Togo/Atelier de la promotion PYPA 2019 La charte africaine et la politique nationale de la jeunesse au centre des débats

Le samedi 21 décembre 2019, la Salle Entente de CASEF à Lomé a abrité un atelier de formation des jeunes politiques du Togo.

‘’Vulgarisation de la charte africaine de la jeunesse et de la politique nationale de la jeunesse’’ tel était donc le thème de cet atelier qui est à l’actif de la Promotion PYPA 2019 du Togo.

Plusieurs formations politiques ont délégué des jeunes pour prendre part à cette rencontre ,outre le CNJ : Conseil National de la Jeunesse. On peut citer donc des partis comme UNIR, UFC, CAR, MCD, PDP, BATIR, ADDI, MRC, NET et MPDD.

Outre les cérémonies d’ouverture et de clôture, des Communications autour du thème Central, des débats, le panel de synthèse, le plaidoyer, la remise des attestations et des livrets  aux représentants des partis ont meublé l’atelier.

Le programme des jeunes politiques en Afrique, PYPA (Program For Young Politicians in Africa) veut promouvoir le leadership de la jeunesse sur le continent et encourager la pratique de la qualité.

PYPA veut promouvoir aussi l’enracinement de la démocratie.

D’autres rencontres similaires se tiendront dans les jours à venir, a indiqué Dr Karim, Coordinateur de PYPA West Africa.

 

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre et Reference.tv.tg

Interview du Président de LET : Joël KALEPE : « L’épanouissement des enfants est au centre de nos actions »

 

Plume Libre : Est-ce que vous pouvez nous présenter encore mieux votre association ?

Joël KALEPE : Notre association dénommée : « Lueur d’Espoir pour le Togo » est une association Humanitaire et de développement. Enregistré sous le Récépissé N°1086/MATDCL/SG/DPLAP/DOCA, Lueur d’Espoir pour le Togo (LET) se propose d’accompagner les enfants pour leur épanouissement. Son siège est à Lomé quartier Aflao Gakli, 101 Rue Aveletui.

 

Plume Libre : Quels sont les objectifs de votre association en bref ?

Joël KALEPE : L’Association a pour but de promouvoir le développement social et pour objectif de promouvoir l ‘Education et la santé. Nous aimerions  contribuer au développement durable , à la protection  de l’environnement et favoriser le brassage culturel.

 

Plume Libre : Quelles sont les activités que vous avez déjà mené ? Si on peut faire un petit résumé

Joël KALEPE : Notre dernière activité date  du mois de Septembre 2019 avec notre Evènement : « 1 Orphelin = 1 Kit Scolaire, où nous avons distribué des kits scolaires composé de cahiers, ardoise, bics, gomme, ensembles géométriques, chiffons, crayons, crayons de couleurs bref des fournitures scolaires  à 27 enfants  orphelins (CP1 -CM2) du village d’Ana dans la préfecture de l’Avé.

 

Plume Libre : Quelles sont les activités à court terme que vous allez organiser

Joël KALEPE : Actuellement nous nous préparons pour notre Evènement dénommée « Flamme.de Noël aux enfants » toujours dans le village d’Ana, .Cet évènement s’inscrit dans la mise en œuvre de la politique nationale du bien-être de l’enfant vulnérable visant entre autre à lui garantir l’épanouissement social, physique, psychologique et culturel.

Pour l’an prochain, nous avons plusieurs actions à mener sur plusieurs plans.

 

Plume Libre : Quels sont vos moyens d’actions ?

Joël KALEPE : Question pertinente. Pour le moment l’Association utilise ses petits moyens financiers qui ne valent rien du tout pour mener des activités de qualité.

Si nous prenons le village d’Ana par exemple, tout d’abord c’est un apport de sourire, de joie et de considération à cette population. Dans les jours, années à venir , nous en sommes persuadés, cela permettra un développement du dit village et l’épanouissement des enfants. Pour nous, c’est le plus important.

 

Plume Libre : Votre message pour finir cet entretien ?

Joël KALEPE : Nous lançons un grand appel à toute bonne volonté de nous accompagner sur tous les plans et c’est encore l’occasion pour nous de lancer SOS aux partenaires nationaux, qu’internationaux de nous accompagner car « le bonheur le plus doux est celui qu’on partage ».    Les enfants méritent une protection spéciale.

 

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre et Referencetv.tg

 

 

 

Interview du Président du PDP et Candidat à la Présidentielle de 2020 : Innocent KAGBARA : « Nous proposons aux Togolais le réalisme politique, l’humanisme, le progressisme et le pragmatisme »

 

Le porte-flambeau du Parti Démocratique Panafricain : PDP au scrutin présidentiel de 2020 au Togo, M. KAGBARA Innocent a bien accepté de répondre aux questions de la Rédaction de Plume Libre et de Referencetv.tg.

Dans cette interview, Innocent KAGBARA déclare entre autres : « Notre candidature en 2020 est d’abord motivée par notre jeunesse et l’espoir de changement que nous incarnerons dans le temps. Elle est motivée par le programme de société (offre politique) que nous proposons aux populations togolaises. Ce programme de société s’inscrit durablement dans les idéaux que nous incarnons au PDP à savoir l’humanisme, le pragmatisme, le réalisme et le progressisme. Notre candidature est également motivée par une vision solidaire du Togo que nous souhaitons construire ensemble. Et pour réaliser cette vision nous pensons que le temps  sera notre meilleur allié et les plus septiques nous donneront raison dans 10 ans. Enfin notre candidature est motivée par la conviction que le centrisme triomphera au Togo.

Et à la question de la nouveauté du PDP aux Togolais, le Candidat KAGBARA Innocent répond : «Nous proposons aux Togolais le réalisme politique et le pragmatisme. Nous faisons au PDP la politique de nos moyens et tenons un discours franc, concis et précis à nos militants et sympathisants qui à leur tour relayeront l’idéologie aux populations ».

Lisez plutôt toute l’interview.

 

Plume Libre : Comment se porte votre formation politique ?

  1. KAGBARA : Le PDP se porte très bien.

 

Plume Libre : Le Togo s’apprête à organiser la présidentielle de 2020, après les élections législatives de 2018 et les municipales de 2019.Tout d’abord comment appréciez vous  les deux élections passées ?

  1. KAGBARA : Notre pays a connu deux élections en deux ans notamment les législatives de 2018 et les élections communales de cette année.

Les résultats sortis de ces deux élections n’ont souffert d’aucunes contestations. Nous sommes sortis avec un député à Dankpen et huit conseillers dont  un adjoint au maire à Notsè.

Je tiens sincèrement à tirer mon chapeau à l’ensemble des acteurs  pour l’organisation de ces deux élections.

Au départ ce n’était pas gagné puisque ces deux élections ont été organisées sur fonds propres. Au final, tout s’est bien passé et nous en félicitons et saluons le courage du gouvernement togolais.

 

Plume Libre : Vous êtes candidat à l’élection présidentielle 2020.Qu’est ce qui a motivé votre candidature ?

  1. KAGBARA : Oui, nous sommes candidat à la présidentielle de 2020.

Notre candidature en 2020 est d’abord motivée par notre jeunesse et l’espoir de changement que nous incarnerons dans le temps.

Ensuite notre candidature est motivée par le programme de société ( offre politique) que nous proposons aux populations togolaises.

Ce programme de société s’inscrit durablement dans les idéaux que nous incarnons au PDP à savoir l’humanisme, le pragmatisme, le réalisme et le progressisme.

Notre candidature est également motivée par une vision solidaire du Togo que nous souhaitons construire ensemble. Et pour réaliser cette vision nous pensons que le temps  sera notre meilleur allié et les plus septiques nous donneront raison dans 10 ans.

Enfin notre candidature est motivée par la conviction que le centrisme triomphera au Togo.

 

Plume Libre : Que proposez-vous d’autre aux Togolais ?

  1. KAGBARA : Nous proposons aux Togolais le réalisme politique et le pragmatisme. Nous faisons au PDP la politique de nos moyens et tenons un discours franc, concis et précis à nos militants et sympathisants qui à leur tour relayeront l’idéologie aux populations.

 

Plume Libre : Face à l’extrême pauvreté qui sévit dans le pays avez vous des remèdes ?

  1. KAGBARA : Le remède du Parti Démocratique Panafricain face à l’extrême pauvreté dans le pays est la redistribution équitable des richesses pour que toutes les filles et tous les fils du pays puissent vivre décemment.

Et le programme de société de notre parti développe un chapitre entier pour enrayer véritablement ce fléau.

 

Plume Libre : Quelle sont vos relations avec les autres leaders politiques notamment de l’opposition et du  pouvoir ?

  1. KAGBARA : Le PDP entretient de bonnes relations avec tous les partis politiques quelle que soit leur obédience.

Pourquoi aurions-nous des rapports conflictuels avec un pouvoir s’il  est disposé à nous écouter ?

Et avec nos collègues de l’opposition, nous échangeons dans le respect mutuel.

Si nous voulons vraiment construire notre pays, je crois que nous devons tous apporter chacun à notre niveau notre modeste contribution à l’édification de la nation.

Dans cette optique, nous entretenons de très bonnes relations avec tous les partis politiques.

Notre souci majeur est de parvenir à une alternance dans notre pays et nous partis politiques de l’opposition devront nous départir de discours alarmistes et opportunistes.

 

Plume Libre : Que pensez-vous du débat sur  la candidature du président sortant?

  1. KAGBARA : Le débat sur la candidature du président Faure Gnassingbé ne relève pas de notre compétence. Faure Gnassingbé est président d’un parti politique et nous estimons que seuls les militants de son parti UNIR peuvent se prononcer valablement sur sa candidature.

Maintenant si vous me demandez s’il a le droit de se présenter à la présidentielle de 2020, je vous dirai « oui » puisque aucun article de la constitution de notre pays ne l’interdit.Dire le contraire  aux populations alors qu’on sait très bien que Faure sera bel et bien candidat, c’ est faite preuve de non-réalisme, de naïveté ,de démagogie,et de fourberie politique.

Nous devons utiliser notre temps sur le terrain pour arracher l’alternance  que de tromper les populations comme d’habitude et dire qu’on nous a volé pour expliquer notre manque de vision et de stratégie .

Nous luttons pour le dégagisme  d’une certaine classe politique , il est temps de faire la politique autrement .

 

Plume Libre : Peut-on dire que le sujet de la candidature unique de l’opposition est dépassé ?

  1. KAGBARA : Sur cette question nous avons exprimer notre point de vue et notre position est largement partagée par le groupe parlementaire NET-PDP dont nous faisons partie.

 

Le groupe NET-PDP a lutté et obtenu les réformes avec une élection à deux tours.

Nous estimons que tout parti politique qui a une ambition dans ce pays devrait participer à la présidentielle.

Si au deuxième tour, le schéma est favorable à l’opposition, notre parti s’alignera derrière le candidat de l’opposition le mieux placé et ceci après des discussions et des négociations constructives.

Autrement dit, la candidature unique de l’opposition dans le débat actuel est un faux débat.

 

 

Plume Libre : Les deux tours à la présidentielle est-ce  une chance ou au contraire un risque ?

  1. KAGBARA : Nous pensons que c’est une chance, avec les deux tours, il y aura une vraie redistribution des cartes, chaque parti connaîtra sa place sur l’échiquier politique.

 

Plume Libre : Que pensez-vous du vote de certains togolais de la diaspora?

  1. KAGBARA : Le vote de la diaspora est un acquis. Cela faisait parti des revendications de l’opposition depuis le 19 août 2017. Aujourd’hui, c’est chose faite.

Soyons réaliste, le principe du vote de la diaspora est déjà un acquis. Nous obtiendrons plus lors des prochaines élections.

Vous me direz qu’après l’obtention de ce vote, c’est seulement six pays qui voteront. Nous sommes d’accord mais nous disons que c’est un acquis que nous devons capitaliser pour les cinq prochaines années.

 

 

Plume Libre : Votre message à l’endroit des togolais de la diaspora et ceux qui sont au pays?

  1. KAGBARA : Pour finir, je lance un vibrant appel à mes frères togolais et togolaises.

Ce changement ne peut venir que du centre, vu les antagonismes depuis trente ans de lutte non aboutie.

Obtenons ce changement dans la paix, dans la réconciliation et le désir d’appartenir à une communauté de destin.

Joyeux Noël à tous

Plume Libre : Merci Monsieur le Président.

  Propos recueillis par Emmanuel Vivien TOMI et

la Rédaction  de Plume Libre et Referencetv.tg

 

Interview du Candidat Indépendant à la Présidentielle de 2020 : Dr Christian SPIEKER : « Nous allons mettre en place le système parlementaire et faire du Togo un pays modèle en s’inspirant de la pratique politique allemande »

 

C’est en substance ce qu’a déclaré le Candidat Indépendant à la Présidentielle de 2020 au Togo : Dr Christian SPIEKER dans une interview accordée à la Rédaction de Plume Libre et de Referencetv.tg.

‘’Nous allons mettre en place le système parlementaire à la place du système semi-présidentiel. Cela veut dire qu´avec le système parlementaire il n´y aura plus d´élections présidentielles au Togo mais seulement des élections législatives comme il en est le cas dans presque tous les pays de l´Union européenne à l´exception de la France dont nous suivons le système depuis les indépendances mais qui malheureusement  engendre des conflits politiques en Afrique’’, c’est ce qu’a déclaré entre autres Dr Christian SPIEKER.

A propos de ce qui a motivé sa candidature, Dr SPIEKER répond :’’Le désir de faire du Togo un pays modèle dans la sous-région en m´inspirant du système politique allemand dont la force économique et son efficacité sont incontestables en Europe comme dans le monde. Le « made in Germany » fascine toujours les gens. Alors, nous, on est historiquement proche de l´Allemagne, il faut autant en profiter pour le Togo’’.

Nous vous proposons de lire l’intégralité de son interview.

 

 

 

Plume Libre : Comment se porte votre formation politique?

 

Dr SPIEKER : Je n´ai pas créé un parti politique. Donc je ne suis pas un leader de parti politique. Je n´appartiens pas non plus à un parti politique. Je suis un candidat indépendant de la diaspora, venu d´Allemagne juste pour aider mon pays avec le modèle allemand que je connais très bien et qui peut nous permettre de transformer le Togo en  un  pays modèle. Moi, j´aime toujours suivre un bon élève quand j´étais enfant  pour devenir meilleur aussi. Donc le système allemand est un bon élève pour moi pour le suivre.

 

Plume Libre : Le Togo s´apprête à organiser la présidentielle de 2020, après les élections législatives de 2018 et les municipales de 2019.  Tout d´abord comment appréciez-vous les deux élections passées ?

 

Dr SPIEKER : Les élections législatives du 20 décembre 2018 n´ont pas répondu aux critères démocratiques, d´autant plus que les grands partis de l´opposition les ont boycottées. Pour cette raison les lois que les députés issus de ces élections votent sont des lois partisanes, taillées sur mesure pour le parti au pouvoir car elles ne prennent pas en compte l´aspiration du peuple togolais mais uniquement de ce que le parti au pouvoir souhaite.

Les élections communales organisées le 30 juin 2019 aussi ne sont pas transparentes non plus, vu les résultats écrasants du parti au pouvoir. En plus il y avait un taux d´abstention des électeurs de l´opposition très élevé car ils ne se sont pas rendus aux urnes pour voter. Ils ne croient plus à une élection transparente au Togo.

Pour la  présidentielle de 2020 dont la date est fixée au 22 février 2020, cette date n´est pas bonne et son report est vivement souhaitable car aucune des trois conditions exigées par l´opposition pour la transparence (refonte du fichier électoral, recomposition de la CENI et recomposition de la Cour constitutionnelle) n´a été prise en compte. Aller aux élections dans les mêmes conditions que celles des législatives et communales ne garantira pas la transparence des urnes. Pour éviter ce piège relatif à cette date, il faudrait demander le report et c´est ce que moi, j´ai fait. Pour obtenir cet report  il faut nous mobiliser et faire la pression sur le gouvernement car sans pression il ne cédera pas. Il est ainsi.

 

Plume Libre : Vous êtes candidat à l´élection présidentielle 2020. Qu´est-ce qui a motivé votre candidature ?

 

Dr SPIEKER : C´est l´amour pour mon pays. Le sentiment patriotique. Le désir de faire du Togo un pays modèle dans la sous-région en m´inspirant du système politique allemand dont la force économique et son efficacité sont incontestables en Europe comme dans le monde. Le « made in Germany » fascine toujours les gens. Alors, nous, on est historiquement proche de l´Allemagne, il faut autant en profiter pour le Togo.

 

Plume Libre : Que proposez-vous d´autre aux Togolais ?

 

Dr SPIEKER : Je vais mettre en place le système parlementaire à la place du système semi-présidentiel. Cela veut dire qu´avec le système parlementaire il n´y aura plus d´élections présidentielles au Togo mais seulement des élections législatives comme il en est le cas dans presque tous les pays de l´Union européenne à l´exception de la France dont nous suivons le système depuis les indépendances mais qui malheureusement  engendre des conflits politiques en Afrique. Ce système parlementaire préconisé nous servira de fondation solide avec des institutions indépendantes pour bâtir ensemble notre pays.  Avec le système parlementaire, le  parti qui gagnera les élections gouvernera seul s´il arrive à avoir la majorité requise pour gouverner, sinon il fera alliance avec un autre parti de son choix. L´avantage de ce régime parlementaire est l´économie d´argent pour l´Etat car il n´y aura plus des élections présidentielles qui coûtent très chères financièrement. Ce régime proposé va aussi contribuer à la cohésion sociale et la paix dans notre pays. En plus, il obligera les partis politiques à travailler ensemble dans le gouvernement et à l´Assemblée nationale car avec le système parlementaire, l´alliance est souvent  la règle, faute de majorité requise pour gouverner seul.

Dans mon programme, j´envisage la suppression de fonction du préfet.

Les gouverneurs dans les régions seront aussi élus et non nommés par le Président de la république comme il est prévu actuellement dans le nouveau code des collectivités locales.

L´école sera réformée aussi complètement. On va créer deux voies possibles : Une voie qui mènera vers le Lycée et l´autre vers les écoles professionnelles. L´orientation commencera à partir de la classe de 6è avec cette nouvelle réforme. Ceci permettra à tous les jeunes togolais d´avoir un métier en main avec une formation professionnelle dans l´entreprise.

Pour ce qui concerne les universités publiques du Togo, leur président sera élu par leurs collègues Enseignants et le représentant des étudiants. Avec le système actuel, ils sont nommés par le Président de la république. La nomination des présidents des universités ne permet pas de défendre efficacement les intérêts des  Enseignants et ceux des étudiants car ils sont obligés de faire ce que veut la personne qui les a nommés.

 

Plume Libre : Face à l´extrême pauvreté qui sévit dans le pays avez-vous des remèdes ?

 

Dr SPIEKER : Nous allons  chercher ces remèdes. Ils se trouvent dans les réformes que nous allons engager et qui concerneront la Constitution, les institutions, le système éducatif, le secteur de la santé et notre engagement pour la création des entreprises de transformation de nos produits agricoles et fruitiers sur place au lieu de les exporter vers l´Europe à bas prix. Ceci sera possible par mes relations que je vais tisser avec les industriels allemands en tant que président élu. Cela permettra d´embaucher massivement nos frères et sœurs qui ont des diplômes mais ne trouvent pas à faire. On va lutter aussi contre la corruption et prôner la bonne attitude. On va faciliter l´accès au crédit aux femmes pour leur commerce car nos sœurs jouent un rôle capital dans les  foyers et dans  notre société. Les Togolaises sont des grandes commerçantes. On va les aider encore de plus à prospérer leur commerce.

 

Plume Libre : Quelles sont vos relations avec les autres leaders politiques notamment de l´opposition et  du Pouvoir?

 

Dr SPIEKER : Avec les partis de l´opposition, mes relations sont bonnes. Mais je n´ai aucune relation particulière avec tel ou tel leader de parti politique. Je n´ai que des relations de courtoisie avec tous les leaders de partis sans exception. Je peux travailler avec n´importe quel leader du parti si le cas se présentait dans le cadre d´alliance et si le programme et la vision de ce parti pour le pays ressemblaient  à mon projet que je porte pour rendre le Togo rayonnant et économiquement solide. Par contre avec le parti au pouvoir (UNIR) je n´ai aucune relation car la politique de ce parti est contraire à l´intérêt général du pays et bloque aussi l´alternance, ce qui met le Togo dans une situation difficile que nous vivons depuis des décennies.

 

Plume Libre : Que pensez-vous du débat sur la candidature du président sortant ?

 

Dr SPIEKER : Je l´ai dit dans ma déclaration de candidature quand la question m´a été posée en septembre 2019.

Si moi j´étais à la place du président de la République Faure Gnassingbé, je ne me représenterais plus. Donc, c´est une question personnelle et de conscience. Même si les députés de ce parti et ceux des partis qui lui sont proches à l´assemblée  nationale ont  modifié certains articles de la constitution qui lui permettent de se représenter, il peut penser à l´intérêt du pays et renoncer à son 4è mandat afin de préserver la paix et la cohésion sociale dans le pays.

 

Plume Libre : Peut-on dire que le sujet de la candidature unique de l´opposition est dépassé ?

 

Dr SPIEKER : Si cette idée est souvent évoquée, c´est pour rendre possible l´alternance qui est difficile à réaliser au Togo. Mais je pense que le candidat unique favoriserait plutôt ce régime cinquantenaire de se maintenir au pouvoir. Mais avec cinq candidats potentiels de l´opposition qui peuvent être issus de chaque région du pays, on peut priver le président sortant des voix des électeurs dans chaque région.  C´est cette stratégie que je trouve gagnante face à n´importe quel candidat du parti au pouvoir.

 

Plume Libre : Les deux tours à la présidentielle est-ce une chance ou au contraire un risque ?

 

Dr SPIEKER :  L´élection présidentielle avec un scrutin à deux tours est une chance si les règles de la transparence électorale sont respectées. Mais si les règles de la transparence ne sont pas respectées, cela ne changera rien. La fraude existe partout, que ce soit avec un scrutin à seul tour ou à deux tours. Ce sont les conditions d´organisation des élections qui conditionnent toute transparence. La preuve en est que le parti au pouvoir refuse de faire les réformes avant ces élections de 2020 et sans les réformes les résultats seront comme si c´était  les élections  avec un tour puisque le parti au pouvoir va sortir gagnant par la possibilité avérée de fraude.

 

Plume Libre : Que pensez-vous du vote de certains togolais de la diaspora ?

 

Dr SPIEKER : Le vote est un droit citoyen aussi bien pour les Togolais vivant au pays comme ceux vivant à l´étranger. Malheureusement ce droit est refusé à ceux-ci. Maintenant  il vient d´être accordé. Mais les conditions qui l´entourent pour avoir la carte d´électeur ne sont pas faciles à remplir : carte nationale d´identité, passeport et carte consulaire, or les deux premières pièces citées ne sont pas établies à l´étranger mais seulement au Togo. C´est pour dire que le gouvernement sait pertinemment que c´est impossible pour eux d´avoir ces pièces en un rien de temps pour cette élection  fixée en février 2020 dont je demande le report car on ne peut pas organiser l´élection le 22 février et espérer une victoire pour l´opposition alors que les conditions pour une élection transparente ne sont pas réunies.

 

Ce qui est paradoxal, c´est que les Togolais de la diaspora aident beaucoup leurs proches au pays par l´envoi de l´argent dont le montant est souvent communiqué chaque année par le gouvernement lui-même. Mais quand il s´agit du droit de vote de ces mêmes  Togolais de  la diaspora, on  leur refuse ce droit. On dirait que nos frères et sœurs de la diaspora n´ont que des devoirs envers leur pays mais pas des droits.

 

Plume Libre : Votre message à l´endroit des Togolais de la diaspora et  ceux qui sont au pays.

 

Dr SPIEKER : À  Mes chers compatriotes, C´est un rendez-vous à ne pas manquer en 2020. Je leur demande du courage et de la persévérance pour arracher la victoire et permettre l´alternance car sans alternance on ne peut jamais faire de notre pays un modèle. Pour cette élection de 2020 dont les conditions de transparence ne sont pas encore réunies, il faut les exiger et demander le report de la date car si on va à cette élection dans les conditions actuelles, l´opposition va perdre.

Pour ce qui concerne mon projet que je leur présente, c´est un projet qui fera du Togo un pays modèle et rayonnant dans lequel tout le monde sera heureux demain si je suis élu président de la république. Tout est calqué sur le système allemand car ce système favorise une économie forte et une démocratie très rapprochée avec les citoyens et les représentants du peuple qui sont les députés. C´est pourquoi l´Allemagne est économiquement très forte en Europe. Copions son modèle que je connais très bien pour développer le Togo. Pour y arriver, j´ai besoin du  soutien de tous les Togolais qui sont au pays et ceux de la diaspora en 2020.  Ensemble, nous allons bâtir notre pays. En plus si je gagne, il n´y aura pas la chasse aux sorciers pour les dirigeants du parti au pouvoir quand ils vont se retrouver dans l´opposition. C´est le jeu de la démocratie. Je vais leur garantir la sécurité et aussi pour leurs biens acquis légalement.

 

Plume Libre : Merci.

 

Dr SPIEKER : Merci.

 

Propos recueillis par Emmanuel Vivien TOMI est la Rédaction de Plume Libre et Referencetv.tg

Société : L’Association ‘’LET’’ organise ‘’la Flamme de Noël aux enfants ‘’

Les 24 et 25 décembre 2019, l’Association ‘’Lueur d’Espoir pour le Togo’’ : LET organise à Ana, dans la préfecture de l’Avé au Sud du pays un évènement pour l’épanouissement des enfants et des jeunes. Il s’agit de la ‘’Flamme de Noël aux enfants’’.

Selon le Président de l’Association Lueur d’Espoir pour le Togo (LET) Dziedzom Yao Joël KALEPE, il s’agit de permettre aux enfants de la localité de s’épanouir et de fêter comme tous les autres enfants du monde.

‘’Nous voulons permettre aux enfants du village d’Ana en particulier et de la préfecture de l’Avé en général de vivre avec gaieté la fête de Noël, considéré souvent et à juste titre comme la célébration des tous petits’’ à encore ajouté   M. Joël KALEPE.

Enregistré sous le Récépissé N°1086/MATDCL/SG/DPLAP/DOCA, l’Association Lueur d’Espoir pour le Togo (LET) se propose d’accompagner les enfants d’Ana dans cette période festive pour que ceux-ci vivent les loisirs, importants pour leur épanouissement.

Entre autre activités, il y aura une opération Ana propre et aménagement pour le lancement, prestation de sketch, musique, gala de football, allocutions, réjouissance, partage de repas et autres cadeaux aux enfants.

L’Association LET a besoin du soutien des partenaires pour plus d’activités en faveur des enfants.

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre et Referencetv.tg

SOCIETE : Bonne nouvelle pour Agoé-Nyivé 3 La mairie de la localité a démarré officiellement le mariage civil

 

 

C’est donc une très bonne nouvelle pour la population de la commune d’Agoé-Nyivé 3 au sud du Togo. La mairie a lancé officiellement la célébration du mariage civil. C’était le samedi 14 décembre 2019 dans la matinée dans ses locaux. Et depuis , des couples programment leurs mariages surtout en cette période festive.

Le Maire ADONKANU Yawo Jean Marie, avait à ses côtés pour cette occasion solennelle, ses collaborateurs directs notamment son adjoint, le député KOUDOAGBO Denis Kodjo Kadevi, les Conseillers Municipaux, le personnel et divers autres invités.

Le préfet d’Agoé- Nyivé s’est fait représenté par son  Secrétaire Général   KAZANDOU Joseph. On notait aussi la présence de la  chargée de mariage de la préfecture, Mme BARANDAO, le Chef Canton de Vakposito et d’autres chefs de villages.

Tout a commencé d’abord par la cérémonie officielle de lancement du mariage civil suivie de la célébration de l’union de deux couples.Il s’agit des couples ATCHA et ALOKPA.

Devant le Maire et l’assistance, Monsieur  ATCHA  Abdou Razak et Mlle AKAKPO Gadzi Afi Massan se sont dit oui, tout comme Monsieur ALOKPA Kossi Nansi Sana et Mlle GAZANDOU Anessa.

Dans son mot de circonstance, lors de la cérémonie de lancement officiel de la célébration du mariage civil à Agoé-Nyivé 3, le Maire ADONKANU Yawo Jean Marie a laissé entendre entre autres  que la rencontre du 14 décembre 2019        est un événement heureux, fort et mémorable.

« Heureux parce que nous célébrons l’amour de deux êtres qui se sont rencontrés, aimés et ont décidé de faire chemin ensemble ici-bas.

Fort  et mémorable dans l’histoire de la commune d’Agoé-Nyivé 3 », a précisé le Maire ADONKANU.

Le mariage est une institution  sociale,  étatique  et religieuse caractérisé par des aspects, respectivement  par la dot,  la célébration civile  et  religieuse.

IL ne serait donc pas exagéré de l’entourer de tous les  soins  et  de  toute l’attention, afin de le rendre plus beau et plus attrayant.

« A partir de  cette cérémonie,  le mariage  civil  sera désormais plus accessible et moins  onéreux aux  habitants  de Vakpossito  et  de  ses environs, car, cela  réduira  les tracas de déplacement et des longues files d’attentes » a ajouté M. Adonkanu dans un interview à la presse.

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre et Referencetv.tg 

 

Interview exclusive du Président de la Coalition des Rassembleurs et Candidat à la présidentielle de 2020 Soter-Caïus DOVI : ‘’ Mon projet s’articule autour d’une vision : « TROIS REPAS PAR JOUR » qui est un « GÂTEAU ÉCONOMIQUE » à se partager au travers de la relance économique par le pouvoir d’achat’’.

 

Le Togo s’apprête à organiser en début d’année 2020, un scrutin présidentiel. Le gouvernement vient de fixer la date du 22 février 2020 pour le premier tour de cette élection. L’un des candidats déclarés à cette  présidentielle est le Président de la Coalition des Rassembleurs M. Soter-Caïus Dotegan DOVI.

Celui-ci déclare entre autres : ‘’Le problème du Togo n’est pas un problème électoral, mais plutôt politique. J’ai une vraie vision pour mon pays’’, Mon projet s’articule autour d’une vision : « TROIS REPAS PAR JOUR »Mais Trois repas par jour, c’est un « GÂTEAU ÉCONOMIQUE » à se partager au travers de la relance économique par le pouvoir d’achat, ajoute M.DOVI.

Le candidat a accordé une interview exclusive à la Rédaction de Plume Libre et de Reference.tv. Le leader des Rassembleurs parle de sa motivation, son ambition pour son pays et se prononce sur certains sujets notamment la  candidature unique de l’opposition, la question des deux tours de la présidentielle et autres encore. L’homme explique son projet de société basé sur le concept de’’ trois repas par jour’’, un véritable programme qui vise entre autre à relever l’économie, le niveau de vie des Togolais.

Nous vous proposons de lire l’intégralité de l’interview de M. Soter-Caïus DOVI, un candidat qui se veut celui du peuple.

 

Plume Libre : Monsieur Soter DOVI Comment se porte votre formation politique ?

DOVI Soter: Bonjour. La coalition des Rassembleurs est  un conglomérat de partis politiques, des organisations de la société civile, des femmes et des hommes y compris de la diaspora. En clair, notre formation politique a le vent en poupe. Nous ambitionnons devenir la première force politique au Togo dans les années à venir.

 

Plume Libre : Le Togo s’apprête à organiser la présidentielle de 2020, après les élections législatives de 2018 et les municipales de 2019.Tout d’abord comment appréciez vous  les deux élections passées ?

DOVI Soter: A chaque fois qu’il y’a une élection dans notre pays, ce sont des tensions permanentes de tout genre. Le 20 décembre dernier, nous savons dans quelles conditions, les législatives ont eu lieu, avec un taux record d’abstentionnistes, un boycott de toute la classe politique, sauf quelques affidés du parti au pouvoir qui y sont allés et le résultat est là, une Assemblée Nationale qui ne reflète pas le vrai visage de tous les clivages politiques…

Quand, c’est seulement 5% de la population active qui vote, on ne peut pas avoir une assemblée hétéroclite…

Quant aux municipales, les choses ont été différentes, mais là aussi, il y’a eu quelques irrégularités. Dans tous les cas c’est toujours le parti au pouvoir qui gagne avec des fraudes massives.

Le problème du Togo n’est pas un problème électoral, mais plutôt politique.

 

Plume Libre : Vous êtes candidat à l’élection présidentielle 2020. Qu’est ce qui a motivé votre candidature ?

DOVI Soter: Pour moi la politique, plus qu’une ambition, c’est une vocation.  C’est depuis que j’étais en classe de CM2 que je disais qu’un jour, j’allais prendre la place du feu Eyadema.

Je ne savais pas que cette petite phrase que j’ai prononcée, il y’a de cela plus de 50 ans, allait me revenir comme un boomerang.

J’ai une vraie vision pour mon pays,

Comme l’écrivait Leibniz, le principal père spirituel de la révolution américaine,  on peut  lire dans la déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776, les visions suivantes : « Nous tenons les vérités suivantes pour évidence en soi : Que tous les Hommes sont créés égaux ; qu’ils sont dotés de la part du créateur d’un certain des droits inaliénables ; que parmi ces droits figurent la vie, la liberté et la recherche du Bonheur ». Voilà ma vision et ma vocation pour mon pays dans les années à venir.

 

Plume Libre : Que proposez-vous d’autre aux Togolais ?

DOVI Soter : Mon projet s’articule autour d’une vision : « TROIS REPAS PAR JOUR » .

Mais Trois repas par jour, c’est un « GÂTEAU ÉCONOMIQUE » à se partager au travers de la relance économique par le pouvoir d’achat.  Pour y arriver, nous devons miser en permanence sur l’introduction des nouvelles technologies, de nouvelles méthodes de production, et le rôle de la recherche scientifique dans l’économie pour répondre aux futurs défis.  C’est la responsabilité́ unique et  l’obligation de l’État-nation que nous proposons.

Il s’agit de créer les conditions du bien-être général , de sa postérité́, en accroissant le champ des possibles.

L’État-nation dépasse les oppositions car il doit être le seul champs favorisant la créativité, la solidarité, tout en veillant sur les spécificités ethniques, religieuses, régionalistes, ou individuelles, et c’est à ce seul prix que nous aurons le bonheur national brut.

« TROIS REPAS PAR JOUR », c’est pour la première fois la mise en place du « CREDIT PRODUCTIF PUBLIC » AU SERVICE DE NOTRE ECONOMIE ;

une éducation, un système de santé moderne.

C’est pourquoi, comme les pays émergents, nous devons nous aussi repenser notre modèle économique dès maintenant.

Une économie organisée a besoin de beaucoup d’investissements afin de répondre aux besoins futurs d’une population en croissance.

Or aujourd’hui, nous ne disposons pas des outils nécessaires pour injecter massivement de l’argent afin de permettre un développement global du pays, et atteindre ainsi le Bonheur National Brut, par le développement économique, humain et social.

Nous ne sommes pas naïfs.

Nous savons bien que la mise en place d’un tel plan nécessite des changements structurels majeurs : la création de nouvelles institutions, la nationalisation de la Banque Centrale et la création d’une banque nationale, un changement de paradigme, une rupture.

Néanmoins, nous sommes convaincus que c’est en plaçant les Togolaises et les Togolais au sein des processus de décisions que nous pourrons, ensemble, définir notre futur commun. Le projet que nous portons demande à chacun de se responsabiliser en prenant sa place en tant que citoyen, dans notre conquête commune du Bonheur.

Le Crédit productif public sera donc sous contrôle de l’ensemble de la société, par la mise en place d’un Conseil national du crédit qui se composera de tous les corps constitués de notre pays (ouvriers, agriculteurs, chefs d’entreprises, professeurs, docteurs, avocats, élus locaux, etc.). Ce crédit public est le cœur de notre projet car seul il permettra de financer une plateforme de développement économique, social et humain à long terme. Nous positionnons de ce fait, l’État comme stratège et autorité agissant pour l’intérêt général, en se réappropriant le contrôle du crédit et de la monnaie.

« TROIS REPAS PAR JOUR », c’est le renforcement du Ministère du plan

qui nous permettra d’orchestrer notre politique de développement. Il est important que nous ayons une cohérence aussi grande que possible dans le comportement de tous les producteurs de notre Nation.

Notre effort doit être sur les deux fronts, c’est pourquoi le plan économique doit être complété́ par un plan social.

Notre logique démocratique veut que la prise de décision au sein du processus de planification vienne de la base, en intégrant chaque Togolaise et chaque Togolais dans les choix que nous devrons prendre en tant que Nation. Ce qui nous conduit à mettre en place des organes décentralisés dans les régions au plus près des citoyens.

Dans le même temps que nous mettons en place une responsabilisation des citoyens, nous lançons un programme d’information afin de doter la population d’une culture économique et sociale. Sans quoi, vous ne serez pas outillés pour veiller et accompagner la transformation de notre pays dans notre conquête du Bonheur.

Nous considérons que l’institution idoine pour déterminer les priorités en fonction des besoins et des ressources disponibles est le Parlement. Notre parlement est le représentant du peuple souverain dans notre démocratie représentative. Nous savons qu’il a donc à cœur de mettre en œuvre les moyens physiques et financiers pour atteindre les objectifs que nous aurons souverainement définis en tant que Nation.

Cette responsabilité implique un sens profond du bien collectif ainsi qu’un patriotisme ardent car les femmes et les hommes qui composeront ce Parlement doivent être convaincus de leur autorité législative mais aussi que les sacrifices consentis auront un sens et permettront le développement de notre pays.

L’Etat doit pouvoir émettre du crédit productif public pour financer les grands projets, les infrastructures et renflouer le service public et les collectivités territoriales pour réaliser leurs projets.

Ainsi nous mettrons fin aux prétendus problèmes de la dette. La dette qui est sans cesse creusée par les taux d’intérêts usuriers qu’imposent les banques privées.

Les nouveau crédits émis sur l’ordre du trésor sont déposés à la banque nationale. Une première partie de ces crédits se trouve dans une caisse spéciale vouée à la reconstruction et à l’investissement productif ( elle peut être jumelée avec certains crédits consentis par l’administration, à partir des revenus fiscaux), une seconde partie est déposée dans un fonds international de développement auquel contribue d’autres nations. La dernière partie est prêtée aux banques privées sous formes d’escompte de lettre de changes et de prêts consentis par celle-ci à l’industrie ou à d’autres usages productifs.

Notez que les nouveaux crédits ne servent en aucun cas à financer des dépenses courantes.

« TROIS REPAS PAR JOUR », C’est le lancement de l’Economie Bleue,

L’économie bleue est la mise en action d’une philosophie politique. Cela consiste à développer un système de production et de consommation qui ne dépend que des ressources disponibles.

Les solutions sont avant tout basées sur la physique avec comme facteurs décisifs la pression et la température :

– La nature évolue de la suffisance à l’abondance.

– Tout est biodégradable, les déchets sont sources de nouveaux produits.

– Les innovations sont constantes car le changement y est permanent.

L’Économie Bleue, c’est s’inspirer des écosystèmes naturels pour produire les biens et services dont les citoyens ont besoin, tout en respectant les valeurs environnementales avec une responsabilité partagée le droit des générations futures. C’est la seule Économie où, on trouve à la fois l’Économie de la connaissance et l’Économie circulaire.

Voilà le cercle vertueux qu’il faut atteindre pour pouvoir relancer la croissance et générer de la richesse, tout en apportant des améliorations et des solutions concrètes aux expressions implicites explicites de la population.

Qu’est ce qui permet de relancer la croissance, si ce n’est la consommation ?

Mais pour consommer, il faut disposer du pouvoir d’achat, pour avoir le pouvoir d’achat, encore faut-il avoir du travail, et pour avoir du travail ou de l’emploi, il faut le créer.

« TROIS REPAS PAR JOUR », c’est la Conquête du Bonheur.

Ce nouveau contrat dépasse le cadre d’un mouvement politique mais s’adresse à l’ensemble de la nation en leur proposant de définir un nouveau cadre et une nouvelle organisation de la société. Notre inspiration vient du Bhoutan, pays d’Asie qui mesure ses politiques selon quatre facteurs distincts :

– La croissance et le développement économique responsable et durable – La conservation et la préservation de la culture

– La protection de l’environnement et développement durable

– La gouvernance responsable

Comment atteindre cet objectif ?

Afin de mettre en place notre modèle de société, cela implique de changer nos curseurs avec notamment la prise en compte de l’apport nutritionnel réel par habitant et non seulement la somme d’aliments vendus ou achetés dans notre économie.

En déplaçant notre manière de penser, nous mettons sur une échelle similaire la valeur de notre famille, de la vie communautaire, des océans, des grands espaces que des biens meubles tels les voitures, les sacs de blé, etc.

Pour se faire, nous devons doter l’État de moyens afin de collecter et d’analyser des données qui mettent en lien l’économie matérielle et bien-être réel. En effet, depuis 1995, la banque mondiale a sorti un indice de riches qui estime que la richesse des nations consiste à 60% du « capital humain» (organisation sociale, compétences humaines et connaissances), à 20% du capital construit (entreprises et capital). Entre temps, en 1990, les Nations-Unies avaient lancé l’Indice de Développement Humain (IDH) qui prend en compte des facteurs tels que l’éducation, l’espérance de vie ou les droits de l’homme.

L’indice de progrès véritable permet d’évaluer des éléments que l’économie classique ignore. Par exemple, la prise en compte des revenus, les dégâts causés à la santé, à l’agriculture, aux habitations, etc …

Cet outils de mesure peut être mis à la disposition de chaque région afin que celle-ci soit en mesure de vérifier leur propre situation au regard des indicateurs.

 

Plume Libre : Face à l’extrême pauvreté qui sévit dans le pays avez vous des remèdes ?

DOVI Soter: La pauvreté n’est pas l’apanage du peuple Togolais, d’ailleurs le point quatre résume parfaitement nos actions en faveur de la création de richesse et de la valeur ajoutée pour endiguer cette gangrène qui est la pauvreté.

Comme disait Henri IV : « Je veux que chaque laboureur de mon royaume puisse mettre la poule au pot le dimanche. », plus personne au Togo, n’aurait du mal a avoir les «  Les Trois Repas par Jour ». C’est ma vision.

 

Plume Libre : Quelle sont vos relations avec les autres leaders politiques notamment de l’opposition et du  pouvoir ?

DOVI Soter: Les relations sont très cordiales, j’ai participé à toutes les tables rondes initiées par l’archevêque Émérite, Monseigneur Philippe Fanoko Kpodjro, qui a réuni toutes les forces démocratiques et les membres de la société civile.

J’ai participé également au meeting du 23 Novembre et la marche du 27 Novembre 2019, organisé par le front Citoyen TOGO Debout.

Toutes les forces démocratiques parlent à l’unisson, du un certain nombre de questions relatives à la transparence des scrutins et son bon déroulement.

 

Plume Libre : Que pensez-vous du débat sur  la candidature du président sortant?

DOVI Soter: Je n’ai pas de conseils à lui donner, c’est un grand garçon, c’est à lui de faire le bilan de pratiquement quinze ans de gouvernance où on note encore que le peuple ne mange pas à sa faim, où la fracture sociale est loi,  et la misère une règle. Le chômage quand à lui, il est exponentiel…

Face à ce climat délétère où la violence policière épouse la misère d’une manière incestueuse, doit-il y aller ? C’est à lui de voir.

Mais s’il n’y va pas, il aura posé un acte grandiose, il rentrera dans l’histoire par la grande porte.

 

Plume Libre : Peut-on dire que le sujet de la candidature unique de l’opposition est dépassé ?

DOVI Soter: A l’heure actuelle, c’est une équation à variables multiples et c’est difficile à résoudre.

Nous les rassembleurs, nous, nous sommes battus pour qu’il y ait une candidature unique mais force est de constater que cette équation a eu du mal à trouver un développement efficient… mais à l’impossible, nul n’est tenu.

 

Plume Libre : Les deux tours à la présidentielle est-ce  une chance ou au contraire un risque ?

DOVI Soter: Les deux tours sont une chance formidable, en fonction des résultats, on pourra en ce moment là, collaborer avec les uns et les autres pour des report de votes. Le second tour est le champ favorable à tous les calculs.

 

Plume Libre : Que pensez-vous du vote de certains togolais de la diaspora?

DOVI Soter: En tant que candidat issu de la diaspora, je trouve dommage qu’on ait pas pris le temps de mieux organiser les choses. J’ai l’impression que souvent, le gouvernement ignore un principe élémentaire de la gouvernance ; Gouverner, c’est prévoir. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on sait qu’il y aura des élections en 2020. On aura pu anticiper les choses de façon à ce que chaque membre de la diaspora ou chaque ressortissant togolais ait eu le temps matériel de faire sa carte consulaire et de facto, disposer des trois pièces justificatives exigées.

Un État doit planifier, et doit mettre en place un tableau bord qui est un outil de remise en cause permanente et c’est ça qui va permettre de vérifier si ce qu’on est train de faire, correspond à ce qui prévu, sinon on recommence le processus jusqu’à le parfaire. Quel gâchis !!!!

Ainsi va le TOGO….

 

Plume Libre : Votre message à l’endroit des togolais de la diaspora et ceux qui sont au pays?

DOVI Soter: Je vais lancer plusieurs messages solennels ;

Je fais écho au travers de votre ligne éditoriale pour que toutes les forces vives de la nation Togolaise nous rejoignent au sein de la la coalition des rassembleurs.

Je me fais le chantre d’esprit de conquête de la nation en demandant aux jeunes togolais de la diaspora et des nationaux de reprendre le goût de la nation.

Je propose un contrat avec toutes les filles Togolaise et les fils Togolais, pour que nous réécrivions une nouvelle page de l’histoire Togolaise avec les Rassembleurs pour bâtir la nation Togolaise dans 30 années à venir.

Nous sommes des bâtisseurs, nous sommes la Pierre qu’on rejetée ceux qui bâtissent et qui deviendra la principale de l’angle.

Vive les Rassembleurs !

Vive le TOGO !

 

Plume Libre : Merci Monsieur Soter-Caïus DOVI.

DOVI Soter: Merci à vous Monsieur TOMI et à votre Rédaction.

Propos recueillis par Emmanuel Vivien TOMI et

 la Rédaction de Plume Libre et de Referencetv.tg

 

 

Politique : Présidentielle de 2020 Le candidat de Nouvelle Vision, Dr Kodjovi THON présente son Plan National d’Alternance

Le 22 février 2019, les Togolais se rendront aux urnes pour le choix de leur nouveau Président de la République. En prélude à cette compétition nationale, des leaders et formations politiques se mobilisent et se lancent dans ce qu’on peut appeler la pré-campagne. C’est surement dans cette optique que l’organisation NO.VI : Nouvelle Vision du Candidat à la Présidentielle de 2020 : Dr Kodjovi Aubin Atna THON a rencontré la presse. C’était le mercredi 04  décembre 2019 dans l’après-midi dans la salle de conférence de SYNBANK à Lomé.

‘’Plan National d’Alternance 2020 (PNA-2020)’’, c’est le nom du projet de société dévoilé à la presse et donc à la population par le mouvement Nouvelle Vision (NO.VI) du candidat déclaré à la Présidentielle Dr Kodjovi Aubin Atna THON au cours de cette rencontre. Le jeune leader et candidat veut informer le peuple Togolais sur ses diverses démarches en faveur de la construction d’un Togo soudé et émergé. C’était également une occasion pour le candidat Dr THON de réagir sur diverses questions d’actualité.

Au cours de la Conférence, le Président de NO.VI s’est présenté à la presse et a dévoilé son ambition politique pour que le Togo, avant de répondre aux diverses questions de la presse sur les élections et la Nation.

Le Secrétaire Général du mouvement NO.VI a eu à présenter le document du Plan National d’Alternance avant de laisser de nouveau le micro au Président de NO.VI Dr THON Kodjovi pour son mot pour le mois de décembre.

Le PNA ou Plan National d’Alternance de la Nouvelle Vision : NO.VI est une feuille de route pour une alternance démocratique, pacifique et productive en 2020 au Togo.

Suivant le Président de NO.VI, Dr Kodjovi Aubin Atna THON : «  La crise Togolaise est celle dont la résolution permettra à chaque Togolais d’avoir des opportunités (d’emploi, d’investissement, de divertissement,..) lui permettant d’assurer son quotidien et son lendemain et aussi de vivre sur un territoire qui lui inspire confiance et stabilité lui permettant non seulement de rêver, mais aussi de réaliser ses rêves ».

Le Plan National d’Alternance de NO.VI de Dr THON s’intéresse notamment aux fondamentaux de la Nouvelle Vision, l’Alternative pour une sortie de crise définitive au Togo. Le PNA parle de la typologie de la crise togolaise, de l’identification des acteurs de la vie socio-économique et politique et l’énumération de leurs préoccupations, les solutions résultantes, un modèle de gouvernance administrative économique, sociale et politique pour un Togo soudé et émergé de même que  les acteurs et parties prenantes du Plan.

Dr Kodjovi Aubin Atna THON est un jeune leader qui affirme comprendre les préoccupations de la jeunesse et qui vient promouvoir la vertu et le mérite pour remettre le pays au travail.

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre & Referencetv.tg

 

Retour sur l’Interview exclusive du Président du PNP à Plume Libre Tikpi ATCHADAM : « Le PNP entend œuvrer à court terme pour l’alternance…Le Peuple prendra sa responsabilité dans la légalité »

 

 

C’était en 2015, plus précisément le 2 mars 2015.Beaucoup de personnes ne le comptaient parmi les Opposants qui pouvaient remuer le pays. Le Président National du Parti National Panafricain : PNP, Salifou Tikpi ATCHADAM a accordé une interview exclusive à la Rédaction de Plume Libre. Dans cet entretien, il expliquait déjà le plan de son parti, sa vision sur les élections au Togo, les reformes et autres encore. A la veille de la présidentielle de 2020, la Rédaction de Plume Libre vous propose de lire une fois encore cette interview qui explique mieux les projets du Leader du PNP, Tikpi ATCHADAM.

Voici cette interview de mars 2015.

 

 

 

 

 

 

Le Président National du PNP : Parti National Panafricain, Salifou Tikpi ATCHADAM également membre du collectif « Tchoboé » s’est prononcé au cours d’une interview exclusive à la Rédaction de Plume Libre sur plusieurs sujets d’actualité nationale. « Le Parti National Panafricain va mettre tout en œuvre pour réclamer les reformes avant les élections. S’il n’y a pas de reformes, il faut utiliser tous les moyens légaux pour qu’il n’y est pas d’élections », dit entre autre le Leader du PNP.
Lisez plutôt l’intégralité de l’interview.

PLUME LIBRE : M.Tikpi Salifou ATCHADAM, vous êtes le Président National du PNP : le Parti National Panafricain. Est-ce que vous pouvez vous présenter encore mieux pour ceux qui vont vous lire ou vous écouter ?

ATCHADAM : Merci de me tendre votre micro. Comme vous le savez déjà, je suis Tikpi Salifou ATCHADAM. Je suis juriste et anthropologue.

PLUME LIBRE: Dites nous, votre parti se situe dans quelle tendance ? Êtes-vous de l’opposition, de la mouvance présidentielle ou du centre ? Où vous situez vous exactement ?

ATCHADAM : Vous voulez que nous soyons de la mouvance présidentielle pour continuer la forfaiture, l’exploitation du Peuple Togolais ? Vous voulez que nous soyons de la mouvance présidentielle pour perpétuer les souffrances, les dénis de justice, l’impunité ? Pour perpétuer la descente aux enfers des populations affamées ? Pour perpétuer la violation des droits de l’Homme ? Non. Ce n’est pas le cas. Le parti est même né pour faire en sorte que l’on en finisse avec ce régime. Voila un pays ou quelqu’un a gouverné pendant longtemps et après il a positionné son fils pour gouverner à son tour. Cela fait plus d’un demi-siècle qu’une seule famille nous gouverne. Le PNP est un parti d’opposition qui entend œuvrer en tant que tel à court terme à l’alternance. Et nous sommes prêts à nous battre avec tous les moyens légaux à notre disposition. Il faut que ce régime parte pour que le Togo connaisse la démocratie et le développement.

PLUME LIBRE: L’actualité nationale est dominée par la question des reformes. Aujourd’hui, au niveau du PNP, que pensez vous de la question des reformes. Reformes avant les élections ou reformes après les élections.

ATCHADAM : Il faut faire les reformes avant toute élection. Le principe au PNP, c’est que l’on doit opérer obligatoirement les reformes. Maintenant on se rend compte que le Chef de l’Etat qui a parlé des reformes, qui a signé l’APG (ndlr : Accord Politique Global), a fabriqué un coffre qui s’appelle Awa Nana (ndlr le Médiateur) dans lequel il a bloqué les reformes. Il faut lui rappeler ses engagements. Le PNP se battra avec d’autres partis politiques et la société civile pour que Faure GNASSINGBE respecte ses engagements. C’est-à-dire qu’il entreprenne les reformes. S’il n’entreprend pas les reformes, je ne crois pas qu’il puisse avoir des élections. Nous ne pouvons pas aller aux élections s’il n’y a pas de reformes. Il faut que le Peuple se mette debout pour arrêter ça. Le peuple doit prendre ses responsabilités. Et le Parti National Panafricain va mettre tout en œuvre pour réclamer les reformes avant les élections. S’il n’y a pas de reformes, il faut utiliser tous les moyens légaux pour qu’il n’y est pas d’élections. Il n’y aura pas d’élections sans les reformes. Le Peuple prendra sa responsabilité dans la légalité. Je ne crois pas que les élections sans les reformes constituent une solution pour le pays.

PLUME LIBRE: Aujourd’hui, quelles sont vos relations avec les autres partis politiques et les autres leaders ? Pensez-vous qu’une candidature unique de l’opposition est encore possible.

ATCHADAM : Le PNP ne parle pas encore de candidature pour le moment. Nous parlons de reformes. S’il n’y a pas de reformes, il faut que le Peuple Togolais empêche les élections de se tenir.

PLUME LIBRE: Comment ?

ATCHADAM : Par des mouvements reconnus par la Constitution de notre pays. Il y a une loi qui réglemente les manifestations publiques. C’est une loi togolaise. Et j’ai toujours rappelé que ceux qui manifestent dans la rue ne sont pas des hors la loi. Tout ce qu’il faut c’est manifester pacifiquement et exiger les reformes. Et si les reformes ne sont pas faites, il faut tout simplement demander le départ de Faure GNASSINGBE du pouvoir. Le PNP est très clair là dessus. Nous demandons à Faure GNASSINGBE d’opérer les reformes. Il doit ramener le dossier des reformes sur la table et l’opérer. S’il n’opère pas les reformes, nous demanderons qu’il quitte le pouvoir. C’est très clair et les mots sont très courts.

PLUME LIBRE: Mais Me ATCHADAM de quoi disposez vous comme force pour pouvoir exiger par exemple le départ de M. Faure GNASSINGBE, élu Président.

ATCHADAM : Le Peuple est là. La demande du Peuple est très claire. Le Peuple demande l’alternance. Pour y arriver, le Peuple ne demande que l’union de l’opposition. Cette union est possible. L’union de l’opposition est possible. Il y a des initiatives en cours. Je peux vous le dire. Une mobilisation est possible pour demander les reformes. Voilà la voie.

PLUME LIBRE: Mais aujourd’hui avec les marches qui sont galvaudées, vulgarisées on a comme l’impression que l’essence est perdue. On a comme l’impression que les marches n’ont plus la puissance d’antan. Pensez-vous en toute franchise qu’aujourd’hui on peut se retrouver au Togo dans une situation comme ce fut le cas au Burkina Faso. Ne pensez vous pas que les citoyens togolais sont un peu dégoutés des marches ?

ATCHADAM : Non. Il faut simplement changer les stratégies. Le Peuple attend l’alternance. Mais le Peuple veut l’union de l’opposition, une synergie de l’opposition pour parvenir. C’est possible. Les discussions sont en cours. Aujourd’hui, il s’agit de mettre tout le monde d’accord. Toutes les forces en lutte pour l’alternance doivent se mettre d’accord et demander au Peuple de se mettre debout. Il y a des initiatives. Comme nous le disions tout récemment à une conférence de presse, il s’agit de mettre toutes les forces en lutte pour l’alternance ensemble. Et demander au Peuple de sortir, de se mettre débout. Mais en même temps, jouer la synergie en coordonnant la lutte avec la diaspora. Il s’agit de faire en sorte qu’à une date D, tout le monde manifeste. L’alternance est une demande nationale. Et la diaspora doit se joindre aux manifestations. Il faut que les Togolais sortent. Que les amis du Togo sortent. Ce qui veut dire que nous devons faire des manifestations simultanées au Togo, aux Etats Unis, au Canada, en France, en Angleterre, en Allemagne et autres. Les Togolais devront manifester partout pour faire partir ce régime. Ça ce n’est pas de la mer à boire. Ce n’est pas de la mer. Ce n’est pas de la mer à boire aux Burkinabés, au Maghreb. Je le dis et je le répète, ce n’est pas de la mer à boire. Le Peuple Togolais a déjà démontré de quoi il est capable. Il faut juste une union des forces en lutte pour l’alternance.

PLUME LIBRE: Le départ précipité de l’actuel Chef de l’Etat dont vous parlez serait-il la solution ? Les textes tels qu’ils existent aujourd’hui permettent à Monsieur Faure GNASSINGBE de se présenter si le veut. Ne pensez vous pas que l’opposition devrait plutôt s’organiser pour le battre dans les urnes.

ATCHADAM : Dans quelles urnes ? Et au bout de quel processus ? Vous savez que j’ai fais la CENI. Le processus est bâclé. Je vous dis qu’on inscrit des gens en violation de la loi aujourd’hui. Que croyez-vous ? Il faut mettre fin à ce système. La Constitution de 1992 a été une constitution consensuelle. Même Eyadema a appelé la population à voter cette constitution. Un seul parti politique : le RPT révise la constitution, sans consensus en 2002 et en 2005. On affaiblit le Premier Ministre. On renforce le pouvoir du Président de la République. On saute la limitation du mandat présidentiel. En réalité le constitutionalisme c’est la limitation de pouvoir dans ses prérogatives et dans le temps. Si vous avez une constitution qui ne limite rien, cela veut dire que ce n’est pas le constitutionalisme. Comment peut-on concevoir que notre constitution actuelle ne limite rien. C’est en 1992 que le Peuple Togolais a dit : nous ne voulons plus, eu égard à ce que nous avions vécu avec Eyadema, que quelqu’un nous gouverne encore pendant plus de dix ans. Est-ce parce qu’on a révisé la constitution qu’il est possible d’effacer dans la mémoire collective des Togolais que Faure GNASSINGBE nous a gouverné déjà pendant 10 ans ? Ce n’est pas possible. Nous avons cela dans nos esprits, ce qui s’est passé il y a de cela 10 ans. Les reformes s’imposent. Au nom de la Constitution de 1992, Faure a déjà fait 10 ans, et il doit partir. Pourquoi Faure s’impose à nous ? Pourquoi Faure GNASSIGBE s’impose au Peuple Togolais ? Pourquoi ? Messieurs les journalistes, pourquoi ? Est-ce que le Togo a une dette envers le régime, envers la famille GNASSINGBE. Dites moi, mes frères et sœurs, est ce que le Togo doit payer une dette à la famille GNASSINGBE ? Mais alors pourquoi ? Que doit le Togo à la famille d’Eyadema ? Faure GNASSINGBE parle de réconciliation mais rien. Il n’a rien fait pour cela. Moi je le dis, il n’est pas capable de se réconcilier avec son frère, même père. Et qu’attendez-vous de cet homme. Au niveau d’UNIR, à part Faure GNASSINGBE, il n’y a pas d’autres candidats ? Voila un parti qui n’est pas capable d’opérer l’alternance au sein même de son vestibule c’est-à-dire, il n’est pas capable d’opérer l’alternance au sein du vestibule UNIR. C’est un candidat naturel. UNIR désigne Faure. UNIR ne peut pas désigner un autre candidat ? Il faut savoir que le combat que nous menons est aussi au profit d’UNIR. Si Faure se mettait de coté, les gens allaient déposer leur candidature. Mais moi je le dis. Il n’y a pas de liberté d’expression à UNIR. La démocratie est loin d’UNIR. Alors pour nous, c’est très clair. Ils ont modifié la constitution sans consensus. Nous ne sommes pas d’accord. Le Peuple doit exiger les reformes et le retour à la constitution de 1992. Faure GNASSINGBE a déjà fait 10 ans, il faut qu’il parte. Il ne faut pas amadouer Faure GNASSINGBE. Allons-nous sacrifier le Peuple Togolais pour les intérêts de Faure GNASSINGBE ? Je ne comprends pas. Pour le PNP, c’est très clair. Nous revendiquons les reformes et le retour à la constitution de 1992. Si Faure se met de côté, on pourra discuter de garantie. Une transition peut être conduite avec UNIR. Je l’ai dis sur d’autres médias. Mais s’il s’entête, il aura choisi. Voila la position du PNP. Elle est très claire.

PLUME LIBRE: Mais aujourd’hui est-ce que l’opposition peut parler d’une seule voix pour pouvoir contrer le parti UNIR ? Le constat est là, au niveau de l’opposition vous êtes très divisés. Même si vous, vous ne vous présenter pas aux prochaines élections, il y en a qui seront quand même candidat face à Faure.

ATCHADAM : De toute façon même si toute l’opposition ne se présentait pas comme candidat à la présidentielle, le régime va se créer d’autres candidats. Vous vous souvenez des candidats d’Eyadema. Je ne donne pas les noms. Ils vont se fabriquer même leur opposition. Ce sont des gens qui sont dans la logique de conservation du pouvoir, c’est tout. Il y a un seul objectif à UNIR, conserver le pouvoir. Même les infrastructures, les rues dont on vous parle c’est pour conserver le pouvoir. Mais, parallèlement on sait que le peuple a besoin de pains, que le peuple a besoin de pétrole, certains citoyens ont besoin de 1000F, de 5000F. C’est pour cela qu’aux élections on donne du pétrole aux citoyens pour qu’ils votent UNIR, des boites d’allumettes, parfois de la farine de maïs déjà moulu, du riz Faure. Ils savent que les gens sont affamés. Vous voyez dans la sous région un pays où la population vit comme au Togo ? Dans notre pays, ceux qui travaillent et ceux qui ne font rien ont le même problème. Avez-vous d’autres pays de ce genre dans la sous région. Celui qui bosse tous les jours a les mêmes problèmes que celui que dort tous les jours. De quelles ressources disposent le Benin, le Burkina Faso, le Ghana pour payer bien et à temps les fonctionnaires. Vous avez la meilleure qualité de phosphate au monde quand la population n’était pas aussi forte. Le Maroc s’est développé à partir du phosphate. Où sont les ressources de notre phosphate. On parle du pétrole et personne ne nous situe. C’est du pillage systématique. Les pilleurs de la République doivent partir.

PLUME LIBRE: Aujourd’hui, quelle est la solution selon vous face à tous ses problèmes ? Que proposez vous au niveau du PNP pour une sorti de crise, s’il faut l’appeler ainsi.

ATCHADAM : Il y a une initiative que nous avons entreprise avec les ODDH pour faire en sorte qu’on connaisse notre position. Et nous l’avons exprimé clairement. Il faut absolument les reformes avant toute élection. Il faut opérer les reformes avant toute élection. Nous sommes entrain de nous entendre pour un mouvement coordonné. Nous sommes entrain de nous entendre pour aller dans le sens de l’histoire. Dans le sens de l’intérêt du peuple. En fait c’est pour cela qu’on devrait les gouverner. Je n’ai pas ce sentiment que ceux qui nous gouvernent le font dans l’intérêt du peuple. Je n’ai pas ce sentiment.

PLUME LIBRE: Quel est votre message à l’endroit des Togolais de la diaspora. Qu’est-ce que vous avez à dire à tous ceux qui sont des Togolais et qui vivent à l’extérieur.

ATCHADAM : La diaspora est déjà debout. Ils nous appellent. Ils nous écrivent par facebook et autres. La diaspora est debout pour l’alternance. Elle se bat jour et nuit. Elle veut aussi l’union de l’opposition sur le terrain ici. C’est en cours. De toutes les façons, même si au niveau de l’opposition on n’est pas d’accord sur l’union, on va faire comme les Ewé le disent : « Si on est 5, on le fait. Si on est 4 ou 3, on le fera ». Ce sont les Ewé qui le disent. Même à 2 on va le faire. Encore que le Peuple est très clair sur sa demande : c’est tout. La diaspora est déjà debout. Et moi je leur dis de ne pas perdre patience. Les discussions continuent et un jour ou l’autre ils auront les résultats et nous pourrions ensemble coordonner un mouvement pour libérer le Togo qui est couvert par une éclipse qui dure depuis 1963. Les Togolais du monde entier doivent manifester un seul jour pour faire partir ce régime.

PLUME LIBRE: Aujourd’hui, ne pensez vous pas que Faure GNASSINGBE a tous les feux sur lui tout simplement parce qu’il est le fils d’Eyadema qui a fait 38 ans au pouvoir ?

ATCHADAM : Si vous appréciez sa gouvernance en oubliant qu’il est le fils d’Eyadema, qu’est-ce qu’il a fait ? Evaluez la gouvernance sous Faure GNASSINGBE. Qu’est-ce qui a changé ? L’impunité ? Le pillage du pays ? Ce n’est pas une question de procès de sa filiation. Non. L’impunité continue, le pillage continue. Les citoyens Togolais ne sont pas fiers de leur justice. Le trafic d’influence continue. La gouvernance n’a pas changé. C’est la même gouvernance que nous vivons. C’est comme sous Eyadema. Rien n’a changé. Maintenant parlons de son père. Si Faure GNASSINGBE n’avait pas été le fils d’Eyadema, par où serait-il passé pour devenir Président de la République Togolaise. Faure est devenu Président parce qu’il est fils d’Eyadema. C’est ce que j’appelle la légitimité par simple filiation. C’est tout. Quel est le mérite de Faure ? Son mérite c’est d’être le fils d’Eyadema. C’est pour cela qu’il est devenu notre Chef d’Etat. Il n’y a pas autre chose. C’est tout. Sinon dites-moi. On a voulu mettre un enfant d’Eyadema et on nous a mis Faure. C’est tout. N’obliger pas les Togolais à compter à partir de Faure GNASSINGBE. Nous devons compter à partir de 1963, puisque c’est Eyadema qui tirait les ficelles depuis là, depuis que Sylvanus OLYMPIO est tombé. Nous ne pouvons pas opter pour la démocratie et obtenir en retour la monarchie. C’est inacceptable.

PLUME LIBRE: Mais UNIR a eu quand même 62 députés à l’Assemblée Nationale. Ce qui veut dire qu’il a une bonne partie des Togolais qui apprécie sa politique.

ATCHADAM : Mais on sortait d’un processus bancal. Comment s’organise des élections dans notre pays. Beaucoup vendent leur voix. On demande aux Togolais de prêter un serment sur la Bible ou le Coran à cause de 2000FCFA pour voter. Les chefs traditionnels sont traumatisés. Ils sont obligés de marcher. Le jour où on ira à des élections sans les fils d’Eyadema, un, vous libérez les chefs traditionnels, deux vous libérez l’armée, trois vous libérez la police, 4 vous libérez la CENI et ses démembrements, 5 vous libérez la Cour Constitutionnelle et donc vous libérez l’espoir pour la démocratie. Dans le cas contraire tous ce que je viens de citer ne fonctionnera pas normalement. Moi je vous dis que le RPT n’a jamais gagné une élection au Togo. Même le RPT le sait. Les barons et ceux qui sont dans la machine du RPT le disent. Le RPT n’a jamais remporté une élection. Jamais.

PLUME LIBRE: Alors pour finir quel est votre message à l’endroit de tous les citoyens togolais et de ceux qui vont vous lire et vous écouter ? Message d’espoir ?

ATCHADAM : Oui, il y a espoir. Moi je crois qu’il y a espoir parce que tout un peuple debout peut venir à bout de tout régime. Tout pouvoir présente des apparences de forces jusqu’à la seconde prêt. Mais ne pensez pas que le système Togolais est plus solide que le système burkinabé. C’est un système fragile. Le peuple peut venir à bout de ce système, s’il se décide. Quand le peuple se met debout personne ne peut l’arrêter. Nous sommes clairs. Tout ce qu’il faut c’est les reformes avant les élections et le retour à la constitution de 1992. Si ce n’est pas fait, il faut donc demander que Faure quitte le pouvoir. Et le Togo devra partir sur de nouvelles bases. Les citoyens doivent être prêts à manifester pacifiquement. La loi nous le permet. Toutes les forces qui veulent l’alternance doivent manifester pacifiquement. Au Togo, on oblige tout le monde à faire la politique. Il nous faut la démocratie et chacun pourra faire ce qu’il doit faire. Ceux qui veulent faire la politique pourront le faire. Vous savez nous avons beaucoup de cerveaux togolais qui évoluent à l’extérieur. Les ressources humaines togolaise de la diaspora sont incroyables et dans tous les domaines. Ils ne peuvent pas rentrer quand la situation du pays n’est pas claire. Même des hommes d’affaires fuient ce pays, puisque si on vous soupçonne de soutenir un parti de l’opposition, vous êtes foutu. C’est grave. Je voudrais dire au Peuple Togolais qu’il est fort et capable. C’est le Peuple qui s’est battu pour qu’Eyadema accepte la démocratie. Eyadema n’a pas accepté la démocratie parce qu’il le voulait. Non. Le peuple a dit nous voulons la démocratie. Le peuple est fort. Il faut que le Togo devienne un pays normal. Le Burkina Faso va se normaliser bientôt, le Ghana et le Benin, on n’en parle pas. Il faut se battre pour que le Togo devienne un pays normal. Un pays où tout le monde travaille. Un pays où les richesses profitent à tous. Si le Togo est riche, nous devons en profiter ensemble et qu’on partage cette richesse. Si le Togo est pauvre qu’on travaille pour le rendre riche. Voila tout ce que je dis à mes concitoyens. Nous devons refuser qu’on transforme ce pays en monarchie.

PLUME LIBRE: Merci Me Tikpi Salifou ATCHADAM. Je rappelle que vous êtes le Président du parti PNP.

ATCHADAM : Merci aussi à votre Rédaction.

Propos recueillis et transcrits par Emmanuel Vivien TOMI
et la Rédaction de Plume Libre

Togo/ Politique : Le Conseil des Ministres prend d’importantes décisions relatives aux prochaines échéances électorales

Le Conseil des ministres a pris, ce 05 décembre 2019, d’importantes décisions relatives aux prochaines échéances électorales.

Communiqué sanctionnant le Conseil des ministres du jeudi 5 décembre 2019

        Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 5 décembre 2019 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

Le Conseil des ministres, au cours de ses travaux, a adopté :

– un (1) projet de loi ;

– sept (7) projets de décret ;

– abordé des divers.

Au titre des projets de loi

Le conseil des ministres a adopté le projet de loi portant création de l’Ordre national des ingénieurs du Togo et réglementation de l’exercice de la profession d’ingénieur.

L’ingénieur est à la base des activités de tous les secteurs socioéconomiques et œuvre pour le développement et la création des richesses dans un pays en vue de l’amélioration de la qualité de vie.

La formation et l’exercice de la profession d’ingénieur doivent donc satisfaire à des standards et à une éthique qui permettent au public d’être assuré de la prestation efficace de l’ingénieur dans ses différents domaines de spécialité.

Aussi, est-il nécessaire que l’exercice de la profession d’ingénieur soit encadré et réglementé. Pour contrôler le respect des normes de qualité et l’éthique par les professionnels de ces secteurs d’activités, le présent projet de loi institue un Ordre national des ingénieurs du Togo.

Au titre des décrets :

Le premier décret adopté par le Conseil des ministres porte attributions, organisation et fonctionnement de la commission d’expropriation (COMEX). La réalisation des projets portés par l’Etat au profit des populations nécessite de procéder à des expropriations pour cause d’utilité publique et à l’indemnisation des personnes affectées.

Le cadre juridique existant pour la gestion des expropriations n’étant plus adapté, un Comité interministériel d’indemnisation (CII) a été mis en place en 2009 pour gérer d’une manière participative et systématique le processus d’indemnisation et de compensation des personnes affectées par les projets.

Avec l’adoption de la loi n° 2014-014 du 22 octobre 2014 portant modernisation de l’action publique de l’Etat en faveur de l’économie et de la loi n° 2018-005 du 14 juin 2018 portant code foncier et domanial, il devient nécessaire de revoir le cadre de gestion des expropriations.

En effet, l’article 78 de la loi n° 2014-014 du 22 octobre 2014 a créé la commission d’expropriation (COMEX) et a laissé le soin au Gouvernement de préciser, par décret en Conseil des ministres, les modalités de son organisation et de son fonctionnement. C’est l’objet du présent décret qui définit la composition de la COMEX, les modalités de désignation des membres, ainsi que de son fonctionnement.

Le deuxième décret adopté par le Conseil des ministres porte création des trésoreries. La loi n° 2017-008 du 29 juin 2017 portant création de communes, modifiée par la loi n° 2019-001 du 9 janvier 2019 a consacré la communalisation intégrale du territoire togolais. Son application s’est traduite par l’élection des conseillers municipaux et des maires, installés dans leurs fonctions les 14, 15 et 16 octobre 2019 mettant ainsi fin aux délégations spéciales.

Conformément à la réglementation financière et comptable en vigueur, et surtout dans le cadre de la mise en œuvre des budgets communaux qui incombent aux maires (ordonnateurs) et aux comptables publics, il s’avère indispensable de doter chaque commune d’un poste comptable placé sous l’autorité d’un comptable public.

L’adoption de ce présent décret contribuera à la gestion transparence et efficiente des ressources financières de ces collectivités locales grâce notamment à la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable.

Le troisième décret adopté par le Conseil des ministres fixe la date du 1er tour de l’élection présidentielle de 2020 et convoque le corps électoral pour le premier tour de cette élection présidentielle. Le code électoral prévoit en son article 79 que la date du scrutin soit fixée par décret en Conseil des ministres.

Cette loi précise également que le corps électoral est convoqué par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Ce décret précise les heures d’ouverture et de clôture du scrutin. Aussi, l’article 65 de la constitution du 14 octobre 1992 dispose-t-il que « le scrutin est ouvert sur convocation du corps électoral par décret pris en Conseil des ministres 60 jours au moins et 75 jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice ».

C’est donc en application des dispositions desdits articles que le présent décret fixe la date du 1er tour de l’élection présidentielle de 2020 au 22 févier 2020 et convoque le corps électoral pour la même date.

Les bureaux de vote sont ouverts de sept (7) heures à seize (16) heures en heure UTC/GMT sur toute l’étendue du territoire national et en heure locale pour les bureaux de vote dans les ambassades retenues pour le vote des Togolais vivant à l’étranger.

Le quatrième décret adopté par le Conseil des ministres fixe le montant du cautionnement à verser pour l’élection présidentielle de 2020. La loi n° 2012-002 du 29 mai 2012 portant code électoral dispose en son article 155 que : « les candidats sont astreints au dépôt au Trésor public d’un cautionnement dont le montant est fixé par décret en Conseil des ministres sur proposition conjointe de la CENI et du ministre chargé de l’administration territoriale ».

Le présent décret fixe le montant du cautionnement pour l’élection présidentielle de 2020 à vingt millions (20 000 000) de francs CFA.

Le cinquième décret adopté par le Conseil des ministres porte ouverture et clôture de la campagne électorale pour le premier tour de l’élection présidentielle de 2020.

Le premier tour de l’élection présidentielle de 2020 est précédé de la campagne électorale animée par les candidats à l’élection présidentielle et les partis politiques reconnus, conformément à l’article 67 de la loi portant code électoral. L’article 68 de la même loi dispose que : « la campagne électorale est déclarée ouverte quinze (15) jours francs avant la date du scrutin. Elle s’achève vingt-quatre (24) heures avant le jour du scrutin ».

 

C’est en application de ces dispositions que le présent décret ouvre la campagne électorale pour l’élection présidentielle le jeudi 6 février 2020 à zéro heure ; elle prend fin le jeudi 20 février 2020 à minuit.

Le sixième décret adopté par le Conseil des ministres porte contribution de l’Etat au financement de la campagne électorale pour les deux tours de l’élection présidentielle de 2020.

La loi n° 2013-013 du 7 juin 2013 portant financement public des partis politiques et des campagnes électorales dispose à son article 1er que « L’Etat alloue une aide pour le financement des activités des partis et regroupements de partis politiques… ».

L’article 10 de la même loi prévoit que « L’Etat contribue au financement des campagnes électorales des partis et regroupements de partis politiques ainsi que des candidats ou listes de candidats dans le cadre des élections législatives et présidentielles.

Le montant de cette contribution est inscrit dans la loi de finances de l’année de l’élection visée. S’il n’a pas été prévu dans la loi de finances de l’exercice en cours, ce montant est fixé par décret en Conseil des ministres.».

Le présent décret fixe donc le montant de la contribution de l’Etat au financement de la campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2020 à cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA. Cette contribution de l’Etat est répartie comme suit :

– 60% du montant sont répartis à égalité entre tous les candidats ;

– 40% du montant de la contribution financée par l’Etat sont répartis proportionnellement aux suffrages obtenus entre les candidats ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés.

Le montant de l’aide proposée tient compte de l’organisation de la campagne électorale pour les deux (2) tours par les candidats à l’élection présidentielle.

Ce montant est fonction du nombre de candidats qui seront retenus par la Cour constitutionnelle.

Le septième décret adopté par le Conseil des ministres porte vote par anticipation des forces de défense et de sécurité pour l’élection présidentielle de 2020.

La loi portant code électoral prévoit en son article 117 que les membres des forces de défense et de sécurité peuvent, en cas de besoin exercer leur droit de vote par anticipation.

Cette mesure est prévue par le code électoral pour permettre aux forces de défense et de sécurité de garantir la sécurité des électeurs et des opérations électorales le jour du scrutin. Elle est d’autant plus pertinente au vu de l’environnement sécuritaire qui prévaut dans la sous-région.

En application du code électoral, le présent décret fixe ainsi la date du vote des forces de défense et de sécurité à soixante-douze (72) heures avant la date du scrutin général.

A l’issue des échanges et des délibérations relatifs aux questions électorales, le Président de la République a donné des instructions au Gouvernement de maintenir l’esprit d’ouverture et d’écoute avec l’ensemble des acteurs politiques et la société civile avec le souci primordial d’assurer le déroulement serein et pacifique du processus électoral et de garantir par des mesures concrètes et pratiques, la tenue d’un scrutin présidentiel libre, équitable, transparent et crédible.

Le Chef de l’Etat a également exhorté les membres du Gouvernement à demeurer concentrés sur leurs mission et tâches et à garder le cap des réformes et des efforts visant à répondre aux besoins de nos concitoyens.

Fait à Lomé, le 5 décembre 2019

  Le Conseil des ministres