convenu à Ouagadougou en juillet 2009 sous le parrainage du facilitateur Blaise COMPAORE, Président du Faso, entre les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale.

Suite à cet accord, la CENI est composée de dix-sept (17) membres désignés à raison de :

  • Cinq (05) pour la mojorité parlementaire (RPT) ;
  • Cinq (05) pour l’opposition parlementaire (02 pour le CAR et 03 pour l’UFC) ;
  • Trois (03) pour les partis politiques extra parlementaires ;
  • Trois (03) pour la Société Civile ;
  • Un (01) pour l’administration.

Le 21 août 2009, l’Assemblée Nationale a nommé, les 17 membres. Ces membres ont prêté serment le 1er septembre 2009, devant la cour Constitutionnelle à l’exception de M. SAMBIANI-KONKADJA P. Raphaël absent du territoire, mais qui a prêté serment le 07 septembre 2009.

Le bureau définitif, élu par consensus le 14 octobre 2009, était composé de :

  • TABIOU Issifou Taffa : Société civile, Président,
  • Me HOMAWOO Atsu Jean-Claude : UFC, Vice-président,
  • DATE Yao : Société civile, Rapporteur,
  • AKABA Koffi : RPT, Rapporteur adjoint.

La CENI qui a organisé les élections législatives de 2013 a été mise en place selon les dispositions du Code électoral. La CENI est composée de dix-sept (17) membres désignés comme suit :

  • Cinq (05) membres désignés par la majorité parlementaire ;
  • Cinq (05) membres désignés par l’opposition parlementaire ;
  • Trois (03) membres de l’opposition extra-parlementaire élus par l’Assemblée nationale ;
  • Trois (03) membres de la société civile élus par l’Assemblée nationale ;
  • Un (01) membre désigné par l’administration.

Les membres de la CENI ont été nommés par l’Assemblée nationale le 17 octobre 2012. Ils ont prêté serment devant la Cour Constitutionnelle le 24 octobre 2012. Certains membres en retard ont prêté serment le 29 octobre 2012 puis le 24 juillet 2013.

Le Bureau définitif élu le 12 novembre 2012 était composé de :

  • Mme AGUIGAH Angèle Dola : Président
  • Me HOMAWOO Atsu Yao Jean Claude : Vice-président
  • DATE Yao : 1er Rapporteur
  • KEGBERO Latifou Seigneur : 2ème Rapporteur.

Election présidentielles de 2015

Selon le Code électorale, la CENI est composée de dix-sept membres dont :

  • Cinq (5) membres désignés par la majorité parlementaire : Mme Mokpokpo Dosseh, MM. Taïrou Bagbiègue, Bawoubadi Bakaï, Koffi Ayéfoumè Kékéh et Bandifoh Ouro-Akondo (UNIR) ;
  • Cinq (5) membres désignés par l’opposition parlementaire : MM. Essem Edoh Amèhéwonou (ANC-ADDI), Edèm Atansi (ANC-ADDI), Jean-Claude Homawoo (UFC), Bemba Nabouréma (ANC-ADDI), N’Galou Passoki (Arc-en-Ciel) ;
  • Trois (03) membres des partis politiques extraparlementaires élus par l’Assemblée Nationale : MM. Lardja Kinam Kolani (PDR), Boutchou Sibabi (CDPA) et Biaou Tchalla (PSR) ;
  • Trois (3) membres de la société civile élus par l’Assemblée nationale : Mme Baloukina-Eza Nimon Batchassi (REFAMP Togo), MM. Yao Daté (COPED) et Taffa Issifou TABIOU (AEP) ;
  • Un (1) membre désigné par l’Administration : M. Latifou Seigneur Kégbéro.

 

  1. Les enjeux de l’élection présidentielle de 2020

L’histoire électorale du Togo montre que les élections les plus disputées et les plus discutées sont les élections présidentielles. Celle de 2020 ne fera pas exceptions. Les enjeux sont importants :

  • Première élection présidentielle organisée après la réforme constitutionnelle de mai 2019 et qui prévoit un scrutin à deux tours et une limitation de mandat
  • Cette réforme aiguise les appétits et relance les ambitions
  • Cette élection sera suivie par la communauté nationale et surtout internationale qui s’est fortement impliqué dans le dialogue togolais de 2018
  • La CENI se doit alors d’être au rendez-vous de l’histoire en garantissant la transparence du scrutin.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je salue cette initiative des portes ouvertes. La sérénité avec laquelle la CENI conduit le processus présage d’un scrutin apaisé.

  1. Que recommander aux parties prenantes
  • Les partis politiques,
  • La société civile,
  • Les femmes, et les jeunes,
  • Le corps diplomatique
  • Les observateurs nationaux comme internationaux

Pour ne pas conclure : « Aussi surprenant que cela puisse paraître, je n’ai pas grandi dans l’obsession d’accéder, un jour, aux plus hautes charges de l’Etat ».

Jacques Chirac

 

Togolais viens, bâtissons la cité.

 

 

 

                                                          Document publié par  la Rédaction de

Plume Libre et Referencetv.tg

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Togo / Politique / Présidentielle de 2020 Voici les Résultats définitifs proclamés par la Cour Constitutionnelle Faure GNASSINGBE remporte la victoire avec 70,78%

 

L’élection présidentielle de 2020 au Togo est donc rentrée définitivement dans l’histoire. Et pour cause l’institution ayant le dernier mot à savoir la Cour Constitutionnelle a procédé le 03 mars 2020 à la proclamation des résultats définitifs de ce scrutin.

Suivant donc ces résultats, le Président National du parti UNIR, Union pour la République et Président Sortant Faure Essozimna GNASSINGBE remporte le scrutin avec 70,78% du suffrage exprimé.

La Rédaction de Plume Libre et de Referencetv.tg vous propose l’intégralité des résultats définitifs du scrutin tels que proclamés par la Cour Constitutionnelle.

Voici les résultats définitifs du scrutin présidentiel du 22 février 2020 tels que proclamés par la Cour Constitutionnelle du Togo le 03 mars 2020.

Nombre d’inscrits : 3.738.786

Nombre de votants : 3. 449. 989

Suffrage exprimés : 2. 486. 876

 

Voici les scores des candidats :

  • Faure Essozimna GNASSINGBE de l’Union pour la République, UNIR 760. 309 voix soit 70, 78%
  • Dr Gabriel Messan Agbéyome KODJO du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement, MPDD + Forces Démocratiques de Monseigneur KPODZRO Fanoko Philippe : 483.926 voix soit 19, 46%
  • Jean Pierre Fabre de l’Alliance Nationale pour le Changement : ANC 116. 336 voix soit 4,68%
  • Pr Tchaboré Aimé GOGUE de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral : ADDI, 59.777 voix soit 2,40%
  • Pr Komi WOLOU du Pacte Socialiste pour le Renouveau : PSR, 29.791 voix soit 1,20%
  • Dr Georges William Assiongbon KUESSAN de Santé du Peuple : 19.923 voix soit 0,80%
  • Me Tchassona TRAORE du Mouvement Citoyen pour la Démocratie : MCD, 16.814 voix soit 0,68%

Suivant les textes en vigueur, la Cour Constitutionnelle par la voix de son Président Aboudou ASSOUMA a donc déclaré le Candidat du parti UNIR : M. Faure Essozimna GNASSINGBE est  élu Président de la République Togolaise pour un mandat de 5 ans suivant les résultats de la Cour Constitutionnelle.

 

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre et Referencetv.tg

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Conférence de presse du PDP : Le Parti PDP de M. Kagbara prend acte des résultats de la présidentielle et félicite tous les candidats pour leurs projets de société

 

Le jeudi 27 janvier 2020 dans l’après-midi, le Parti Démocratique Panafricain, PDP a organisé une conférence de presse à son siège à Klikamé à Lomé.

La formation politique du plus jeune candidat déclaré pour la présidentielle de 2020 dont le dossier a été recalé par la cour constitutionnelle, en l’occurrence le Député KAGBARA Innocent dit prendre acte des résultats du scrutin proclamées et attend de voir la décision de la cour constitutionnelle.

Au cours de la conférence de presse, le Président du PDP, également Député a l’Assemblée Nationale et Président de la Commission  de l’Education et du développement socioculturel à l’Assemblée Nationale Innocent KAGBARA a répondu à diverses questions de la presse.

‘’Au regard des résultats provisoires proclamée par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dans la nuit du 23 février 2020 et donnant vainqueur le candidats du parti au pouvoir Faure Gnassingbé avec 72,36% des voix, suivi du candidat du MPDD, Agbéyomé Kodjo avec 18,37% des voix , le PDP prend acte de ces résultats et félicite tous les candidats’’

‘’Le PDP, soucieux du respect de la vérité des urnes, demande à l’ensemble des acteurs de privilégier les voies légales en cas de recours pour préserver la stabilité et le climat de paix indispensables à une prospérité partagée.

Enfin, le PDP, conscient que le pays ne peut se construire sans une réelle prise en compte des idées et des valeurs qui lui sont chères, promet continuer la lutte  pour un véritable changement des mentalités’’, déclarent encore les responsable du Parti Démocratique panafricain.

Lire l’intégralité de la déclaration liminaire du PDP et voir aussi sur notre chaîne, l’interview exclusive du Président National du PDP, M. Innocent KAGBARA.

 

Emmanuel Vivien TOMI

Xanvier WOME, Irène Djossou

Référencetv.tg / Plume Libre

 

Déclaration liminaire du PDP lors de la Conférence de presse

Les Togolais se sont rendu aux urnes le samedi le 22 février 2020 pour choisir le nouveau Président de la République pour les cinq prochaines années.

Le scrutin dans son ensemble s’est déroulé dans la paix, la sécurité et dans un climat de non-violence avec un taux de participation assez élevé.

Les observateurs nationaux et internationaux présents ont également pour leur part salué l’organisation parfaite de cette élection par la CENI, et surtout la campagne électorale qui s’est déroulée dans le calme et la non-violence, appuyé par le professionnalisme des éléments de la FOSEP.

En dehors de quelques incidents mineurs relevés et surtout de l’absence dans beaucoup bureaux de vote , des délégués de certains candidats, le vote s’est bien déroulé.

Tout en se félicitant du bon roulement du scrutin présidentielle sur l’ensemble du territoire nationale, le Parti Démocratique Panafricain salut la maturité du peuple togolais et la prise de conscience des sept candidats à ce scrutin qui ont proposé chacun un programme de société aux togolais.

Une attitude fortement influencée par les récentes sorties médiatiques du PDP qui a toujours dénoncer le manque criard de programme de société des prétendants au fauteuil présidentiel.

Au regard des résultats provisoires proclamée par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dans la nuit du 23 février 2020 et donnant vainqueur le candidats du parti au pouvoir Faure Gnassingbé avec 72,36% des voix, suivi du candidat du MPDD, Agbéyomé Kodjo avec 18,37% des voix , le PDP prend acte de ces résultats et félicite tous les candidats.

Le PDP, soucieux du respect de la vérité des urnes, demande à l’ensemble des acteurs de privilégier les voies légales en cas de recours pour préserver la stabilité et le climat de paix indispensables à une prospérité partagée.

Enfin, le PDP, conscient que le pays ne peut se construire sans une réelle prise en compte des idées et des valeurs qui lui sont chères, promet continuer la lutte  pour un véritable changement des mentalités.

Vive le Togo.

Le Président National

Présidentielle de 2020 au Togo : Le Groupe des 18 Députés Indépendants félicite Faure GNANSSINGBE pour ‘’sa brillante élection’’ et le Peuple pour sa lucidité et maturité

 

La Commission Electorale Nationale Indépendante : CENI a proclamé, conformément aux textes en vigueur au Togo, les résultats provisoires du scrutin présidentiel du 22 février 2020. Les résultats donnent vainqueur du scrutin, le Candidat du parti UNIR, Faure Essozimna GNASSINGBE. Et justement le Groupe de 18 Députés Indépendants siégeant au Parlement actuellement félicite le Président Faure GNASSINGBE pour ‘’sa brillante élection’’ à la suite de ce scrutin. Les parlementaires expriment par la même occasion leur remerciement au Peuple pour sa lucidité et sa maturité.

Issus de neuf (09) mouvements indépendants à l’Assemblée Nationale, ces Députés ont salué le bon déroulement du scrutin avant d’encourager le Président Faure GNASSINGBE à poursuivre le chantier de développement du Togo.

C’est donc au cours d’un point de presse le jeudi 27 février 2020 à l’hôtel la Concorde d’Adidoadin à Lomé que le Groupe des 18 Députés Indépendants s’est prononcé sur le présidentielle du 22 février 2020.

Pour le Président du Groupe des 18 Députés Indépendants, l’Avocat et Député de l’Avé Me Pacôme ADJOUROUVI, l’élection du Président Faure GNASSINGBE ne souffre d’aucune contestation car le scrutin a été libre, transparente et équitable.

Pour les 18 parlementaires, la victoire de Faure GNASSINGBE est le fruit de ses actions pour le développement du Togo.

Le Président du Groupe des 18  Indépendants, le  Député de l’Avé : Me Pacôme ADJOUROUVI a déclaré dans une interview à la presse :

« Aujourd’hui, nous sommes heureux de constater que le Peuple Togolais nous a donné raison en décidant de lui renouveler massivement sa confiance. Les résultats annonçant Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE vainqueur, traduisent bien la maturité et la lucidité du peuple Togolais qui place beaucoup d’espoir en ses promesses et en son programme ».

Le Groupe des 18 députés Indépendants n’a pas manqué de renouveler sa confiance au programme du Président Faure GNASSINGBE, un programme qui permettra au pays de consolider les acquis indéniables en terme de défis économiques.

Et le Président du Groupe des 18 Députés Indépendants Me Pacôme ADJOUROUVI ajoute : « Toujours à l’écoute de ces concitoyens, le Président Faure GNASSINGBE leur a promis d’avantage de progrès et de justice au plan social notamment pour les plus modestes comme ceux d’entre nous ainsi que des réformes ambitieuses sur l’éducation et la santé ».

Après avoir donc salué et félicité le Président et le Peuple Togolais, les 18 Députés Indépendants invitent par ailleurs toute la classe politique et la population Togolaise à œuvrer ensemble pour la construction de la Mère Patrie, le Togo.

Bien avant le scrutin présidentiel de 2020 et pendant la campagne, le Groupe des 18 Indépendants avait appelé à voter le Candidat du parti UNIR, Faure Essozimna GNASSINGBE. C’est ainsi que le Député de l’Avé était omniprésent sur le terrain notamment dans sa préfecture (Avé) qui a fait un grand score pour le Président National du parti UNIR et Président de la République, suivant les résultats de la CENI.

La Cour Constitutionnelle rendra public d’ici quelques jours les résultats définitifs du scrutin présidentiel du 22 février 2020 et sans aucun doute, les résultats de la CENI seront quasiment confirmés.

 

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre / Referencetv.tg

Contestations post-électorales : Le Ministère BOUKPESSI interdit la marche de ce vendredi et met en garde le Candidat Agbeyomé KODJO et ses partisans

 

Dans un communiqué en date du 28 février 2020, le Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Payadowa BOUKPESSI interdit carrément la manifestation prévue par le candidat du MPDD Gabriel Messan Agbeyomé KODJO, pour la date du vendredi 28 février 2020. Suivant le Gouvernement, M. Agbeyomé KODJO et les siens n’ont pas eu à faire les démarches administratives sur la loi en vigueur pour pourvoir faire une manifestation publique.

Le communiqué dit entre autres : ‘’Nous apprenons par les réseaux sociaux que Monsieur Agbeyomé KODJO organise une manifestation publique vendredi 28 février 2020’’.

Et le communiqué ajoute :

‘’Cette manifestation publique n’ayant pas été déclarée au ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, comme le recommande la loi n°2019-010 du 12 août 2019 modifiant la loi n°2011-010 du 16 mai 2011 fixant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation pacifiques publiques, est donc illégale’’.

Et le Ministre met en garde : ‘’ Tous ceux qui y prendront part, se rendront coupables de participation à une manifestation illégale’’.

‘’Les forces de l’ordre et de sécurité seront déployées pour faire respecter la loi afin de permettre aux Togolais de vaquer librement à leurs occupations ‘’, dit encore le communiqué du Gouvernement.

Lire aussi l’intégralité du communiqué.

 

COMMUNIQUE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DES COLLECTIVITES LOCALES

Par les réseaux, nous apprenons que Monsieur Agbeyomé KODJO organise une manifestation publique demain vendredi 28 février 2020.

Cette manifestation publique n’ayant pas été déclarée au ministère de l’administration territoriale ,de la décentralisation et des collectivités locales, comme le recommande la loi n°2019-010 du 12 août 2019 modifiant la loi n°2011-010 du 16 mai 2011 fixant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation pacifiques publiques, est donc illégale.

Tous ceux qui y prendront part, se rendront coupables de participation à une manifestation illégale.

Les forces de l’ordre et de sécurité seront déployées pour faire respecter la loi afin de permettre aux Togolais de vaquer librement à leurs occupations.

Fait à Lomé, le 27 février 2020

Payadowa BOUKPESSI

Togo / Présidentielle de 2020 / Résultats provisoires Les candidats ont 48 h pour faire le recours devant la Cour Constitutionnelle

 

Les  six candidats malheureux à la présidentielle de 2020 au Togo ont encore quelques heures pour faire des recours devant la Cour Constitutionnelle.

La Commission Electorale Nationale Indépendante : CENI a proclamé le dimanche 23 février 2020  dans la soirée, les résultats de l’élection présidentielle du 22 février 2020 au Togo. Suivant les résultats provisoires de la CENI, c’est le Président sortant et Candidat du parti UNIR, Union pour la République , Faure Essozimna GNASSINGBE qui a remporté le scrutin avec un score de 72,36% des suffrages exprimés.

Selon les dispositions du Code Electoral en vigueur au Togo les  six candidats malheureux à la présidentielle de 2020  ont 48 heures pour faire des recours devant la Cour Constitutionnelle.

Le chapitre IX du Code Electoral consacré au  contentieux des élections présidentielles, sénatoriales et législatives dispose :

Article 142. Le contentieux des candidatures à l’élection Présidentielle, aux élections sénatoriales et législatives ainsi que les contestations concernant les opérations de vote et la conformité des résultats provisoires proclamés par la CENI relèvent de la compétence de la cour constitutionnelle.

Tout candidat ou toute liste de candidat peut contester la régularité des opérations électorales sous forme de requête adressée à la cour constitutionnelle. La requête lui est adressée dans un délai de (48) heures pour l’élection Présidentielle et cinq (05) jours pour les élections sénatoriales et législatives, à compter de la proclamation des résultats provisoires.

La requête doit contenir les griefs du requérant.

Article 143 ; S’il ressort de l’examen du dossier, par la Cour Constitutionnelle, de graves irrégularités de nature à entacher la sincérité et à affecter la validité du résultat d’ensemble du scrutin, la Cour Constitutionnelle en prononce l’annulation.

En  cas d’annulation du scrutin, le gouvernement fixe, sur proposition de la CENI, la date de la nouvelle consultation électorale qui a lieu au plus tard dans les soixante (60) jours suivant la date de l’annulation.

 

En d’autres termes, les six candidats malheureux à la présidentielle de 2020 au Togo ont encore quelques heures pour faire des recours devant la Cour Constitutionnelle.

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre / Referencetv.tg

Présidentielle de 2020 au Togo Le Candidat du MPDD Agbéyomé KODJO conteste les résultats de la CENI Le Ministre Gilbert BAWARA lui répond

Le Candidat de la dynamique de Monseigneur Philippe Fanoko KPODZRO et Président National du parti MPDD, Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement, l’ancien Premier Ministre et ancien Président de l’Assemblée Nationale Dr Gabriel Messan Agbéyomé KODJO conteste les résultats proclamés par la CENI, la Commission Electorale Nationale Indépendante.

Avant même la proclamation des résultats provisoires du scrutin du 22 février 2020 aux alentours de 22h30, le candidat du MPDD, Agbéyomé KODJO avait donné lui-même ‘’les résultats en possession de son équipe et partenaires’’ au cours d’une rencontre avec la presse.

Agbéyomé KODJO déclare entre autres : « Sur l’ensemble du territoire national les électrices et les électeurs ont voté massivement en ma faveur. Au regard des résultats que nous avons compilé à travers les procès-verbaux en notre possession, nous avons gagné cette élection présidentielle du 22 février 2020 au premier tour avec un score oscillant entre 57 et 61% ».

Le Candidat du MPDD, Agbéyomé KODJO va loin en ajoutant : « A l’ instant même, je suis le Président de la République démocratiquement élu ».

Dr Agbéyomé KODJO dit encore : « Je m’engage à former un gouvernement inclusif dès les premiers jours ».

‘’Je voulais saisir cette occasion pour féliciter Faure GNASSINGBE qui devient le premier ancien Président de la République vivant dans l’histoire du Togo et l’inviter chaleureusement à un sursaut patriotique afin que le transfert du pouvoir puisse se faire dans les règles de l’art et de manière pacifique’’.

Cette contestation ne gêne pas le Pouvoir qui en prend acte.

Dans une interview à nos confrères de RFI, le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme Administrative et l’un des proches collaborateurs du chef de l’Etat Faure GNASSINGBE, M. Gilbert BAWARA, dit entre autres : « M. Agbéyomé KODJO est à la tête d’un parti politique, le MPDD qui siège au sein de la CENI. A tant que Candidat il disposait de délégués dans tous les bureaux de vote. Alors s’il dispose de procès-verbaux et de pièces justificatives des allégations qu’il est entrain de proférer, il n’a qu’à faire un recours et bien entendu la Cour Constitutionnelle examinera cela.

  1. BAWARA ajoute : « Depuis le début de la campagne M. Agbéyomé KODJO n’a cessé d’aller de provocations en provocations, d’agitations en agitations et les Togolais n’aiment pas ce genre d’attitudes. Il s’autoproclame vainqueur de l’élection à partir de faux résultats et certaines personnes dans son entourage utilisent les réseaux sociaux pour appeler à des contestations et à des actes de violence, il faut noter que cela n’est pas sans conséquences du point de vue  juridique. Et personne ne sera autorisé à agir de manières qui mettent en cause, la concorde, la paix et la stabilité ».

Suivant la CENI, c’est le Président sortant qui est le vainqueur du scrutin avec un score de 72.36 % suivi du candidat du MPDD Gabriel Messan Agbeyome KODJO avec 18.37 %.

Emmanuel Vivien TOMI

Referencetv.tg/Plume Libre

Source : RFI