Présidentielle de 2020 au Togo : Le Groupe des 18 Députés Indépendants félicite Faure GNANSSINGBE pour ‘’sa brillante élection’’ et le Peuple pour sa lucidité et maturité

 

La Commission Electorale Nationale Indépendante : CENI a proclamé, conformément aux textes en vigueur au Togo, les résultats provisoires du scrutin présidentiel du 22 février 2020. Les résultats donnent vainqueur du scrutin, le Candidat du parti UNIR, Faure Essozimna GNASSINGBE. Et justement le Groupe de 18 Députés Indépendants siégeant au Parlement actuellement félicite le Président Faure GNASSINGBE pour ‘’sa brillante élection’’ à la suite de ce scrutin. Les parlementaires expriment par la même occasion leur remerciement au Peuple pour sa lucidité et sa maturité.

Issus de neuf (09) mouvements indépendants à l’Assemblée Nationale, ces Députés ont salué le bon déroulement du scrutin avant d’encourager le Président Faure GNASSINGBE à poursuivre le chantier de développement du Togo.

C’est donc au cours d’un point de presse le jeudi 27 février 2020 à l’hôtel la Concorde d’Adidoadin à Lomé que le Groupe des 18 Députés Indépendants s’est prononcé sur le présidentielle du 22 février 2020.

Pour le Président du Groupe des 18 Députés Indépendants, l’Avocat et Député de l’Avé Me Pacôme ADJOUROUVI, l’élection du Président Faure GNASSINGBE ne souffre d’aucune contestation car le scrutin a été libre, transparente et équitable.

Pour les 18 parlementaires, la victoire de Faure GNASSINGBE est le fruit de ses actions pour le développement du Togo.

Le Président du Groupe des 18  Indépendants, le  Député de l’Avé : Me Pacôme ADJOUROUVI a déclaré dans une interview à la presse :

« Aujourd’hui, nous sommes heureux de constater que le Peuple Togolais nous a donné raison en décidant de lui renouveler massivement sa confiance. Les résultats annonçant Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE vainqueur, traduisent bien la maturité et la lucidité du peuple Togolais qui place beaucoup d’espoir en ses promesses et en son programme ».

Le Groupe des 18 députés Indépendants n’a pas manqué de renouveler sa confiance au programme du Président Faure GNASSINGBE, un programme qui permettra au pays de consolider les acquis indéniables en terme de défis économiques.

Et le Président du Groupe des 18 Députés Indépendants Me Pacôme ADJOUROUVI ajoute : « Toujours à l’écoute de ces concitoyens, le Président Faure GNASSINGBE leur a promis d’avantage de progrès et de justice au plan social notamment pour les plus modestes comme ceux d’entre nous ainsi que des réformes ambitieuses sur l’éducation et la santé ».

Après avoir donc salué et félicité le Président et le Peuple Togolais, les 18 Députés Indépendants invitent par ailleurs toute la classe politique et la population Togolaise à œuvrer ensemble pour la construction de la Mère Patrie, le Togo.

Bien avant le scrutin présidentiel de 2020 et pendant la campagne, le Groupe des 18 Indépendants avait appelé à voter le Candidat du parti UNIR, Faure Essozimna GNASSINGBE. C’est ainsi que le Député de l’Avé était omniprésent sur le terrain notamment dans sa préfecture (Avé) qui a fait un grand score pour le Président National du parti UNIR et Président de la République, suivant les résultats de la CENI.

La Cour Constitutionnelle rendra public d’ici quelques jours les résultats définitifs du scrutin présidentiel du 22 février 2020 et sans aucun doute, les résultats de la CENI seront quasiment confirmés.

 

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre / Referencetv.tg

Contestations post-électorales : Le Ministère BOUKPESSI interdit la marche de ce vendredi et met en garde le Candidat Agbeyomé KODJO et ses partisans

 

Dans un communiqué en date du 28 février 2020, le Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Payadowa BOUKPESSI interdit carrément la manifestation prévue par le candidat du MPDD Gabriel Messan Agbeyomé KODJO, pour la date du vendredi 28 février 2020. Suivant le Gouvernement, M. Agbeyomé KODJO et les siens n’ont pas eu à faire les démarches administratives sur la loi en vigueur pour pourvoir faire une manifestation publique.

Le communiqué dit entre autres : ‘’Nous apprenons par les réseaux sociaux que Monsieur Agbeyomé KODJO organise une manifestation publique vendredi 28 février 2020’’.

Et le communiqué ajoute :

‘’Cette manifestation publique n’ayant pas été déclarée au ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, comme le recommande la loi n°2019-010 du 12 août 2019 modifiant la loi n°2011-010 du 16 mai 2011 fixant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation pacifiques publiques, est donc illégale’’.

Et le Ministre met en garde : ‘’ Tous ceux qui y prendront part, se rendront coupables de participation à une manifestation illégale’’.

‘’Les forces de l’ordre et de sécurité seront déployées pour faire respecter la loi afin de permettre aux Togolais de vaquer librement à leurs occupations ‘’, dit encore le communiqué du Gouvernement.

Lire aussi l’intégralité du communiqué.

 

COMMUNIQUE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DES COLLECTIVITES LOCALES

Par les réseaux, nous apprenons que Monsieur Agbeyomé KODJO organise une manifestation publique demain vendredi 28 février 2020.

Cette manifestation publique n’ayant pas été déclarée au ministère de l’administration territoriale ,de la décentralisation et des collectivités locales, comme le recommande la loi n°2019-010 du 12 août 2019 modifiant la loi n°2011-010 du 16 mai 2011 fixant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation pacifiques publiques, est donc illégale.

Tous ceux qui y prendront part, se rendront coupables de participation à une manifestation illégale.

Les forces de l’ordre et de sécurité seront déployées pour faire respecter la loi afin de permettre aux Togolais de vaquer librement à leurs occupations.

Fait à Lomé, le 27 février 2020

Payadowa BOUKPESSI

Togo / Présidentielle de 2020 / Résultats provisoires Les candidats ont 48 h pour faire le recours devant la Cour Constitutionnelle

 

Les  six candidats malheureux à la présidentielle de 2020 au Togo ont encore quelques heures pour faire des recours devant la Cour Constitutionnelle.

La Commission Electorale Nationale Indépendante : CENI a proclamé le dimanche 23 février 2020  dans la soirée, les résultats de l’élection présidentielle du 22 février 2020 au Togo. Suivant les résultats provisoires de la CENI, c’est le Président sortant et Candidat du parti UNIR, Union pour la République , Faure Essozimna GNASSINGBE qui a remporté le scrutin avec un score de 72,36% des suffrages exprimés.

Selon les dispositions du Code Electoral en vigueur au Togo les  six candidats malheureux à la présidentielle de 2020  ont 48 heures pour faire des recours devant la Cour Constitutionnelle.

Le chapitre IX du Code Electoral consacré au  contentieux des élections présidentielles, sénatoriales et législatives dispose :

Article 142. Le contentieux des candidatures à l’élection Présidentielle, aux élections sénatoriales et législatives ainsi que les contestations concernant les opérations de vote et la conformité des résultats provisoires proclamés par la CENI relèvent de la compétence de la cour constitutionnelle.

Tout candidat ou toute liste de candidat peut contester la régularité des opérations électorales sous forme de requête adressée à la cour constitutionnelle. La requête lui est adressée dans un délai de (48) heures pour l’élection Présidentielle et cinq (05) jours pour les élections sénatoriales et législatives, à compter de la proclamation des résultats provisoires.

La requête doit contenir les griefs du requérant.

Article 143 ; S’il ressort de l’examen du dossier, par la Cour Constitutionnelle, de graves irrégularités de nature à entacher la sincérité et à affecter la validité du résultat d’ensemble du scrutin, la Cour Constitutionnelle en prononce l’annulation.

En  cas d’annulation du scrutin, le gouvernement fixe, sur proposition de la CENI, la date de la nouvelle consultation électorale qui a lieu au plus tard dans les soixante (60) jours suivant la date de l’annulation.

 

En d’autres termes, les six candidats malheureux à la présidentielle de 2020 au Togo ont encore quelques heures pour faire des recours devant la Cour Constitutionnelle.

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre / Referencetv.tg

Présidentielle de 2020 au Togo Le Candidat du MPDD Agbéyomé KODJO conteste les résultats de la CENI Le Ministre Gilbert BAWARA lui répond

Le Candidat de la dynamique de Monseigneur Philippe Fanoko KPODZRO et Président National du parti MPDD, Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement, l’ancien Premier Ministre et ancien Président de l’Assemblée Nationale Dr Gabriel Messan Agbéyomé KODJO conteste les résultats proclamés par la CENI, la Commission Electorale Nationale Indépendante.

Avant même la proclamation des résultats provisoires du scrutin du 22 février 2020 aux alentours de 22h30, le candidat du MPDD, Agbéyomé KODJO avait donné lui-même ‘’les résultats en possession de son équipe et partenaires’’ au cours d’une rencontre avec la presse.

Agbéyomé KODJO déclare entre autres : « Sur l’ensemble du territoire national les électrices et les électeurs ont voté massivement en ma faveur. Au regard des résultats que nous avons compilé à travers les procès-verbaux en notre possession, nous avons gagné cette élection présidentielle du 22 février 2020 au premier tour avec un score oscillant entre 57 et 61% ».

Le Candidat du MPDD, Agbéyomé KODJO va loin en ajoutant : « A l’ instant même, je suis le Président de la République démocratiquement élu ».

Dr Agbéyomé KODJO dit encore : « Je m’engage à former un gouvernement inclusif dès les premiers jours ».

‘’Je voulais saisir cette occasion pour féliciter Faure GNASSINGBE qui devient le premier ancien Président de la République vivant dans l’histoire du Togo et l’inviter chaleureusement à un sursaut patriotique afin que le transfert du pouvoir puisse se faire dans les règles de l’art et de manière pacifique’’.

Cette contestation ne gêne pas le Pouvoir qui en prend acte.

Dans une interview à nos confrères de RFI, le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme Administrative et l’un des proches collaborateurs du chef de l’Etat Faure GNASSINGBE, M. Gilbert BAWARA, dit entre autres : « M. Agbéyomé KODJO est à la tête d’un parti politique, le MPDD qui siège au sein de la CENI. A tant que Candidat il disposait de délégués dans tous les bureaux de vote. Alors s’il dispose de procès-verbaux et de pièces justificatives des allégations qu’il est entrain de proférer, il n’a qu’à faire un recours et bien entendu la Cour Constitutionnelle examinera cela.

  1. BAWARA ajoute : « Depuis le début de la campagne M. Agbéyomé KODJO n’a cessé d’aller de provocations en provocations, d’agitations en agitations et les Togolais n’aiment pas ce genre d’attitudes. Il s’autoproclame vainqueur de l’élection à partir de faux résultats et certaines personnes dans son entourage utilisent les réseaux sociaux pour appeler à des contestations et à des actes de violence, il faut noter que cela n’est pas sans conséquences du point de vue  juridique. Et personne ne sera autorisé à agir de manières qui mettent en cause, la concorde, la paix et la stabilité ».

Suivant la CENI, c’est le Président sortant qui est le vainqueur du scrutin avec un score de 72.36 % suivi du candidat du MPDD Gabriel Messan Agbeyome KODJO avec 18.37 %.

Emmanuel Vivien TOMI

Referencetv.tg/Plume Libre

Source : RFI

Election présidentielle de 2020 La CENI innove par une proclamation des résultats quelques heures après le scrutin

La proclamation des résultats par la CENI, la Commission Electorale Nationale Indépendante quelques heures seulement après le scrutin reste l’une des innovations de la Présidentielle de 2020 au Togo.

En effet, le scrutin présidentiel a eu lieu le samedi 22 Février 2020 jusqu’à 16h, heure de clôture du vote sur l’ensemble du territoire nationale togolais et dans les ambassades des pays où la diaspora Togolaise a pu voter.

Alors qu’on s’attendait à une proclamation des résultats le lundi 24 Février 2020, la CENI va surprendre agréablement tout le monde en faisant une proclamation des résultats de ce scrutin le dimanche 23 février 2020 à partir de 22H30 min, à son siège et en direct de la télévision nationale, TVT.

Beaucoup d’observateurs ont salué la rapidité dans la compilation des résultats du scrutin Présidentiel et beaucoup espèrent que cela devienne une règle de proclamer les résultats seulement quelques heures après les élections et non des jours après comme ce fut souvent le cas dans le passé.

Les technologies permettent aujourd’hui de vite faire les compilations pour une proclamation rapide.

Espérons que le Togo arrive à proclamer les résultats du scrutin présidentiel le jour même du vote.

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre/Referencetv.tg

Togo : Election Présidentielle de 2020 Le Président Faure GNASSINGBE remporte le scrutin à 72,36% suivant les résultats de la CENI

La Commission Electorale Nationale Indépendante : CENI a proclamé le dimanche 23 février 2020  dans la soirée, les résultats de l’élection présidentielle du 22 février 2020 au Togo. Suivant les résultats provisoires de la CENI, c’est le Président sortant et Candidat du parti UNIR, Union pour la République , Faure Essozimna GNASSINGBE remporte le scrutin avec un score sans égal de 72,36% des suffrages exprimés.

Préalablement prévue pour lundi soir, les résultats provisoires du scrutin présidentiel du 22 février 2020 ont été proclamés donc dimanche à partir de 22h30’ au siège de l’institution. C’était en direct de la Télévision nationale : TVT.

Voici donc les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 22 février 2020 au Togo, suivant la CENI et dans l’ordre de mérite :

  1. GNASSINGBE Essozimna Faure du parti UNIR : 1 938 889 suffrages obtenus, soit 72,36%
  2. KODJO Messan Agbéyomé Gabriel du MPDD : 492 336 suffrages obtenus, soit 18,37%
  3. FABRE Jean-Pierre de l’ANC : 116 685 suffrages obtenus, soit 4,35%
  4. GOGUE Tchaboré du parti ADDI : 63 690 suffrages obtenus, soit 2,38%
  5. WOLOU KOMI du PSR : 30 577 suffrages obtenus, soit 1,14%
  6. KUESSAN Georges William Assiongbon du parti Santé du Peuple : 20 598 suffrages obtenus, soit 0,77%
  7. TCHASSONA TRAORE MOUHAMED du MCD : 16 782 suffrages obtenus , soit 0,63%

 

Le Scrutin Présidentiel de 2020 en chiffres

Suivant la CENI, le taux de participation au scrutin est de 76,63%.

Il y avait 3 614 056 inscrits au total, 4445 de Centres de Recensement et de Vote (CRV), 9 389 bureaux de vote et au total 2 769 286 votants.

On note donc 2 679 557 comme suffrages exprimés, 85 060 bulletins nuls et 4 669 bulletins contestés.

Il y avait donc sept (7) candidats en lice.

La Cour Constitutionnelle devra donner les résultats définitifs dans quelques jours.

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre et Referencetv.tg

 

Togo / Présidentielle de 2020 : A la découverte de l’intégralité du Projet de Société du Pr Aimé GOGUE d’ADDI

 

L’Alliance Démocratique pour le Développement Intégral (ADDI) et son candidat Pr AiméTchaboré GOGUE proposent pour la présidentielle de 2020, un projet de société intitulé : ‘’ le Contrat Social-Démocrate  pour le progrès collectif et la Résilience sociale 2020 -2025’’

Le Professeur Aimé Tchaboré GOGUE propose  20 mesures à ces concitoyens.

Le parti ADDI propose pour les 60 ans d’indépendance , 60 mesures opérationnelles,60 mois d’action , 10 000 milliards de  FCFA d’engagement financier, un mandant unique de transition de 5ans : 2020 à  2025.

ADDI propose de bâtir au Togo, un modèle  démocratique qui met  l’être humain  au centre de la gouvernance  politique , économique et sociale dans lequel les libertés sont protégées par tous et pour tous à travers  les institutions fortes .

Dans la rubrique ‘’Notre appel, notre main tendue le président National et candidat du parti ADDI tend la main aux six autres candidats , aux forces de Défense et sécurité , aux Autorités  religieuses et traditionnelles, aux partis politiques de l’opposition et de la majorité au pouvoir, à la Diaspora  Togolaise, aux Acteurs de la société civile , à  toutes les forces vives de la nation Togolaise  pour de nouveaux armitices fondateurs de la république et la Nation Togolaise dans le grand pardon, la tolérance et l’acceptation mutuelle pour un  Togo réconcilié avec lui ; uni, démocratique et prospère.

 

Emmanuel Vivien TOMI

Referencetv.tg /Plume Libre

Togo/ Présidentielle de 2020 : A la découverte du Projet de société de Dr William KUESSAN de Santé du Peuple

 

‘’Il y a mieux pour notre Togo’’ c’est le titre du programme du parti Santé du Peuple Dr Georges William Assiongbon KUESSAN pour la présidentielle de 2020. Le parti Santé du Peuple et son candidat propose dans son projet de société : l’organisation  politique, les grandes réformes politiques, les bases de la réconciliation nationale, la résolution des grandes urgences socio-économiques et diplomatiques.

Dr Georges William Assiongbon KUESSAN veut aussi apporter des innovations notamment en ce qui concerne l’Economie, le social, la diplomatie et autres encore.

Le parti Santé du Peuple insiste sur la transition. Et pour Dr KUESSAN : « Ce programme de transition est urgent car on ne peut sortir de 53 années de monolithisme politique et entrer immédiatement dans une vie politique normale. Seule une transition, clairement annoncée avec sincérité, bien organisée et bien structurée, pourra nous permettre de sortir d’affaire ».

La Rédaction de Referencetv.tg et de Plume Libre vous propose de lire l’intégralité du programme de Gouvernance du Candidat de Santé du Peuple Dr George William Assiongbon KUESSAN.

 

Emmanuel Vivien TOMI

Referencetv.tg / Plume Libre

 

ELECTION PRESIDENTIELLE 2020

PROGRAMME DE GOUVERNANCE

PARTI « SANTE DU PEUPLE »

INTRODUCTION

Plus de 50 années après son accession à la souveraineté internationale, le TOGO notre pays est toujours en train de se chercher.

Vivant de manière cyclique, dans une suite d’espoir et d’illusion, le. Togo se trouve aujourd’hui, dans une incertitude quant à son avenir, tant les institutions de la république, qui devraient incarner la solidité politique, sont fragiles créant une rupture psycho-idéologique et une crise de confiance entre les pouvoirs publics et leurs administrés. En effet, les espoirs nés aux lendemains des indépendances, ce sont vite évanouis avec le drame de 1963. De nouveaux espoirs ont pointé à l’horizon avec l’avènement de l’ère de la démocratie dans les aimées 90. Des espoirs renforcés par le vote d’une nouvelle constitution en Octobre 1992, qui se sont à nouveau envolés le 31 décembre 2002 avec la liquidation des acquis démocratiques. La nouvelle constitution, votée à plus de 95% par les togolais, a été impitoyablement charcutée, vidée de sa substance. Le Togo se retrouve dans une nouvelle instabilité constitutionnelle et institutionnelle qui menace sa vie politique et son émergence économique. L’accord politique global d’août 2006, censé remettre les pendules à l’heure, n’a pas semblé, malgré la consistance de son contenu, être à la hauteur des attentes, tant les influences et interférences extérieures ont été importantes. Les réformes constitutionnelles adoptées le 08 mai 2019, bien que comportant des points de satisfaction tels que le scrutin uninominal majoritaire à 2 tours, n’a guère comblé les espoirs, tellement elle garde des zones d’ambre et d’insuffisance criardes.

A côté de ces limites constitutionnelles, il faut évoquer des insuffisances institutionnelles et électorales qui créent de manière permanente, de vives tensions politiques, d’abord entre le pouvoir et son opposition et ensuite entre le pouvoir et les populations.

Sortir de cette impasse, et repenser au mieux la république sans porter préjudice aux acquis et recoudre le tissu social déchiré, constituent les défis majeurs à relever si nous accédons à la magistrature suprême.

Convaincu qu’on ne peut, en aucun cas, sortir de 50 années de monolithisme politique pour entrer allègrement dans une vie politique normale et fort des expériences acquises à travers l’observation de la vie politique de nombreux pays, tels que le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire…, le parti Sante du Peuple, croit dur comme fer, qu’il faut nécessairement passer par une période salutaire de transition.

Il s’agira d’une transition de large ouverture politique au cours de laquelle, on aura à faire les grandes réformes politiques à savoir, les réformes constitutionnelles, institutionnelles, électorales, administrative, avec notamment la formation d’un gouvernement de large ouverture, incluant, directement ou indirectement, toutes les forces vives de la nations.

En effet, l’enjeu est tellement grand aujourd’hui que nous ne pouvons pas faire l’économie d’un vante regroupement de toutes les tendances, de tous les courants politiques et de toutes les ressources humaines qui jonchent le paysage professionnel de notre pays.

Le vif débat observé tous les jours sur la terre de nos aïeux autour de la problématique des réformes et des questions politiques, montre à suffisance que nous devons faire, de la mise en œuvres de ces réformes, le socle du Togo de demain si tant est que nous voulons, pour ce pays, une stabilité solide, génératrice d’une bonne éclosion intellectuelle et d’un développement franc et durable.

Par ailleurs, il est vrai, qu’aujourd’hui, même si les réformes cristallisent le débat politique, la réelle préoccupation du togolais et son bien-être social, l’amélioration de son vécu quotidien.

Il serait donc indispensable, que concomitamment à la recherche de solutions aux problèmes de réformes, de chercher à résoudre les grandes urgences socio-économiques et diplomatiques, et à mettre sur pieds les bases d’une véritables réconciliation nationale, condition indispensable à tout épanouissement.

PROGRAMME

TRANSITION POLITIQUE DE 3 ANS

Le programme de notre parti se résume essentiellement en une transition politique de trois ans. Nous soumettrons cette proposition à l’arbitrage des populations à travers un référendum

  1. L’ORGANISATION POLITIQUE
  2. LES GRANDES REFORMES POLITIQUES

La nomination d’un Premier Ministre de la société civile, la formation d’un Gouvernement de large ouverture et la création d’un portefeuille ministériel des réformes

Notre souhait, avant la décision de nous présenter comme candidat à l’élection présidentielle„ était de choisir une personnalité apolitique, participant peu ou pas au débat politique, pour en faire un candidat unique de l’opposition et le présenter face au candidat du pouvoir. Les raisons de ce choix étaient que, non seulement une telle personnalité ferait le consensus plus ou moins facile au sein de l’opposition, mais surtout qu’elle jouerait mieux le rôle de l’organisateur de la transition compte tenu de son caractère apparemment neutre.

Nous en faisons, aujourd’hui, un point essentiel de notre programme, puis qu’il s’articule principalement au tour de la transition. Il s’agira d’une personnalité de compétence indiscutable et internationalernent connue, qui aura la charge d’organiser la transition.

La formation d’un gouvernement de large ouverture sera la base de réussite de la transition. Nous restons conscients que, compte tenu de la diversité politique de notre pays et de la longévité au pouvoir du régime en place, il serait erroné, voire utopique, de penser qu’on pourra gouverner ce pays, après la chute de ce dernier, sans lui, Les 50 années passées au pouvoir, ont permis au régime de s’enraciner et d’étendre tellement loin ses tentacules qu’il faudra nécessairement composer, et ceci, de manière franche et pleine, avec lui pour espérer une transition apaisée et réussie. Il n’est de même de l’Armée togolaise qui a été présente et déterminante dans la prise des grandes décisions politiques dans notre pays. C’est ce que nous avons pris l’habitude d’appeler l’alternance inclusive.

Ce gouvernement sera donc un gouvernement de l’opposition ouvert au parti au pouvoir. Il est vrai que la constitution ne permet pas à l’année de se mêler de la chose politique, mais l’enjeu sera tel qu’l faudra trouver le modus vivendi qui permettra de l’y associer.

La direction du pays sera donc tripartite, Opposition au pouvoirAncien régimeArmée. Il s’agira d’une collaboration vraiment franche et sans hypocrisie. Ce sera la seule manière de conduire ce pays vers des lendemains meilleurs. Nous devons nous enrichir des exemples comme ceux du Burkina Faso, de la Cote d’Ivoire, de la Lybie, où les régimes n’ont même pas duré au pouvoir comme le nôtre, mais où le changement brutal n’a fait que générer incompréhensions et difficultés à ce jour.

La mise en œuvre des réformes

Avant la mise en œuvre proprement dite des réformes, il faudra penser à la modification exceptionnelle de la durée du mandat en cours de 5 ans à 3 ans.

Le mandat constitutionnel actuellement en vigueur dans notre pays est de 5 ans. Nous pensons qu’il faut une transition de 3 aimées au maximum. A priori cette durée va à l’encontre des dispositions constitutionnelles. Il faudra donc trouver un mécanisme juridique qui permettra de l’adopter sans faire entorse à la constitution. Nous pensons la mettre en même temps dans le referendum de révision constitutionnelle qui amènerait aux réformes constitutionnelles non pas comme faisant partie intégrante de la constitution, mais plutôt comme une mesure exceptionnelle acceptée par le peuple togolais. Le refus de cette disposition par le peuple ou l’inexistence de moyens juridiques pour y parvenir, ne saurait constituer un frein au déroulement du programme transitionnel.

La mise en œuvre des réformes sera le travail essentiel qui va meubler la transition. Longtemps réclamées, à cor et à cri, par les togolais, et conscients que seule la mise en œuvre de ces réformes pourra apaiser réellement les cœurs et permettre de repartir sur de nouvelles bases, nous y attacheront un prix particulier.

  • Les réformes constitutionnelles :

En date du 08 Mai 2019, l’Assemblée Nationale (elle-même issue des élections législatives non-consensuelles du 20 Décembre 2018 ayant enregistré l’absence de la coalition de l’opposition d’alors) a adopté la loi portant réforme de la constitution. Ces dispositions, bien que consacrant le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours, ne limite pas formellement le mandat présidentiel et n’impacte aucunement la vie de nos institutions sensibles comme la Cour Constitutionnelle ; la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), La Haute Autorité d’Audio-visuel et de la Communication (HAAC), La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), La Cour des Comptes…

Il faudra organiser un referendum pour la mise en œuvre de ces réformes. On profitera pour constitutionnaliser la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), et revoir la composition de la Cour des Comptes.

  • Les réformes institutionnelles :

La Haute Autorité d’Audiovisuel et de la Communication (HAAC)

La HAAC est une institution qui assure la liberté de presse et qui veille à l’accès équitable des partis politiques aux médias d’Etat. Il est important que les modalités de sa composition soient revues, de manière à lui permettre de jouer efficacement ce rôle.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH)

La CNDH et une institution complexe par le fait qu’elle est nommée par les autorités en place, mais appelée à défendre les droits des citoyens. Il est important de revoir son système de mise en place.

La Cour des Comptes

La cour des comptes exerce les fonctions juridictionnelles en matière de discipline budgétaire et financière. Il est donc très important dans le contrôle et la régulation de la comptabilité publique. Il est important de revoir sa composition.

La Magistrature

Son indépendance sera au cœur de ces aménagements.

L’Armée et forces de sécurité

Leurs réformes seront plus approfondies en concertation avec les acteurs, aux fins d’offrir de meilleures conditions de vie, de travail et de retraite à nos forces de défense et de sécurité.

La compétence des forces de sécurité sera renforcée en matière de police scientifique d’enquête criminelle et économique.

La chefferie traditionnelle

Le rôle et le Statut des autorités traditionnelles seront redéfinis

Les médias et le journalisme

Renforcer le rôle des medias, la protection des journalistes et de leurs sources d’informations ainsi que la liberté d’association dans une charte de la démocratie.

  • Les réformes électorales

Le recensement électoral, fichier électoral, le découpage électoral, les votes particuliers, l’authentification des bulletins de vote, la proclamation des résultats bureau de vote par bureau de vote, vote de la diaspora…

  • Les réformes administratives

La simplification administrative et l’introduction de la notion de l’excellence dans le travail, seront les éléments essentiels de la réforme.

L’organisation des élections

Il y aura l’organisation des élections législatives anticipées, après la dissolution de l’Assemblée Nationale actuelle et l’organisation de la présidentielle de 2023 à laquelle aucun membre de la transition ne sera autorisé à se présenter. Il y aura à envisager la possibilité d’organiser les régionales.

Chronologiquement, les élections législatives se feront après les réformes constitutionnelles et avant les institutionnelles et les électorales. Les réformes admiratives peuvent se faire tout au long du processus transitionnel.

  1. LES BASES DE LA RÉCONCILIATION NATIONALE

La fracture sociale dans notre pays est la résultante de l’effet cumulé de trois facteurs que sont : la confiscation du pouvoir politique, la confiscation des richesses nationales et le régionalisme.

Poser les bases réelles de l’alternance politique

Une bonne réforme constitutionnelle, institutionnelle et électorale constitue la solution à ce problème.

Réduire l’iniquité sociale 

Il faudra une double réduction, interindividuelle et interrégionale.

Lutter contre le régionalisme

Lutter contre l’iniquité interrégionale

Promouvoir l’égalité des ethnies

Combattre le repli identitaire

IL LA RESOLUTION DES GRANDES URGENCES  SOCIO-ECONOMIQUES ET DIPLOMATIQUES

  1. L’ECONOMIE

Agriculture et Elevage 

Créer une ceinture de production vivrière de 700 hectares dans la région des plateaux pour subvenir aux besoins alimentaires des plus démunis.

Créer une banque agricole afin de soutenir les startups agricole.

Mettre en place un fond de financement du secteur agricole.

Porter le taux de mécanisation agricole à l’horizon 2020 à 20%.

Faciliter l’accès aux facteurs de production permettant d’améliorer la productivité, notamment à travers la mise en place d’un semencier national.

Entretenir les grandes filières : cotonnière, café cacao, riz…, en accompagnant techniquement et financièrement les acteurs de la chaine de production.

Veiller à l’application d’une politique des prix qui supprime des distorsions entre les produits locaux et les produits exportés afin de bouter la consommation locale.

Industrie

Créer des villes de taille moyenne autour des industries extractives à travers une taxe dite de développement.

Rendre plus compétitive sur la scène industrielle sous régionale : la Société Nouvelle des phosphates du Togo.

Mettre en place d’une politique industrielle efficiente basée sur une refonte du système éducatif et à l’incitation à l’entreprenariat industriel.

Infrastructure et Transport

Réhabiliter et ou bitumer 800 kilomètres de routes par an avec un accent sur les voies à forte densité de trafic et surtout celles menant aux pays frontaliers Ghana, Benin, Burkina Faso ;

Mobiliser 500 milliards de francs CFA pour rénover le réseau routier ;

Réaliser 1500 kilomètres de pies rurales dans les cinq régions afin de faciliter l’écoulement des produits agricoles ;

Construire 1000 logements sociaux par an ;

Rendre le Port Autonome de Lomé (PAL) plus attractif et plus compétitif économiquement ;

Faire de Tsévié un prolongement de la ville de Lomé afin de désengorger la capitale ;

Réaliser un pont pour relier Kpomé à Kpogan.

Poste et télécommunication 

Mettre à la disposition de chaque communauté des moyens de communication à moindre cout ;

Promouvoir les TIC pour tous, y compris dans les écoles et lycées, les universités d’enseignement public et les lieux publics.

Tourisme

Promouvoir le tourisme en exploitant au mieux le patrimoine disponible ;

Mettre en valeur les sites exceptionnels du pays et développer l’installation des parcs d’attraction (Faire de la ville de Kpalimé la première ville tournique de la sous-région) ;

Soutenir la création d’agences de tourisme vouées à la promotion de destinations dans l’ensemble du pays.

Commerce

Poser les bases de la création d’une banque d’investissement ;

Construire des marchés.

Energie et hydraulique 

Permettre l’accès à l’eau pour tous à travers la création de 200 forages par an ;

Résoudre les problèmes de toiles d’araignées et lancer la politique de l’électricité pour tous.

Environnement

Promouvoir un environnement sain et une économie verte pour un développement durable ;

Intégrer les principes du développement durable dans les politiques et programmes nationaux ;

Renforcer les mécanismes de protection de la Faune et de la Flore.

  1. LE SOCIAL

Emploi

Projet Zem Oméga

Il s’agit d’un projet pour faire disparaitre le métier de Zémidjan, d’ici à 10 ans, en reconvertissant progressivement les professionnels, dans une autre activité. Le but est de permettre à ceux qui le font d’avoir une activité plus rémunératrice et plus digne, et de diminuer les accidents de circulations.

Créer 100 000 emplois directs en cinq ans dont 50 000 dans l’agriculture 25 000 à travers le Projet Zem OMEGA et les 25 000 dans les domaines de l’éducation, la santé, l’industrie, les finances.

Adoption du statut particulier de la santé avec signature immédiate du décret d’application,

Prise en charge médicale gratuite pour les enfants de 0 à 5 ans,

Régler le problème crucial des urgences médicales,

Etendre progressivement la couverture maladie à toutes les couches (étudiants, et corps de métiers, conducteurs de taxi et taxi motos,

Intensification de la lutte contre le paludisme la tuberculose et les autres maladies transmissibles,

Renforcer la lutte contre la mortalité maternelle et néo-natale,

Recruter des médecins, des infirmiers et des sages-femmes et les affecter en priorité dans les zones à pénurie,

Rénover et équiper les CHR et CHU et surtout les CMS et les USP,

Mettre à disposition, cinquante ambulances médicalisées dans les communes et à ternie une ambulance par commune,

Acquérir des scanners, deux hélicoptères médicalisés pour les cinq prochaines aimées et à terme un par région.

Éducation

Signer immédiatement le décret d’application de la loi portant statut particulier de l’enseignement et prendre les dispositions pour le démarrage de la formation au métier d’enseignant ;

Poursuivre l’amélioration des primes de l’enseignement en ajoutant régulièrement la cote part mensuelle comme prévu dans le protocole d’accord du 19 Avril 2018 ;

Préscolaire, Primaire et secondaire

Repenser le statut des Enseignants du préscolaire, primaire, secondaire et du confessionnel ;

Continuer d’adsorber les enseignants volontaires comme prévu dans le protocole d’accord aux fins d’obtenir à l’horizon 2025 un ratio de l’enseignant pour 35 élèves ;

Recruter les inspecteurs de l’éducation ;

Construire les logements aux Enseignants du préscolaire, primaire, secondaire affecté dans des zones dites difficiles d’accès ;

Revoir le système éducatif à travers les programmes ;

Subventionner les écoles privées ayant un effectif de plus de 1000 élèves ;

Construire 1000 salles de classe dans les cinq prochaines années pour le primaire et le secondaire surtout dans les régions des Plateaux, Centrale, de la KARA, et des savanes.

Professionnel et Supérieur

Repenser le statut des enseignants du supérieur et de l’Etudiant des Universités et centres de de formations publiques ;

Renforcer l’autonomie financière des universités publiques ;

Réguler les centres de formation privée ;

Adapter la formation aux besoins réels du marché et de l’emploi ;

Investir dans la recherche universitaire

Justice sociale

Construire 1000 logements sociaux par an ;

Poser des actions permettant de corriger progressivement les disparités économiques et géographiques ;

Promouvoir l’équité genre en réservant au moins un quota de 40% à la femme dans toutes les institutions ;

Construire un nouveau centre d’incarcération et aménager les existants ;

Faire accélérer le processus de jugement des détenus ;

Décentraliser les services d’établissement des pièces d’identité notamment le service des passeports et de nationalité ;

Créer des centres d’action sociale en faveur des enfants abandonnés communément appelés «enfants de la rue» ;

Mettre en place une politique destinée à l’accompagnement et à l’assistance sociale des personnes vivant avec handicap.

Sécurité

3178 accidents ont été enregistrés au Togo entrainant la mort de 354 personnes au premier semestre de l’année 2019. L’objectif fixé est de réduire de 50% ce taux.

Lutter contre la criminalité transfrontalière, la cybercriminalité et le terrorisme.

Sport et culture

Engager des discussions avec les principaux acteurs du secteur pour réfléchir sur les grands problèmes qui minent le sport en général et le football en particulier, dans notre pays ;

Adopter un budget minimum de 80 milliards pour 5 ans ;

Remporter la CAN dans 10 ans ;

Créer un fonds de garantie de 1milliard 500 afin de permettre aux artistes d’accéder à des prêts dans toutes les institutions ;

Créer une académie nationale des arts et de la culture ;

Penser à Installer une grande maison de production musicale, théâtrale, artisanale et cinématographique en partenariat avec le secteur privé.

  1. LA DIPLOMATIE

Faire de la diaspora togolaise un acteur majeur du développement ;

Renforcer la coopération sous régionale avec l’UEMOA et la CEDEAO ;

Renforcer la coopération internationale.

 

Voilà en condensé le programme du parti « SANTE DU PEUPLE ».

 

CONCLUSION

Ce programme de transition, nous y croyons et y attachons un prix particulier, parce que nous restons convaincus qu’on ne peut sortir de 53 années de monolithisme politique et entrer immédiatement dans une vie politique normale. Seule une transition, clairement annoncée avec sincérité, bien organisée et bien structurée, pourra nous permettre de sortir d’affaire. C’est pour cela que nous restons convaincus que « Santé du Peuple » a un bon programme pour lequel il vient solliciter, avec un cœur vibrant et plein d’optimisme, un vote d’approbation net et sans faille en vue de sa victoire au soir du 22 février prochain.

L’exploit est donc permis si nous nous donnons juste les moyens.

Votons tous « Sante du Peuple » le 22 février prochain.

Que Dieu bénisse le Togo, qu’il bénisse 1′ ensemble de son peuple, d’ici et de la diaspora, et qu’il accorde sagesse et clairvoyance à ses dirigeant.

RDV le 22 février pour faire rayonner notre pays.

Nous vous remercions.

Georges William Assiongbon KUESSAN

Togo / Présidentielle de 2020 : A la découverte du Projet de Société d’Agbéyomé KODJO du MPDD

 

Dr Gabriel Messan Agbéyomé KODJO est le candidat du parti MPDD et de la Coalition Forces Démocratiques née de l’initiative de l’archevêque émérite de Lomé Monseigneur Philippe Fanoko KPODRO. Son projet de société est intitulé : « Ensemble pour la Refondation de la République ».

Dr Agbéyomé KODJO parle entre autres  des douze phares de la transition, la création, la promotion des conditions d’une croissance durable et inclusive, une diplomatie visionnaire ouverte sur le monde.

Le candidat de la dynamique de Mgr KPODZRO propose entres autres la libération des détenus politiques et l’institution d’une journée nationale de mémoire, la mise en place d’une gouvernance plurielle axée sur l’éthique d’une constituante, des institutions vertueuses pour une République qui protègent.

  1. KODJO propose aussi l’allègement du panier de la ménagère et des charges des entreprises, le renforcement des droits civils et politique, la revalorisation du SMIG et de la retraite, des soins de santé gratuits aux plus vulnérables, la construction et couverture maladie universelle, la construction d’hôpitaux de référence régionale et de lieux d’études adaptés aux apprenants, la redynamisation de l’agriculture et création d’industries manufacturière, le renforcement de l’autonomisation des jeunes et des femmes, redynamisation du sport et la promotion de la culture et les loisirs.

La Rédaction de Referencetv.tg et de Plume Libre vous propose de lire l’intégralité du projet de société du Candidat du MPDD et des Forces Démocratiques Dr Gabriel Messan Agbéyomé KODJO.

 

Emmanuel Vivien TOMI

Referencetv.tg / Plume Libre

 

 

Forces Démocratiques pour l’Alternance pacifique en 2020

PROJET DE PROGRAMME POLITIQUE COMMUN DES FORCES DEMOCRATIQUES

« ENSEMBLE POUR LA REFONDATION DE LA REPUBLIQUE »

Lomé, Janvier 2020

 

Table des matières

Préambule

  1. LES DOUZE PHARES DE LA TRANSITION
  2. Libération des détenus politiques et institution d’une journée nationale de mémoire
  3. Mise en place d’une gouvernance plurielle axée sur l’éthique
  4. Mise en place d’une Constituante
  5. Des Institutions Vertueuses pour une République qui protège

4.1 Gouvernement, CENI et Fonction publique

4.2 Assemblée nationale  et Conseil national consultatif  (CNC)

4.3. Justice

  1. Allègement du panier de la ménagère et des charges des entreprises
  2. Renforcement des droits civils et politiques
  3. Revalorisation du SMIG et des retraites
  4. Soins de santé gratuits aux plus vulnérables et couverture maladie universelle
  5. Construction d’hôpitaux de référence régionale et de lieux d’études adaptés aux apprenants
  6. Redynamisation de l’agriculture et création d’industries manufacturières
  7. Renforcement de l’autonomisation des jeunes et des femmes
  8. Redynamisation du Sport et promotion de la Culture et des Loisirs
  9. CREER LES CONDITIONS D’UNE CROISSANCE DURABLE ET INCLUSIVE
  10. Simplification administrative
  11. Zone franche industrielle et mesures d’attractivité fiscale
  12. Intensification des activités du port autonome de Lomé
  13. Création d’une Banque nationale d’investissement
  14. Bonne gestion des unités nationales de production
  15. Amélioration des conditions de vie des travailleurs du secteur public
  16. Amélioration des conditions de vie des travailleurs du secteur privé
  17. Lutte contre le chômage
  18. Réforme du secteur éducatif

9.1. Enseignement général et universitaire

9.2. Enseignement technique et formation  professionnelle

  1. Réforme du secteur de la santé

10.1. Mécanisme de financement de la santé

10.2. Renforcement des mesures de prévention

10.3. Modernisation des infrastructures  sanitaires et amélioration des prestations de soins

10.4. Renforcement des ressources humaines  sur les sites de soins de santé

  1. Protection de la vie et la dignité du citoyen

11.1. Droit au logement

11.2. Modernisation du régime foncier

11.3. Réglementation des baux à usage d’habitation

11.4. Refonte de l’impôt foncier

  1. Protection de la famille
  2. Protection de la jeunesse
  3. Poursuite de la modernisation des infrastructures

III. PROMOUVOIR UNE CROISSANCE DURABLE  ET INCLUSIVE

  1. Renforcement et revalorisation du secteur informel
  2. Secteur agricole
  3. Culture, Artisanat, Sport et Loisirs
  4. UNE DIPLOMATIE VISIONNAIRE, OUVERTE SUR LE MONDE
  5. Renforcement de la Coopération Sud-Sud avec les États membres de la CEDEAO, de l’UEMOA et de l’UA
  6. Rayonnement du Togo, pôle géopolitique et géoéconomique majeur en Afrique
  7. Renforcement de la coopération militaire

Conclusion 

 

Préambule 

Deux générations après son accession à la souveraineté internationale, douloureusement confronté à la désespérance et à l’absence de valeurs, le Togo miné par plusieurs décennies de tensions sociopolitiques, est à un tournant sans précédent de son histoire.

Classé selon l’indice mondial du bonheur 2019 au 139e rang sur 156 pays, la gouvernance actuelle du Togo a paupérisé et déshumanisé les populations désabusées et qui ont perdu tout espoir en des lendemains meilleurs.

Ouvrir le chemin de l’espérance au Peuple togolais et refonder la République sans déstabiliser la Nation tout entière constituent les défis majeurs à relever au cours de l’année 2020.

Le vif et sans précédent débat observé depuis le 19 août 2017 sur les réformes globales pour la modernisation de l’État est révélateur de la double crise institutionnelle et de confiance qui atteste de la profonde aspiration du Peuple togolais au bien-être et à l’épanouissement dans un climat de sécurité, de paix, de justice, d’équité et de confiance.

Incontestablement et plus qu’en 2005 à la suite du décès du Général Eyadema, le désir de changement est souhaité dans tous les domaines qui requièrent l’intervention de la puissance publique !

Le délabrement du tissu social, le marasme économique ambiant sur fond de multiples crimes économiques impunis, la récurrente violation des droits de l’Homme et l’impasse politique actuelle grevée d’inconstitutionnalité de la Haute Cour placent notre pays dans une situation de nation quasi failli. Ce qui ne laisse d’autre perspective que la seule voie de la refondation morale, spirituelle, démocratique (politique et socioéconomique) pour sortir sans délai le Togo de l’ornière.

La perfectibilité de la gouvernance de l’État, de la gestion des finances publiques, de l’utilité et de l’efficacité de la dépense publique ; la vulnérabilité de l’économie, la fragilité de la cohésion sociale et du progrès sociétal sont d’une telle ampleur qu’à politique constante, l’État togolais ne sera en toute vraisemblance jamais en capacité de répondre aux défis actuels de notre société sans le concours transpartisan de tous, tant les défis à relever sont multiples.

Dans un tel contexte, l’urgence d’une modernisation de notre pays sur la base d’un projet politique partagé et porteur d’une réponse immédiate au besoin de changement pressant qu’éprouvent nos concitoyens s’impose afin de voir restaurer la confiance nécessaire à la cohésion nationale et redonner force et crédibilité à l’action politique.

La culture de la contre vérité des urnes dans notre pays fait que l’élection présidentielle de 2020 s’apparente à un référendum pour l’alternance dans la gouvernance du Togo. D’où l’impératif de mutualisation des énergies pour une refondation collective et commune de la République !

Dans l’intérêt supérieur de notre pays, nous devons prioritairement nous retrouver autour d’une identique et ferme volonté de mettre notre Nation sur une trajectoire qui augurera des élections transparentes, un développement et une stabilité politique durables au profit de toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier.

Pour y parvenir, chaque fille et chaque fils de notre pays doit consentir à un dépassement de soi afin qu’ensemble, à la suite du Patriarche de la Nation, Monseigneur Fanoko Kpodzro, nous puissions nous engager dans une dynamique pacifique et résolument combative de changement de gouvernance sur la Terre de nos Aïeux.

Dans cette perspective, n’a de sens qu’une offre politique axée sur un vaste rassemblement de tous les courants politiques et de toutes les ressources humaines dont dispose la Nation togolaise, dans le but de générer les conditions optimums nous permettant collectivement, d’œuvrer et de contribuer à l’édification des fondamentaux d’une République moderne et Éclairée , soucieuse de l’intérêt général, et attentive au rehaussement d’une vision républicaine de la pratique politique au bénéfice de toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier.

Plus que jamais une gouvernance plurielle du Togo s’impose afin de jeter les bases solides et stables d’une République modèle à la mesure des enjeux qui s’ouvrent devant nous et l’Humanité tout entière à ce tournant particulier de 2020.

La démocratie ne se résume pas uniquement pour le citoyen, à l’usage d’un bulletin de vote ou à l’exercice de ses droits citoyens, à chaque consultation électorale. Le citoyen devra à notre sens, toutes les fois qu’il en sera besoin, être dûment et démocratiquement associé à la prise de décision qui engage sa vie quotidienne et l’avenir de la Nation.

Dans un esprit d’ouverture, de dialogue et de réconciliation nationale, essentiellement guidé par la recherche du consensus républicain, le présent projet de programme politique intitulé «  ENSEMBLE POUR LA REFONDATION DE LA REPUBLIQUE » constitue une contribution à l’enrichissement de la réflexion collective pour rebâtir notre modèle démocratique, afin d’avancer vers plus de transparence à tous les échelons de la gouvernance politique de notre pays.

« ENSEMBLE POUR LA REFONDATION DE LA REPUBLIQUE » ne peut se matérialiser que dans l’action concertée de tous les acteurs politiques républicains, de la société civile, de la diaspora avec la participation de toutes celles et de tous ceux qui font la richesse et la diversité de notre Nation.

« ENSEMBLE POUR LA REFONDATION DE LA REPUBLIQUE » aura donc besoin d’être résolument portée et partagée par chacune et chacun de nous dans la pleine conscience de notre mission de Bâtisseurs d’un Monde d’Amour, de Justice et de Prospérité partagée pour tous.

Ce n’est qu’ensemble et déterminés, que nous aurons la force et la créativité nécessaires pour faire de la contribution « ENSEMBLE POUR LA REFONDATION DE LA REPUBLIQUE » la Charte du Togo Nouveau. Alors, main dans la main, nous bâtirons une société togolaise modernisée en toutes ses instances, unie, solidaire, juste, tolérante, prête et structurée pour s’ouvrir aux défis comme aux opportunités à venir.

C’est dans cet élan qu’ensemble, nous pouvons résoudre véritablement la triple crise identitaire, de valeurs et d’efficacité qui plombe le Togo depuis des décennies.

« ENSEMBLE POUR LA REFONDATION DE LA REPUBLIQUE » constitue un véritable projet programmatique  à même d’abolir les barrières artificielles dressées entre les Togolais, de ramener la confiance et d’ouvrir véritablement le chemin de la réconciliation nationale.

Ainsi, retrouverons-nous sûrement la fierté et la confiance que nous avons perdues ces dernières années et serons à même de faire du Togo un pôle géopolitique et géoéconomique majeur en Afrique, et réaliser enfin la mission de notre pays appelé par nos pères fondateurs à être l’ « Or de l’Humanité » pour l’émulation des autres Nations de la Planète.

  1. LES DOUZE PHARES DE LA TRANSITI ON
  2. Libération des détenus politiques et institution d’une journée nationale de mémoire

Dans un élan de justice et d’éthique, il est impérieux que l’Amour structure les valeurs de la République et que le respect de la dignité humaine l’emporte sur l’obscurantisme qui promeut l’iniquité. Dans cette perspective, les droits de l’Homme et l’État de droit se doivent d’être les fondements de la société tolérante, apaisée, humanisée et éclairée, résolument engagée sur la voie du développement et d’une Civilisation Élevée ; et doivent se refléter dans la vie politique ainsi que dans le quotidien de chaque Togolaise et  de chaque Togolais.

Raison pour laquelle la libération inconditionnelle de toutes les personnes emprisonnées pour avoir librement exprimé leurs opinions politiques ou sur la base des faits politiques dont Kpatcha Gnassingbé s’impose comme le premier signal fort d’apaisement de la vie politique nationale. Toutes les libérations inconditionnelles seront assorties de l’abandon immédiat, signifié par un acte de justice de toute poursuite judiciaire pour des motifs politiques ou d’opinion.

Dans le même sens, la mesure de libération inconditionnelle s’appliquerait également aux personnes emprisonnées, parce que n’ayant pu bénéficier des garanties fondamentales ayant trait au droit à un procès équitable. Il en va de même pour les personnes qui croupissent dans les geôles sans mandat d’arrêt ou sans être inculpées ni jugées par une autorité judiciaire indépendante, ou encore sans pouvoir bénéficier des services d’un avocat.

De façon pernicieuse, certaines personnes sont parfois détenues au secret pendant plusieurs mois ou plusieurs années, voire interminablement. Ces pratiques qui ne font pas honneur à la République seront à proscrire.

La liberté inconditionnelle sera accordée à toute personne se trouvant dans l’un des cas ci-haut mentionnés sans oublier les personnes qui demeurent privées de liberté alors-même qu’elles ont purgé leur peine.

La longue et épineuse marche vers la Liberté de notre peuple au prix de maints sacrifices et tragédies commandent un devoir de mémoire vis-à-vis de tous les martyrs, et un moment de recueillement et d’actions de grâces à Dieu et toutes les Forces d’Amour grâce auxquelles des chemins d’espérance s’ouvrent devant la Nation tout entière. D’où l’impératif de l’institution de la Journée nationale de Mémoire (JNM) pour sacraliser le travail de mémoire éternel des générations présentes et à venir.

La gravité de la tension politique que connaît notre pays et le traumatisme créé dans la mémoire collective par les différentes tragédies qui ont jalonné notre histoire, imposent à notre sens, la nécessité d’un travail de mémoire conséquent afin de permettre à la réconciliation nationale de devenir véritablement une réalité au cœur du quotidien du Peuple togolais.

Nous estimons que ce n’est qu’à ce prix que pourrait intervenir une véritable réhabilitation de notre histoire commune!

Nous estimons qu’il incombera au Gouvernement de Transition de prendre les dispositions légales et techniques nécessaires en vue de  rectifier les injustices dans le processus d’indemnisation en cours des victimes des différentes tragédies qui ont émaillé l’histoire de notre pays, conformément aux recommandations de la Commission vérité justice et réconciliation (CVJR). Le Gouvernement de Transition veillera scrupuleusement au devoir de reconnaissance et de réparation des torts causés non seulement aux victimes et à leurs familles, mais surtout à toute notre Famille Nationale pour définitivement remettre les choses dans la perspective de la Nouvelle République Fraternelle et Solidaire à bâtir ensemble.

La création de l’« Institut d’Études de l’Histoire du Togo » devra en opportunité, élargir son champ d’action à l’Histoire des ou de la Civilisation(s) Africaine pour lancer l’initiative de la restitution de la vérité historique au sujet de notre Continent. C’est la seule voie permettant de voir l’horizon s’éclaircir devant nos Peuples, et c’est uniquement dans cette lumière que notre orientation, progression et responsabilisation prendront un ancrage pérenne.

L’organisation d’un cycle de conférences et de colloques relativement au [devoir de mémoire] et au [vivre ensemble] est suggérée en notre contribution portée par le projet «ENSEMBLE POUR LA REFONDATION DE LA REPUBLIQUE».

Par ailleurs, une plateforme participative Armée-Nation à laquelle devra être partie prenante la diaspora, s’agissant de projets de développement communautaire scellera idéalement, à notre sens, le processus de réconciliation nationale.

Elle constituera au cœur du quotidien de la Nation, la mémoire vivante des retrouvailles inter-togolaises.

Les droits de l’Homme vont être au cœur de l’action politique et une lutte sans merci contre l’impunité va structurer notre gouvernance plurielle.

  1. Mise en place d’une gouvernance plurielle axée sur l’éthique

Dans le souci de l’apaisement et du retour de la confiance en vue de la refondation de la République, dans l’intérêt supérieur de la Nation, en responsabilité et en sagesse, un Gouvernement de Transition représentatif de la communauté nationale et de la diaspora va être mis en place.

La gouvernance du Togo en 2020 doit être plurielle et résolument axée sur l’éthique afin d’énucléer les maux qui minent la Nation tout entière.

À cet effet, le Gouvernement de Transition s’attellera à travailler résolument sur les mesures appropriées tendant à la mise en œuvre de politiques de solidarité et de mesures concrètes qui améliorent le quotidien de nos populations.

Parmi ces mesures, une place de choix sera faite à la revalorisation,  la restructuration et la requalification des forces de défense et de sécurité pour les mettre au service de la Nation, du Droit et de la Justice. Leurs priorités seront la défense de l’intégrité territoriale et la sécurité de toutes les citoyennes et de tous les citoyens sans aucune distinction.

Il aura en outre l’éminente mission de concrétisation des réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles en vue de jeter l’ancrage de la refondation de la République, et de l’éclosion d’une société harmonieuse où règnent la confiance, la paix, la justice, la prospérité partagée pour tous et la concorde nationale.

  1. Mise en place d’une Constituante

En prélude à la mise en place de la Constituante, les Assises de la Refondation et de la Citoyenneté (ARC) seront organisées en Avril 2020, et réuniront toutes les composantes de la Nation et de la diaspora  pour sceller la Charte de Refondation de la République (CRR).

Les travaux déboucheront sur la mise en place de l’Assemblée Constituante et la célébration du 27 avril 2020 qui consacrera solennellement la Véritable Libération nationale par les retrouvailles de toute la Nation dans la cité de Sokodé, épicentre actuel de toutes les convulsions politiques.

Les conclusions des travaux de l’ARC serviront de feuille de route de la refondation de la République.

  1. Des Institutions Vertueuses pour une République qui protège

Notre projet de société «ENSEMBLE POUR LA REFONDATION DE LA REPUBLIQUE» prône le renforcement de l’implication des populations à toutes les étapes du débat citoyen et promeut la démocratie participative.

A cet effet, notre projet exhorte l’administration publique à adopter ses décisions dans la transparence et dans le respect des usagers.

Nous nous engageons dès le début de la Transition pour une validité de dix ans du passeport, de la carte d’identité nationale et du permis de conduire catégorie B dont la quittance sera respectivement de 10.000 FCFA, 2.000 FCFA et 5.000 FCFA. La délivrance du passeport et du certificat de nationalité sera décentralisée progressivement aux chefs-lieux des régions puis aux préfectures.

Les conducteurs de taxi motos (zemidjans) seront exonérés de toute taxe fiscale.

Nous travaillerons dans le cadre d’un processus d’approfondissement de la décentralisation à :

  • l’affirmation du rôle des collectivités territoriales ;
  • la consécration de leur autonomie financière ;
  • l’institution de nouveaux mécanismes de démocratie directe structurés par le principe d’une véritable autonomie des régions.

En termes de réévaluation des droits du citoyen, une simplification du droit d’accès aux informations et aux documents administratifs nous paraît envisageable. Ceci permettra de renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques et débouchera in fine sur la mise en place des mécanismes de divulgation volontaire des informations par l’administration.

De plus, notre projet préconise la réhabilitation de l’enseignement de l’éducation civique aux premier, second et troisième degrés (écoles, collèges et  lycées) de l’éducation nationale, et surtout une réforme en profondeur du cadre et des contenus éducatifs.

Enfin, la saisine directe de la Cour constitutionnelle, par le citoyen doit pouvoir se faire.

4.1 Gouvernement, CENI et Fonction publique

La contribution exposée dans notre projet préconise l’adoption d’un projet de loi relatif aux droits et devoirs des membres du Gouvernement et recommande en outre, l’adhésion formellement actée par les membres du Gouvernement, de la CENI et de la fonction publique étatique, à un code d’éthique.

De même, des exigences en matière de suivi-évaluation des performances de chaque fonctionnaire sont encouragées.

À notre sens, il est important d’engager sans délai une réflexion avec toutes les forces vives de la nation en vue de la transformation de la CENI en un organe purement technique, au-delà de toute appartenance politique afin d’éviter la sujétion de ses membres à quelque obédience politique ou clanique.

4.2 Assemblée nationale  et Conseil national consultatif (CNC)

Afin d’assurer au mieux ses missions en matière de pouvoir législatif et financier, notre projet de société s’inscrit dans le renforcement des prérogatives dévolues à l’Assemblée nationale en matière de contrôle de l’action du Gouvernement par le biais des commissions permanentes, qui auditionneront les membres du Gouvernement et pourront mettre en place des missions d’information sur des sujets précis.

L’Assemblée nationale pourra également créer des commissions d’enquêtes afin de mener des investigations plus poussées relativement à des situations qui appellent clarification.

De plus, notre projet prône l’amélioration substantielle des relations entre le Gouvernement  et l’Assemblée nationale en ce qu’il s’agit en l’espèce, de rapports de collaboration dans le cadre de l’élaboration de la loi de la République.

Aussi, notre projet préconise que la Commission des Finances de l’Assemblée  nationale joue un rôle plus capital dans le contrôle de l’efficacité de la dépense publique.

S’agissant du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il devra à notre sens être adapté à une approche plus efficace de la pratique parlementaire.

Au regard du malaise de la participation citoyenne notamment des jeunes et des femmes, qui gangrène notre pays, nous souscrivons entièrement aux réformes institutionnelles visant à accroître la participation populaire. De ce fait, aux fins d’améliorer la qualité de la production législative, nous suggérons que les députés s’attachent les services d’un attaché parlementaire, pourvu de solides connaissances en matière de droit.

Par ailleurs, les parlementaires devront être encouragés à disposer d’une permanence dans leur circonscription électorale afin de maintenir un lien constant avec la population.

Aussi, nous paraît-il vivement souhaitable, l’institution formelle chaque semaine d’une séance de questions au Gouvernement retransmise en direct à la radio et à la télévision, au cours des sessions parlementaires.

Par ailleurs, dans le souci d’une gouvernance vertueuse et d’un dialogue politique permanent entre les institutions, nous mettrons en place un Conseil national consultatif (CNC) qui veillera au bon fonctionnement des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Il sera composé de neuf Sages reconnus pour leur probité morale et leur service à la Nation. Ils  seront issus de toutes les régions du Togo ainsi que de la diaspora et choisis sur la base de critères objectifs et consensuels.

La Paix étant la seule voie possible pour sortir notre pays de l’ornière, la recherche permanente de la paix intérieure et de la concorde nationale sera au cœur de l’action du Conseil national consultatif (CNC). Il est garant de l’intégrité des Lois de Vie/Divines inscrites dans la Constitution et veillera scrupuleusement à ce qu’aucune loi nationale ne dévie de ces dernières ou n’aille à leur encontre.

4.3. Justice 

S’agissant de l’institution judiciaire de notre pays, la finalité de nos préconisations n’étant pas de mettre en cause la qualité des magistrats du siège et du parquet, les exhortations portées par notre projet visent la poursuite de la modernisation de la Justice et la consolidation de son indépendance à l’égard du pouvoir exécutif tout en la rendant plus efficace, plus accessible et plus compréhensible pour tous les citoyens, avec le souci constant de l’objet de la fonction juridictionnelle qui est de dire le droit et trancher les litiges.

L’ouverture de consultations avec la Cour constitutionnelle, les autorités judiciaires et les Commissions Permanentes de l’Assemblée nationale en vue de la création rapide d’un Conseil National de la Justice (CNJ) nous paraît souhaitable.

Le Conseil National de la Justice (CNJ)  pourrait à notre sens, avoir pour mission d’étudier et de proposer les moyens de mieux assurer la présomption d’innocence, l’indépendance des autorités judiciaires à l’égard du pouvoir exécutif, l’impartialité des juridictions, la bonne administration de la Justice, et aura vocation de veiller à la généralisation de la jurisprudence en toutes matières de droit, au niveau national.

Ce nouvel organe sera composé majoritairement de hauts magistrats ainsi que de représentants de l’ordre des avocats, et de la société civile. Le contenu précis de ses prérogatives fera l’objet d’une large concertation.

Les préconisations portées par notre projet mettent un accent particulier sur l’aide juridictionnelle que l’État devra accorder aux usagers du service public de la justice dont les revenus sont insuffisants pour agir en justice. Notre projet préconise en outre, dans ces cas précis, la prise en charge par l’État, en totalité ou en partie, des frais de procédure et d’expertise, ainsi que des honoraires de l’avocat.

L’aide juridictionnelle devra être accordée pour toute action en justice, que ce soit, devant une juridiction judiciaire : tribunal d’instance, tribunal de grande instance, tribunal de commerce, cour d’appel, cour de cassation ou devant une juridiction administrative : tribunal administratif, cour administrative d’appel.

S’agissant de l’affermissement de la modernisation de notre appareil judiciaire en matière de procédure civile et afin de l’adapter aux réalités contemporaines d’un monde globalisé et en grande mutation, la possibilité d’introduire des [actions de groupe] mérite réflexion avec pour objectif une meilleure défense des droits du consommateur.

L’action de groupe permettrait au représentant unique de porter en justice une demande en réparation d’un préjudice pour le compte de toute une classe de victimes qui serait informée de l’existence de l’action grâce à un système de publicité efficace.

En effet, en l’état actuel des dispositions légales en vigueur, lorsque plusieurs consommateurs sont victimes d’un même manquement commis par un professionnel, ils peuvent entamer des procédures judiciaires individuelles, mais pas agir en justice ensemble contre l’entreprise fautive.

L’action de groupe permettra de rééquilibrer le rapport de force entre consommateurs et professionnels.

L’action de groupe permettrait ainsi de traiter les préjudices de masse. Il nous paraît intéressant d’introduire l’action de groupe dans le droit togolais dès lors qu’actuellement, le consommateur togolais est dépourvu de moyen efficace lui offrant la possibilité d’agir en justice contre une entreprise qui commettrait une multitude de préjudices identiques.

Aussi, l’implantation au Togo d’un Institut National de la Consommation présente un caractère d’utilité publique en ce qu’il aura entre autres, pour objet, de permettre le débat et la concertation entre les pouvoirs publics, les représentants des associations de défense des consommateurs et les représentants des organisations professionnelles sectorielles ainsi que des entreprises assurant des missions de service public, pour tout ce qui a trait aux problèmes de la consommation.

De plus, les institutions ci-après seront réformées afin de les adapter aux exigences de la participation citoyenne, de vitalité de la démocratie et de redevabilité souvent réclamées par les citoyennes et citoyens, à savoir :

  • la Cour Constitutionnelle ;
  • le Conseil économique et social ;
  • la Haute autorité de l’audiovisuelle et la communication (HAAC) ;
  • la Cour des Comptes ;
  • l’Inspection générale d’Etat.

Enfin, soucieuses d’une justice de proximité en toutes matières, les préconisations portées par notre projet exposent l’opportunité de la création d’un juge de la famille et de la jeunesse.

  1. Allègement du panier de la ménagère et des charges des entreprises

Enrayer la cherté de la vie pour les togolais, par la diminution et la régulation des coûts des produits de première nécessité, notamment le carburant et l’énergie, les télécommunications, le  ciment,  assurer  la  libéralisation  de  la  commercialisation  du gaz butane au niveau des ménages. Ces premières mesures provoqueront à coup sûr l’allègement du coût de revient du panier de la ménagère.

L’effectivité des mesures d’allégement passe nécessairement par l’instauration d’un Plan National de Lutte contre la Corruption (PNLC) afin de sensibiliser les populations, les responsables politiques, les parlementaires, les fonctionnaires et les agents des forces de l’ordre et de sécurité relativement aux coûts économique et social de la corruption.

Notre contribution portée par le projet préconise l’élaboration d’instructions de service, prescrites au moyen de circulaires adressées aux juges, aux procureurs et aux autorités hiérarchiques des forces de l’ordre et de sécurité aux fins d’une scrupuleuse et stricte application de la législation anti-corruption.

En faisant le pari du PNLC, notre ambition est d’accroître la capacité et l’efficacité de mobilisation de ressources domestiques en vue d’augmenter la dotation budgétaire aux secteurs sociaux tout en améliorant l’accès des populations vulnérables et marginalisées aux services essentiels. Ceci s’intégrera également dans une dynamique de réduction du train de vie de l’Etat.

  1. Renforcement des droits civils et politiques

Pour combattre efficacement la corruption, le désordre et l’impunité dans notre pays, caractérisés par le détournement des deniers publics, le clientélisme, le laxisme, l’absentéisme et la négation de l’excellence qui gangrènent l’administration publique, notre contribution portée par le projet  énumère un arsenal de mesures qui pourront être mises en œuvre dès le premier semestre de l’année 2020.

Notre contribution portée par le projet préconise en outre, le vote d’une loi organique tendant à préciser ou à compléter les dispositions constitutionnelles, relatives à la déclaration des biens et avoirs financiers, notamment, des membres du Gouvernement, des directeurs des administrations centrales et des directeurs d’entreprises publiques.

Afin de réaliser un changement durable et transformationnel à même de favoriser l’ancrage de la démarche du civisme sous toutes ses formes au sein de nos populations, un accent particulier sera mis sur les jeunes et les femmes. Cela implique l’introduction dans les programmes scolaires d’une initiation au civisme et au patriotisme. Des actions ciblées seront également menées auprès des jeunes sortis plus tôt du système scolaire, de même que les femmes des milieux ruraux et celles qui exercent des activités dans le secteur informel dans les agglomérations périurbaines.

Dès les vacances scolaires 2020, un service civique obligatoire sera institué pour toute personne âgée de 15 à 55 ans afin de promouvoir la culture du civisme et résoudre notre crise identitaire pour mieux construire avec Patriotisme un Togo prospère.

Le Gouvernement de Transition s’attellera au renforcement des mécanismes de la protection civile par :

  • la dotation des acteurs de la sécurité civile (sapeurs-pompiers, forces de sécurité, unités d’instruction et d’intervention, démineurs) des outils et matériels dans chaque préfecture pour la sauvegarde des personnes et des biens ;
  • la création dans chaque préfecture des unités de protection civile ;
  • la mise en place d’un service national d’évaluation et de mitigation des risques de toute nature ;
  • la mise en place d’une unité nationale chargée de l’information et de l’alerte des populations.

Notre projet préconise un véritable resserrement des relations entre la diaspora et la population togolaise avec la conviction profonde  que les Togolaises et les Togolais de l’étranger ont un rôle prépondérant à jouer dans le développement d’un Togo paisible, émergent et réconcilié avec son histoire.

Dans ce contexte de resserrement des liens entre la diaspora et son pays d’origine, notre projet préconise :

  • d’instaurer la semaine de la diaspora pendant les mois de juillet ou août de chaque année ;
  • d’instaurer des mesures incitatives à l’import des biens à usage personnel ;
  • d’instaurer l’élection des députés de la diaspora pour favoriser sa représentativité ;
  • de mettre en place une véritable politique diasporique qui encourage une migration circulaire afin que le pays puisse bénéficier de l’expertise de ses filles et de ses fils formés à grands frais par le contribuable.

Enfin, la liberté de la presse et la liberté d’expression seront renforcées afin de revitaliser l’espace public et citoyen, tout en conférant au 4eme pouvoir tout son poids dans la vie de la Nation.

  1. Revalorisation du SMIG et des retraites

Payer  12  mois  de  salaire  brut  à  tous  les  fonctionnaires  qui  seront  admis  à  la retraite au cours de l’année 2020, au titre de bonification spéciale.

Le SMIG et les retraites seront revalorisés et indexés sur l’inflation. Aucune pension de retraite ne sera inférieure au SMIG.

  1. Soins de santé gratuits aux plus vulnérables et couverture maladie universelle

Réhabiliter  les  centres  de  santé et les  doter  d’équipements,  de  personnel  compétent, régulièrement formé, bénéficiant de sessions de remise à niveau. Améliorer la prise en charge des indigents dans toutes nos actions sanitaires. Les femmes se trouvant dans l’obligation d’accoucher par la césarienne seront prises en charge dès lors qu’il est démontré que leur situation financière ne leur permet pas d’accéder à ce type d’intervention.

Généraliser l’utilisation  des  produits  génériques dans  tous  les  centres  de  santé,  les hôpitaux et les cliniques, de sorte à éradiquer les filières des faux médicaments qui sont de véritables dangers pour la santé.

Organiser la dotation systématique de nos hôpitaux d’un véritable service pharmaceutique pour prévenir les pénuries de  médicaments, cause de décès malheureux, et doter nos pharmacies en médicaments classés.

Intégrer l’approche tradi-médicale d’excellence dans les structures de soins médicaux pour réduire la dépendance à l’industrie pharmaceutique.

  1. Construction d’hôpitaux de référence régionale et de lieux d’études adaptés aux apprenants

Promouvoir la construction d’hôpitaux universitaires de référence afin de pallier les besoins d’accès aux services de soins spécifiques au Togo et au-delà.

Additionnellement, ces centres de soins d’excellence serviront de lieux d’études adaptées pour améliorer la qualité de formation du personnel soignant tout en visant l’augmentation du nombre de médecin par habitant.

  1. Redynamisation de l’agriculture et création d’industries manufacturières

Organiser dans le premier semestre de la prise de fonction du Gouvernement de Transition des États-Généraux de l’agriculture, avec l’objectif assigné de jeter les bases d’une véritable politique agricole coordonnée, dont l’ambition est de faire du TOGO le grenier de l’Afrique occidentale.

Aussi, sous forme de chantiers économiques, ceci sur l’ensemble du territoire, il sera question d’identifier des partenaires, des institutions et opter pour des systèmes de jumelage opérationnels fondés sur l’approche « gagnant-gagnant » avec des pays ou régions ou collectivités locales internationales et africaines intéressées par une complémentarité dans la création de richesse et sa distribution avec le Peuple togolais.

  1. Renforcement de l’autonomisation des jeunes et des femmes

Il s’agit d’encourager et de promouvoir la participation active jeunes hommes et femmes afin de faciliter l’exercice de leur droit de se faire entendre dans les sphères de décisions économiques, sociales et politiques à tous les niveaux.

Cette volonté politique d’œuvrer à l’autonomisation des jeunes et des femmes  prendra corps à travers une série d’actions fortes notamment dans les milieux ruraux afin de décomplexer l’entrepreneuriat agricole qui n’attire plus les jeunes.

Nous préconisons de :

  • Mettre en place des centres de matériels et d’outils agricoles adaptés dans les grandes zones de production agricole du pays afin de mécaniser et de moderniser le secteur ;
  • Mettre en place un centre technique de la maîtrise de l’eau pour le développement durable en vue d’élaborer un plan cadre pour les forages et barrages à vocation agricole dans un premier temps, ensuite l’usage de technologie de captage d’eau à partir de l’atmosphère directement en vue de simplifier et faciliter la vie dans le secteur agricole ;
  • Créer des unités de transformation des produits locaux pour une plus grande valeur ajoutée et la remontée dans la chaîne des valeurs ;
  • Faciliter auprès des institutions financières l’accès au crédit des jeunes et femmes à des coûts modérés,
  • Encourager le regroupement des agro-entrepreneurs pour créer des synergies dynamiques à même de favoriser le partage de bonnes pratiques et générer la mise en place d’une complémentarité dans la chaîne des valeurs des filières des cultures de rentes et des cultures vivrières.

Cette dynamique agro-entrepreneuriale sera consolidée par  la mise en place d’une organisation faîtière de la jeunesse au niveau préfectoral et national.

Les jeunes étant les incubateurs du changement transformationnel de la société, nous renforcerons leur participation citoyenne dans la refondation de la République par la mise en place des Parlements des Jeunes préfectoraux avec des pouvoirs définis de contrôle des collectivités locales et des préfectures. Ceci en appoint au Parlement national des jeunes.

  1. Redynamisation du Sport et promotion de la Culture et des Loisirs

Le rôle fédérateur du sport particulièrement du football dans l’histoire de notre pays est de toute évidence, et il urge que cette discipline clé soit redynamisée aussi bien au niveau de la sélection nationale « Les Éperviers » que sur toute l’étendue du territoire national.

Il s’avère indispensable de réorganiser le Département des Sports, de la Culture et des Loisirs avec pour but :

  • la promotion du sport pour tous;
  • le développement de la médecine préventive par le sport ;
  • la promotion d’une pratique sportive saine notamment par la protection du public en général, plus spécifiquement les sportifs contre les fléaux en lien avec l’utilisation des produits dopants et les conséquences néfastes que de telles pratiques induisent ;
  • l’arrimage du sport à la culture par la promotion des valeurs de cohésion, de tolérance, de rapprochement des populations au-delà des différences et de Paix ;
  • la création d’un Village culturel et artistique pour générer les synergies dynamiques de mobilisation et d’unification autour d’idéaux communs en vue de la promotion des valeurs ancestrales et africaines positives.
  1. CREER LES CONDITIONS D’UNE CROISSANCE DURABLE ET INCLUSIVE
  2. Simplification administrative

Pour garantir la transparence dans la conduite des affaires publiques, notre projet  soutient la réforme visant la simplification administrative, tant en ce qui regarde le volet du service aux usagers que pour ce qui regarde le volet de la simplification des procédures administratives.

Des réaménagements conséquents et rapidement entrepris en vue d’améliorer significativement le processus de réforme administrative en cours sont souhaitables.

L’utilisation systématique des nouvelles technologies de communication, la modernisation des outils informatiques et la formation y afférente à tous les niveaux de la fonction publique, constituent de notre point de vue, un des fondements de la réforme administrative.

Notre projet préconise la mise en place sous l’autorité du Ministre de la réforme de l’État et de la modernisation de l’administration, d’une commission interministérielle réunissant des hauts fonctionnaires des administrations concernées et des experts externes. Ladite commission interministérielle devra évaluer régulièrement les travaux entrepris  relativement à l’allègement, à la simplification et à l’accélération des procédures administratives.

Notre projet préconise que soit examiné dans quelle mesure le silence de l’administration au regard d’une demande qui lui est soumise par un usager, vaudra acceptation à l’expiration d’un délai de deux mois.

Notre projet préconise la possibilité d’instaurer des guichets uniques régionaux permettant aux usagers d’y accomplir toutes leurs démarches administratives.

  1. Zone franche industrielle et mesures d’attractivité fiscale

Notre projet préconise des initiatives novatrices tendant à doper les activités implantées dans le secteur de la zone franche industrielle, favorisant ainsi, l’attractivité du site de la zone franche industrielle de Lomé, la création d’emplois pour les jeunes diplômés, et pour ceux ayant obtenu une formation diplômante. À cet effet, l’État devra agir sur les coûts de production, notamment sur les coûts énergétiques et les coûts de la téléphonie.

Le Gouvernement de Transition s’attellera également à la mise en place d’un régime fiscal compétitif permettant d’attirer des investissements directs étrangers, facteurs essentiels dans la stratégie de création de richesses.

  1. Intensification des activités du port autonome de Lomé

S’agissant du port autonome de Lomé, en vue de compléter la densité de son offre commerciale et d’amplifier l’envergure de son attractivité, la réhabilitation de l’axe ferroviaire Lomé-Blitta nous paraît constitutive d’un impératif, autant que la construction d’une ligne ferroviaire Blitta-Cinkassé qui rendra aisée une prompte évacuation du fret vers les pays de l’Hinterland. Ce qui facilitera la construction d’un port sec à Dapaong pour rapprocher le port de Lomé des usagers de l’hinterland.

Dans le même sens, des mesures seront mises en place pour permettre l’accroissement de l’efficience du port autonome de Lomé afin d’en faire un hub régional avec des services compétitifs.

  1. Création d’une Banque nationale d’investissement

S’agissant d’un engagement résolu au soutien d’une croissance économique forte, l’investissement nous paraît constitutif d’un moteur permettant aux entreprises d’augmenter leur capacité de production et donc éventuellement de produire plus.

Il s’agit dès lors, en l’espèce, d’un facteur fondamental de la croissance économique à long terme. Celle-ci sera d’autant plus soutenue que l’effort d’investissement sera élevé.

C’est pourquoi, la création d’une Banque Nationale d’Investissement qui aura pour mission de soutenir et d’accompagner les petites et moyennes entreprises, ainsi que les entreprises de taille intermédiaire à travers le financement des projets multisectoriels publics et privés nous paraît souhaitable en termes de compétitivité de nos entreprises.

En outre, la -Banque Nationale d’Investissement- dont nous appelons de nos vœux la création, agira la plupart du temps en partenariat avec les acteurs privés : en financement comme en investissement.

En contrepartie, notre projet  recommande que la gestion des entreprises publiques éligibles au dispositif de soutien et d’accompagnement de la – Banque Nationale d’Investissement- fasse l’objet d’un contrat de performance avec l’État, assorti d’une obligation de résultats.

  1. Bonne gestion des unités nationales de production

En vue d’insuffler une nouvelle dynamique à l’économie nationale, notre projet préconise l’élaboration d’un schéma directeur de meilleure gestion de nos différents sites miniers en activité qui aura pour but de donner de manière prospective, les orientations stratégiques de l’ensemble des sites miniers existants ou à découvrir sur notre territoire national afin de définir globalement l’articulation de la réalisation des principaux objectifs dans le temps.

Le schéma directeur dont nous encourageons la mise en œuvre permettra ainsi de définir des priorités nationales en termes de réalisation des objectifs et de donner une visibilité sur les ambitions et la compétitivité du secteur minier togolais.

L’excellence, l’efficacité et le respect devront dorénavant marquer la gestion de nos unités de production nationale.

Une attention particulière sera portée aux besoins des entreprises du secteur privé, moteur de croissance et de création des emplois.

L’Office togolais des recettes (OTR), Établissement public à caractère administratif remplissant une mission d’intérêt général sous le contrôle de l’État) devra être soumis à un encadrement notamment par la mise en place d’un Conseil d’Administration, et d’un Conseil de Surveillance afin de mesurer son efficacité relativement aux objectifs qui ont justifié son institution.

Une attention particulière sera portée à la maîtrise du processus de transformation où se trouvent justement la valeur ajoutée notamment dans les chaînes de valeur. Il convient donc de réparer cette erreur stratégique en posant les fondements d’une économie de proximité tant au sens géographique qu’au sens d’affinité de gouvernance.

  1. Amélioration des conditions de vie des travailleurs du secteur public

Afin de permettre à la fonction publique de promouvoir l’excellence, l’efficacité, la loyauté, la rigueur, l’impartialité et de se montrer à la hauteur des défis de modernité de notre pays, notre projet appelle au perfectionnement du recrutement dans la fonction publique d’État, dans la fonction publique des collectivités territoriales et dans la fonction publique hospitalière.

Aussi, ambitionnons-nous tout autant, l’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires.

Une augmentation du niveau du point indiciaire est diligemment souhaitée  afin de donner aux fonctionnaires plus de moyens pour subvenir à leurs besoins fondamentaux et rehausser leur sérénité en vue d’une meilleure productivité.

De plus, notre projet préconise l’ouverture d’un grand dialogue social avec les corps intermédiaires.

Par ailleurs, notre offre politique préconise une hausse des salaires en adéquation avec le coût de la vie, pour relancer la consommation et l’épargne dans notre pays.

Nous envisageons également le déblocage des avancements et le paiement des primes de départ à la retraite.

Finalement, il apparaît nécessaire que soit proposé aux fonctionnaires des perspectives de formation, de remise à niveau et de  consolidation de leurs acquis professionnels tout en promouvant la flexibilité de l’emploi au sein des administrations de l’État. À ce titre, l’État va assurer de manière rémanente, la formation continue   au sein de l’Administration publique afin de garantir  des prestations  de service de qualité à tous les niveaux. Il sera également organisé à des rythmes réguliers le service obligatoire au sein de l’Administration pour promouvoir le Civisme et le Patriotisme.

  1. Amélioration des conditio ns de vie des travailleurs du secteur privé

Notre projet préconise l’adoption de dispositions légales tendant à assurer l’application effective des dispositions prescrites par notre code du travail dans les entreprises du secteur privé et de la zone franche industrielle de Lomé.

En ce sens, notre projet recommande le respect de la liberté syndicale sur toute l’étendue du territoire national.

Il encourage également la systématisation de l’adoption de mesures tendant à inciter les employeurs du secteur privé à déclarer et faire immatriculer leurs salariés auprès de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).

Notre projet incite à l’instauration d’un dialogue social permanent entre les représentants syndicaux et le patronat.

Un bilan des cadres légaux devra être établi, notamment en vue de permettre une vérification de l’adéquation des effectifs en place par rapport aux besoins réels des administrations pour mieux appréhender notre politique nationale de l’emploi.

En vue de l’apaisement social, nous  préconisons, un dialogue permanent entre les représentants syndicaux et le patronat, dédié à la réflexion pour l’amélioration continue des conditions de vie et de travail des salariés, dans un esprit de responsabilité et de transparence.

Finalement, notre projet préconise enfin l’élaboration et l’adoption d’un projet de loi relatif au mobbing aux fins de protection de la dignité des travailleurs.

  1. Lutte contre le chômage

Notre projet préconise la détermination de mesures tendant à encourager les entreprises à embaucher les jeunes diplômés sans emploi.

À cet effet, additionnellement aux mesures visant à créer une adéquation entre les parcours de formation et les besoins du marché, des dispositions d’incitation fiscale devront être octroyées aux entreprises recruteuses.

La mise en place d’une agence nationale de l’emploi et d’un mécanisme de financement de la formation professionnelle continue au profit des salariés des secteurs privé et public pour favoriser leur reconversion et/ou leur spécialisation nous paraît relever de bonne méthode.

La mise en place d’un Office pour la Création d’Entreprise (OCE) nous paraît souhaitable. L’Office dont s’agit, aura pour vocation d’œuvrer au service des porteurs de projets de création d’entreprise.

L’Office pour la Création d’Entreprise (OCE) exercera une mission d’intérêt général qui répondra à une volonté nationale : celle de la lutte contre le chômage et celle de promouvoir la culture de l’entrepreneuriat.

L’Office pour la Création d’Entreprise (OCE) développera des dispositifs de sensibilisation, d’information et d’orientation en direction des porteurs de projet de création d’entreprise.

L’État devra utilement mettre en place un fonds de bonification des taux d’intérêt bancaire pour le financement des projets portés par les diplômés désireux de se lancer dans l’entrepreneuriat.

  1. Réforme du secteur éducatif

À Âme éclairée correspond un comportement éclairé, ce qui donne naissance inéluctablement à une Communauté éclairée qui, à son tour, produit une Nation éclairée qui ne peut être qu’au fondement d’une Civilisation Éclairée et Éclairante.

Réussir le pari du développement et de la mission : [Togo, Or de l’Humanité] suppose la transmission d’authentiques valeurs citoyennes et Divines aux générations présentes et futures. Et c’est ce défi que doit relever la refondation de la République afin que le Togo puisse réellement incarner l’ «  OR DE L’HUMANITÉ ». Cette Conscience de Lumière ne peut que se décliner qu’à travers des informations-enseignements justes et élevés transmis par un système éducatif qui prend une place centrale dans tous les domaines de la Vie. Ainsi l’Édifice Civilisationnel non seulement devient Pérenne mais également Équilibré. D’où la nécessité qui nous a paru, d’une refonte totale et pressante de notre système éducatif actuel.

Pour y parvenir, notre projet préconise la circonscription de notre système éducatif autour de deux (2) grands axes véritablement autonomes, à savoir : d’une part, l’enseignement général et universitaire, et d’autre part, l’enseignement technique et la formation professionnelle.

Aux termes de notre appréciation, l’enseignement général et universitaire comprendra les préscolaires, les premier, deuxième et troisième degrés, de même que les études supérieures et la recherche universitaire.

L’enseignement technique et la formation professionnelle comprendront les formations aux arts et métiers d’une part, et d’autre part, l’alphabétisation et les apprentissages spécialisés pour tous ceux qui choisissent la filière courte et une entrée rapide sur le marché du travail.

La démarche s’insérera dans un processus porté par les États généraux de l’Éducation pour notamment analyser les problèmes et dysfonctionnements d’une manière globale dans ce secteur clé, revoir les curricula pour les adapter aux exigences actuelles, prendre des mesures incitatives pour le corps enseignants, et étudier les possibilités d’une extension de la gratuité de l’école.

Notre projet de société promeut l’économie de la connaissance, une école vertueuse et facilitera :

  • La promotion de la culture de l’Excellence, en offrant notamment des bourses ou des secours scolaires mensuels aux meilleurs élèves et aux étudiants ;
  • La mise en place d’un Fonds pour la recherche et le développement ;
  • La construction et l’équipement de bibliothèques publiques dans chacune des préfectures ;
  • La promotion de l’école vocationnelle et création d’une école moderne des arts et de la culture.

Le système éducatif de notre pays devra être repensé et réadapté en rapport avec une approche socioconstructiviste éclairée afin de privilégier les situations d’apprentissages autocentrées et authentiques permettant aux apprenants d’acquérir avant tout la connaissance des Lois de la Création et de La Nature/Vie, et par extension les connaissances globales alignées utiles au développement de leurs milieux et environnement immédiat.

De façon concrète, notre projet préconise l’ouverture d’une université à Kpalimé, d’une école polytechnique à Sokodé et d’un pôle d’excellence dans la recherche à l’université de Kara. A cela s’ajoutent plusieurs autres initiatives qui rentrent dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des apprenants.

9.1. Enseignement général et universitaire 

Notre projet préconise des subventions de l’État aux établissements publics au titre des mesures d’accompagnement portant accès gratuit aux enseignements des premier et deuxième degrés. À ce titre, les enseignants contractuels seront désormais pris en charge sur le budget général durant les douze (12) mois de l’année.

Une véritable politique de scolarité obligatoire et gratuite jusqu’à l’âge de 15 ans nous paraît éminemment souhaitable pour tous les enfants résidant sur le territoire togolais.

La scolarisation de la jeune fille, la protection et la sécurisation de son parcours scolaire seront rendues obligatoires par des mesures d’incitation et en tant que de besoin, de coercition.

Il nous paraît souhaitable que les salaires du corps enseignant et de l’ensemble de la communauté éducative soient revus conséquemment à la hausse dans le cadre d’un statut particulier qui revalorisera le métier d’enseignant à tous les degrés.

La formation pédagogique initiale devra à notre sens, être rendue obligatoire à tous les candidats au métier d’enseignant, et ce, du préscolaire à l’université.

Notre projet préconise l’ouverture d’une concertation approfondie portant sur la redéfinition des règles, de la place et du rôle de l’enseignement secondaire privé avec les acteurs de ce secteur de même que l’appui du Gouvernement aux promoteurs privés.

Les étudiants les plus méritants de toutes les facultés et écoles supérieures du Togo devront idéalement pouvoir bénéficier de l’octroi d’un ordinateur portable.

Les campus universitaires devront être pourvus d’un réseau Wi-Fi performant en vue de faciliter l’accès à l’Internet au bénéfice de tous les étudiants.

Le recrutement significatif des enseignants et de personnel de laboratoire, la modernisation et l’équipement des laboratoires, la construction de nouveaux amphithéâtres devront être envisagée pour créer de meilleures conditions de transmission du savoir. Dans cette optique, le désengorgement de l’Université de Lomé avec la construction d’infrastructures modernes s’impose avant tout dans le souci de la sécurité des apprenants et relève de demain de la Nation.

Notre projet préconise que les critères et conditions d’octroi de bourses aux étudiants soient réexaminés pour rendre prioritairement éligibles tous les étudiants issus de milieux défavorisés ainsi que les étudiants brillants, indépendamment de leur âge.

Notre projet préconise qu’une allocation d’étude spéciale ou qu’un prêt remboursable en fin de formation, soit accordé à tout étudiant non boursier qui en fera la demande. L’État et les banques devront se concerter en vue de l’élaboration de dispositifs y afférents.

Les moyens de transports collectifs des étudiants et du personnel des universités devront faire l’objet d’une amélioration réelle, de même que le service des restaurants universitaires.

Notre projet préconise la dotation des deux campus, de bibliothèques universitaires supplémentaires modernes en vue de faciliter les travaux de recherche des étudiants et des enseignants.

La pratique de l’éducation physique et sportive devra être optimisée à tous les cycles d’enseignement, et les championnats scolaires et universitaires redynamisés.

Il nous paraît que l’éducation civique sera omniprésente tout au long du cursus scolaire global, veillant à ce que les esprits soient imprégnés par les valeurs fondamentales d’une République  portant UNE HUMANITÉ ÉLEVÉE.

Le contenu de la formation générale devra à notre sens, être revu et adapté à la vérité historique et aux exigences de développement harmonieux des apprenants et de la République.

9.2. Enseignement technique et formation professionnelle 

Notre projet préconise le renforcement du dispositif des écoles techniques et professionnelles et la création de centres d’orientation professionnelle, ainsi que la création de nouvelles filières pour accompagner les élèves pour  lesquels une formation ouvrant la voie à un accès rapide au marché du travail, est l’option la  mieux adaptée.

Le niveau diplômant de fin d’apprentissage devra nous semble-t-il être relevé afin de permettre une meilleure compétitivité et une meilleure employabilité des diplômés issus de cette filière d’enseignement. Le concept du diplôme valorisant doit être relativisé au profit de la promotion de la connaissance pratique.

Notre projet préconise d’éviter que l’école  constitue une fabrique à chômeurs. C’est pourquoi, il nous paraît approprié que soit mis en place un plan global éducation-formation-emploi. Dans une telle perspective,  une remise à niveau des acquis cognitifs devra être la règle, tout au long de la vie et devra être encouragée afin de donner la chance aux apprenants de sortir du cursus et d’y revenir  en fonction d’un plan de carrière qu’ils auront eux-mêmes défini.

À cet égard, il devra être instauré un partenariat permanent entre les centres de formation et les entreprises, porté par une véritable symbiose dans laquelle les besoins des professionnels orientent les travaux pédagogiques de telle sorte que les profils des diplômés correspondent aux besoins des employeurs, donc de l’économie in fine. Le mode de formation en alternance sera encouragé en ce sens.

De façon concrète, notre projet prévoit de :

  • construire et d’équiper 10 centres incubateurs pour la formation et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs ;
  • créer un Fonds pour l’entreprenariat des jeunes et des femmes ;
  • impliquer les Établissements financiers dans la participation au développement par la mise en place de lignes de crédit pour le financement des secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pisciculture, de même que les petites et moyennes entreprises et les jeunes entrepreneurs individuels.

L’avenir de tous pays repose sur son capital humain. Le Togo dispose d’une population jeune, souvent formée mais avec une inadéquation par rapport aux besoins de l’économie. En couplant des investissements dans le secteur rural pour stabiliser les populations et le mouvement migratoire, il est possible d’orienter les formations vers plus d’opérationnalités, plus de compétence dans le savoir-faire, plus d’accès à la technologie et aux contenus technologiques afin de favoriser la génération de richesse tant au plan individuel qu’au niveau des groupements d’intérêts économiques ou des entités morales. Le partenariat ciblé seront privilégié et la fiscalité réadapté en fonction.

  1. Réforme du secteur de la santé

La santé se trouve être sans contestation l’élément premier de toute économie. Avec une santé défaillante, il est évident qu’une société ne peut être productive. La santé constitue donc l’un des fondamentaux du développement d’un pays.

Conséquemment, notre projet préconise une politique générale de la santé prenant clairement appui sur le triptyque de 1957 de l’OMS : « la santé est un état de bien-être physique, social et mental. »

Le domaine de la Santé va devoir donc connaître une restructuration tenant compte des objectifs fixés pour une économie autocentrée. Dans cette perspective, les infrastructures remodelées et nouvelles intégreront le savoir-faire national ancestral.

Un accès pour tous, aux soins de santé publique devra être garanti et notre système de soins de santé publique devra être évalué et modernisé.

Nul ne contestera valablement le fait que nos hôpitaux, nos centres de soins, nos dispensaires et autres formations médicales sont sous-équipés.

Lorsqu’ils existent, les rares équipements médicaux dont ces sites de soins médicaux sont dotés, sont usés, altérés et dépourvus de maintenance. Globalement, le matériel y est vétuste, obsolète et/ou inopérant.

S’agissant des équipements de base pour des soins courants, les carences sont notoires, patentes, voire inimaginables !

Remède devra être promptement porté à cette situation non convenable de laquelle notre pays ne peut tirer fierté !

10.1. Mécanisme de financement de la santé

Notre projet préconise que soit procédé à une augmentation d’au-moins 15% du budget annuel global affecté au secteur de la santé publique.

Aussi et afin d’assurer une gestion et un contrôle efficaces du budget annuel alloué à chaque formation sanitaire publique, le  Gouvernement de Transition devra nous semble-t-il, étudier la possibilité de la création d’une Caisse nationale de Santé (CNS) qui incorporera le dispositif actuel d’assurance maladie (l’INAM) afin de garantir un accès immédiat et gratuit de tous les premiers soins d’urgence au bénéfice de toute la population.

10.2. Renforcement des mesures de prévention

Notre projet promeut un environnement de bonne qualité devant garantir à nos populations un état de bien-être physique, mental et social. De ce fait, les priorités consisteront à :

  • Décréter 2020 année de la santé mentale au Togo et mettre en place des structures de liaison en soins de santé mentale dans tous les centres hospitaliers régionaux et dégager les moyens nécessaires pour faire du Togo un pôle d’expertise sous régionale en matière de santé mentale.
  • Assainir l’environnement immédiat du cordon lagunaire de Lomé afin de préserver les populations avoisinantes de la prolifération d’agents pathogènes, de maladies et la diffusion d’odeurs pestilentielles.
  • Créer un véritable réseau d’assainissement urbain connecté aux infrastructures urbaines et interurbaines permettant la récupération, le traitement et l’évacuation des eaux usées ou de ruissellement.
  • Récupérer, trier et traiter les ordures ménagères, en créant les infrastructures appropriées, en dotant les services municipaux de la voirie des outils nécessaires, en restructurant et en subventionnant les opérateurs du secteur informel en charge de la salubrité publique, actuellement assurée par les jeunes sans emploi.
  • Mettre en place un système de récupération et de traitement des contenus des puisards, pour ne plus les déverser dans la nature.
  • Créer un Service des Espaces Verts et de l’Environnement (SEVE) pour redonner un visage agréable à notre cadre de vie, mettre en valeur le front de mer qui borde pour partie la ville de Lomé, planter des végétaux tout le long de la façade maritime de la ville de Lomé, aménager nos cités, créer des voies piétonnes, restreindre l’occupation intempestive du domaine public, réhabiliter les jardins et lieux publics, entretenir les axes de circulation et veiller à la protection décente de notre environnement.
  • Mettre sur pied un système de promotion de la qualité de l’alimentation et de l’eau à usage de consommation. À cet effet, un réseau de surveillance sanitaire composé de spécialistes chargés du contrôle de qualité devra être mis sur pied. Ils pourront utilement intervenir dans des cas d’insalubrité manifeste, former les professionnels de l’alimentation, les tenanciers de cafés, de bars et les restaurateurs entre autres.
  • Procéder à une révision complète de l’actuel système d’adduction d’eau potable dans les zones urbaines, et élargir ce réseau dans la mesure du possible. Les réseaux d’eau courante devront être appuyés au moyen de systèmes de forages.
  • Promouvoir la production biologique au niveau des cultures maraîchères, aider au choix des intrants dont la toxicité est tolérée par l’organisme humain.
  • Créer un Service National de Veille Sanitaire, aux fins de suivi, d’évaluation et de mise en œuvre des stratégies de lutte en cas d’apparition d’épidémies ou de pandémies, de prévention de nouvelles maladies et de traitement des maladies cycliques.
  • Evaluer les résultats du programme national de vaccination et mettre en place une Cellule de réflexion sur les alternatives plus saines et gratuites permettant de couvrir toutes les populations exposées à des risques sanitaires potentiels.

10.3. Modernisation des infrastructures sanitaires et amélioration des prestations de soins

Notre projet  préconise la restructuration de la politique des soins de santé et le rétablissement de la confiance des populations à l’égard des structures sanitaires publiques et de leurs praticiens.

Ce vaste chantier de rénovation de tout notre secteur de santé publique nécessitera d’importants travaux de réaménagement, de restauration et de réhabilitation des structures de soins de santé publique.

  • Réaménager, réhabiliter systématiquement les centres de santé, voire achever le cas échéant, leur construction, pour les rendre conformes aux normes sanitaires universellement admises et d’une fréquentation convenable.
  • Réhabiliter, rénover et rendre opérationnelle TOGOPHARMA pour un meilleur contrôle des prix des produits pharmaceutiques et surtout une implication plus accrue de l’Etat dans l’accès des populations aux soins de santé (médicaments) à des frais raisonnables.
  • Promouvoir la création des Centres Médicaux parapublics en initiant un programme national « Santé pour Tous » dans les zones géographiques dépourvues de plateau thérapeutique qualifié et y faciliter l’accessibilité des soins.
  • Implanter des unités de spécialisation nécessitant de lourds et sophistiqués équipements au sein des CHU et des unités de spécialisation nécessitant des moyens plus légers, dans les CHR, en ayant constamment le souci d’une répartition basée sur les critères démographiques sérieux et de justice sociale, sur toute l’étendue du territoire national.
  • Doter tous les centres de santé universitaires et régionaux de moyens nécessaires pour assurer la gratuité de la pratique de la césarienne au profit des femmes qui sont dans l’obligation d’y avoir recours.
  • Renforcer le parc ambulancier actuel par les moyens additionnels afin de desservir tout le territoire national.
  • Construire l’Hôpital des Enfants du Togo (HET), une structure sanitaire moderne de référence internationale à Lomé et qui mettra en perspective la place de choix des enfants dans la Nouvelle République.
  • Créer une unité mobile héliportée permettant d’évacuer facilement les urgences vers les centres de référence, et de relier les points de spécialisation des CHR et CHU.
  • Moderniser tous les équipements médicaux dans tous les centres de santé.
  • Créer un service d’oncologie et de radiologie nucléaire de référence afin que notre secteur de soins de santé publique soit en capacité d’offrir des soins spécialisés adaptés, à toutes celles et à tous ceux qui souffrent du cancer à travers le pays.
  • Redéfinir le programme national de santé mentale et en faire une priorité de santé publique, et doter de moyens conséquents les structures sanitaires en vue d’une prise en charge efficace des troubles psychiques.
  • Doter les centres de santé de l’intérieur du pays de logements pour le personnel soignant, de même que de moyens de transport adéquats.
  • Restructurer le service de prise en charge sociale sur tous les sites de soins de santé publique et les doter de moyens conséquents afin d’offrir un accueil convenable en ces lieux et des soins de qualité aux usagers les plus vulnérables.
  • Doter les hôpitaux de référence régionale de façon progressive de matériels de pointe;
  • Mettre en place des mesures d’exonération des frais de soins primaires pour les enfants de 0 à 5 ans.

La prise en charge sociale ici préconisée devra s’étendre non seulement à la gratuité des accouchements par voie de césarienne dans tous les services publics de santé, mais également à un accès gratuit aux premiers soins d’urgence. Par ailleurs l’aide sociale devra intervenir dans les situations avérées de faible revenu et de maladies graves ou chroniques coûteuses.

  • Mettre en place un mécanisme de dotation systématique des hôpitaux en produits pharmaceutiques afin de prévenir les pénuries de médicaments desquelles résultent malheureusement trop de décès ;
  • Restructurer et promouvoir la médecine traditionnelle par la création d’un Service National de Médecine Alternative. A ce titre, il est indiqué la mise en place d’un Centre national de recherche dont des démembrements doivent être créés dans chaque préfecture pour recueillir l’expertise de nos cultures variées en vue de développer des produits pharmaceutiques locaux moins toxiques à l’organisme humain pour des soins plus naturels et équilibrés.
  • Renforcer la lutte contre le trafic de médicaments contrefaits, duquel résulte de nombreuses conséquences préjudiciables pour la santé voire décès.
  • Organiser des états généraux sur la formation des professionnels de la santé et réorganiser à la hauteur des enjeux de santé publique, l’envergure et le corpus de formations existantes.

10.4. Renforcement des ressources humaines sur les sites de soins de santé

Notre projet préconise que la politique du prochain Gouvernement en matière de renforcement des ressources humaines sur tous les sites de soins de santé publique soit axée, notamment sur :

  • L’institution de formation continue, de remise à niveau obligatoire des qualifications, et de motivation du personnel médical ;
  • Un programme d’aide au retour pour tous les praticiens qualifiés de santé, établis à l’étranger.
  • Il devra leur être garanti un logement et un travail dès le premier semestre de leur retour au Togo.
  • L’adaptation du nombre de médecins, d’infirmiers et de sages- femmes aux besoins démographiques de la population dans chaque région du pays par souci d’équité et de justice sociale dans la répartition des plateaux techniques dans les infrastructures sanitaires de base.
  • L’institution de pôles de référence médicaux par région, est souhaitée afin de favoriser la mobilité des compétences et équilibrer la répartition du personnel soignant sur toute l’étendue du territoire national.
  • La création d’une plate-forme de dialogue permanent avec le personnel soignant est constitutive d’un besoin de l’usager du service public de la santé.
  • La circularité des ressources humaines via la promotion des partenariats sud-sud dans le domaine de la médecine alternative et nord-sud dans le cadre de la pratique médicale scolastique nous paraît de bonne inspiration.
  1. Protection de la vie et la dignité du citoyen

11.1. Droit au logement 

Le droit au logement doit être inaliénable à chaque Togolais (e) et inscrit dans la Constitution de la République.

Ces dernières années les prix du logement ont atteint des sommets vertigineux plus particulièrement dans l’agglomération urbaine de Lomé. Cette évolution préoccupante est liée à une offre de logements et de terrains non bâtis insuffisante, à l’absence de viabilisation de terrains pourtant disponibles ainsi qu’à l’évolution économique et démographique de la capitale. L’offre de terrains à bâtir et de logements ne parvient pas à satisfaire la demande. Ce sont avant tout les prix du foncier qui sont à la base de l’évolution rapide des prix des logements.

Notre projet préconise de maîtriser l’évolution des prix sur le marché immobilier en augmentant l’offre de logements et de terrains constructibles.

Dans cette optique, il est largement souhaitable que la politique du prochain Gouvernement  en matière de logement, agisse prioritairement sur la modernisation du régime foncier togolais et la réglementation des baux à usage d’habitation

11.2. Modernisation du régime foncier 

Pour pouvoir satisfaire la demande considérable de terrains constructibles et à prix abordables, notre projet préconise un rôle plus actif de la puissance publique sur le marché du foncier.

L’élaboration d’un projet de loi portant réforme foncière nous paraît constitutive d’une utilité publique. À cet effet, la réalisation d’un audit du service des cadastres est hautement souhaitée.

Par ailleurs, des mesures doivent être prises en vue d’alléger et d’accélérer la procédure d’établissement des titres fonciers. Aussi, la numérisation du service des cadastres aux fins de prévenir toute une série de malversations observées lors des cessions des titres fonciers, devra nous semble-t-il être matérialisée à bref délai.

11.3. Réglementation des baux à usage d’habitation

Dans l’objectif d’abolir le système des cautions et prix de loyer trop élevés tout en maintenant le principe de la protection des propriétaires contre le risque de loyers impayés, notre projet préconise la conception d’un dispositif de garantie de loyer pour les baux à usage d’habitation.

En vue d’un meilleur contrôle du montant des loyers pour les baux à usage d’habitation, il nous paraît indispensable que des statistiques fiables relativement à la pratique de fixation du montant des loyers soient dorénavant établies et publiées chaque année.

Dans ce contexte, notre projet préconise la création de  Commissions communales du loyer. Toutes les offres de location devront obligatoirement être soumises pour avis, aux dites Commissions qui seront également dotées d’un droit d’auto-saisine dans des cas précis.

S’agissant de la loi sur l’aménagement communal elle devra à notre sens, être évaluée et en tant que de besoin réadaptée, dans l’optique de réduire les délais et d’alléger les procédures.

En outre, le prochain Gouvernement en sagesse devra prendre toutes les mesures légitimes permettant aux communes de lutter efficacement contre les violations des dispositions légales en vigueur, en matière de baux à usage d’habitation.

11.4. Refonte de l’impôt foncier 

Notre projet préconise la refonte de l’impôt foncier qui devra assurer aux collectivités locales un revenu stable contribuant au financement et à l’entretien des équipements et des infrastructures locales.

L’imposition du foncier devra être conçue de façon à établir une équité certaine entre les contribuables et permettre un rééquilibrage des ressources foncières. Elle sera accompagnée d’une stratégie de sensibilisation destinée à faire adhérer les populations.

A ce titre, notre projet préconise le gel provisoire de la taxe d’habitation et la nécessité d’introduire un projet de loi d’orientation de redressement des finances publiques ayant entre autres pour finalité la création d’un pacte « Fiscalité pour l’Emploi », pour favoriser la création de richesses.

  1. Protection de la famille

Notre projet préconise la création d’un Juge aux affaires familiales (magistrat du siège), créé dans le ressort de tous les Tribunaux de Grande Instance, pour connaître :

  • du divorce et de la séparation de corps ;
  • de la séparation pour les couples non mariés afin de fixer notamment la résidence des enfants mineurs ;
  • des actions liées à l’obligation alimentaire, à la contribution aux charges du ménage et à l’obligation d’entretien des enfants mineurs ;
  • de l’exercice de l’autorité parentale ;
  • des actions liées au prénom tel qu’une modification, adjonction ou suppression à l’état-civil.

Notre projet préconise également l’élaboration et l’adoption d’un projet de loi relatif aux violences faites aux femmes et au harcèlement sexuel et moral.

  1. Protection de la jeunesse

Notre projet préconise un examen exhaustif des politiques menées en matière de protection de la jeunesse. Les conclusions qui seront issues de cet examen devront à notre sens, permettre d’améliorer la coopération et la coordination des différents acteurs de la politique familiale et de l’action sociale.

L’adoption en priorité, d’une loi relative à la protection de la jeunesse nous paraît fondamentale.

Afin d’assurer une prise en charge optimale des jeunes en difficulté et de leurs familles, la création d’un Office National de l’Enfance (ONE) dont devra relever à l’avenir, la Brigade pour mineurs de Lomé s’avère nécessaire.

Le dispositif d’accompagnement des jeunes en difficulté devra être identique dans toutes les autres villes du territoire national. Des dispositions urgentes devront être prises afin d’améliorer le niveau de prestation dans les structures d’accueil existants où seront promus davantage les loisirs créatifs.

Une loi sur la violence domestique devra à notre sens être adoptée pour une plus forte protection des victimes mineures.

En outre, notre projet préconise à travers tout le pays, l’ouverture de centres de promotion de la jeunesse. Ces centres seront des lieux où le sport, des jeux à vocation d’éveil de l’esprit ainsi que des activités culturelles concourront à l’épanouissement de la jeunesse.

La lutte accrue contre le trafic et la consommation de produits stupéfiants ne nous paraît pas avoir connu le succès escompté ; leur circulation et consommation demeurent élevées.

Conséquemment, notre projet préconise une nouvelle stratégie de prévention de la consommation, d’information, de répression et de responsabilisation.

Le renforcement des capacités des administrations concernées par le traitement de ces affaires est hautement appelé. Une lutte de tous les instants contre le blanchiment d’argent, qui est très souvent liée à ce trafic, nous paraît déterminante même si la notion de blanchiment « d’argent mal acquis » et plus précisément de flux financiers illicites, concerne un champ d’investigation plus large.

Les moyens de prévention de ces deux fléaux devront être à la hauteur du défi au regard de leur risque élevé de déstabilisation de la société qu’ils représentent pour la quiétude des populations, d’autant plus que les flux financiers illicites se nourrissent et nourrissent le crime organisé ainsi que le terrorisme.

  1. Poursuite de la modernisation des infrastructures

Il nous a paru évident que la relance économique de notre pays est étroitement liée aux grands travaux de construction et de réhabilitation des équipements, des infrastructures ainsi que d’aménagement de l’environnement et du cadre de vie.

Notre projet préconise la  hiérarchisation des priorités s’agissant des investissements indispensables en vue d’assurer des confortables et modernes voies de circulation pour les personnes et les biens dans nos villes et entre les différentes localités de notre pays et les pays limitrophes.

Il nous paraît particulièrement bien fondé que soit procédé à un audit de tous les grands travaux récemment entrepris afin de s’assurer de leur conformité d’une part, aux normes environnementales et d’autre part, aux normes internationales en termes de leur sûreté dans le cadre de la sécurité civile.

Notre projet préconise donc l’organisation d’un symposium de tous les architectes, ingénieurs et experts en travaux publics pour la définition d’un plan directeur pour l’assainissement et l’embellissement de nos villes à commencer par notre capitale, et la prise en compte des problèmes environnementaux y compris de notre zone côtière.  Une large réflexion sera également menée sur les énergies renouvelables notamment sur le solaire.

III. PROMOUVOIR UNE CROISSANCE DURABLE ET INCLUSIVE

  1. Renforcement et revalorisation du secteur informel

Le secteur informel, véritable vecteur de dynamisme économique, représente au Togo plus de 80% de la population active et contribue à plus de 70% du PIB.

Notre projet préconise l’élaboration et l’adoption d’un projet de loi portant réorganisation et restructuration de la Délégation à l’organisation du secteur informel (DOSI) en vue de mieux élargir l’assiette de la sécurité sociale ouverte aux travailleurs de ce secteur.

La création d’un cadre juridique souple pour les activités relevant du secteur informel ; la facilitation de leur bancarisation et de leur accès au crédit bancaire et la définition d’une politique fiscale conséquente pour ce secteur dite par exemple « impôt forfaitaire d’activités intermédiaires » nous paraît de bon sens.

  1. Secteur agricole

Le secteur agricole constitue un secteur clé du développement à la base au Togo. Il devra nous semble-t-il, être réorganisé et promu afin qu’il devienne une véritable niche de création d’emplois et de relance économique du Togo. Une approche stratégique générant des richesses dans la proximité nous semble donc appropriée.

À cet effet, notre projet préconise :

  • D’organiser des États-Généraux de l’agriculture, tendant à jeter les bases d’une véritable politique agricole coordonnée, dont l’ambition sera de faire du TOGO le grenier de l’Afrique occidentale.
  • D’établir un plan d’action et de relance définissant clairement les moyens et les ressources à mettre en œuvre avec notamment la redynamisation de l’Institut national de formation agricole (INFA) de Tové.
  • De redéfinir la politique d’autosuffisance alimentaire et permettre à ce que notre production vivrière puisse véritablement assurer les besoins alimentaires de base de nos populations à raison de trois repas par jour, et dégager des surplus commercialisables dans les pays voisins. A ce titre, le Gouvernement de Transition devra en responsabilité et en sagesse faire d’une priorité les trois repas quotidiens à tous les citoyens afin qu’ils mangent à leur faim sur toute l’étendue du territoire national.
  • D’organiser les agriculteurs en coopératives et de doter chaque coopérative d’un tracteur et d’un technicien en agriculture. Sous réserve de ce que chaque coopérative ou groupe de coopératives soit spécialisé dans une culture donnée et dispose d’au moins cinq (5) hectares de terres agricoles. L’accès au crédit bancaire devra être facilité au profit de ces coopératives.
  • De doter chaque préfecture de cinq cents (500) tracteurs agricoles, soit quinze mille cinq cents (15 500) tracteurs pour les trente-et- cinq (35) Préfectures. Des techniciens agricoles devront rapidement être formés pour rendre aisé aux agriculteurs,l’utilisation des tracteurs mis à leur disposition. Une structure d’appoint devra être mise en place pour la maintenance et la réparation des engins.
  • De favoriser dans chaque région la spécialisation de cultures, en se basant sur les réalités géologiques, climatiques, hygrométriques de chaque milieu.
  • De réévaluer tous les projets agricoles antérieurement initiés par les gouvernements précédents et n’ayant pas vu le jour faute de financement pour les rendre opérationnels.
  • De définir une stratégie nationale de production cotonnière, prévoyant d’apurer tous les arriérés des producteurs, afin d’assurer de meilleures conditions de travail pour les campagnes cotonnières futures. L’objectif étant d’optimiser la production cotonnière de notre pays et la réouverture de toutes les usines de traitement de coton. Concomitamment, La relance  de notre production textile nous paraît relever d’un enjeu pragmatique en termes de compétitivité des activités semi-industrielles et commerciales du Togo.
  • De prendre l’initiative de mener une action politique au niveau sous régional, avec l’objectif d’obtenir l’engagement des autres pays producteurs pour coordonner l’ensemble des politiques cotonnières de la sous-région.
  • De définir une politique nationale sur l’activité maraîchère, pour en faire un secteur professionnalisé capable de couvrir les besoins de nos populations sur toute l’étendue du territoire national, et de dégager des surplus destinés aux pays voisins.
  • De moderniser le secteur de la pêche constitutive d’activité économique ou de subsistance, consistant à capturer à titre professionnel des poissons, des crustacés ou des coquillages.

Une dotation en moyens modernes d’exploitation de nos ports de pêche devra idéalement être assurée.  En outre, l’implantation d’une criée digne de ce nom rattachée à des réseaux de distribution dans tout le pays devra à court terme, être matérialisée.

La conception d’un ambitieux programme de modernisation de l’élevage nous paraît judicieuse. Des centres de formation et de production en élevage devront être créés dans toutes les régions, en fonction des opportunités locales en vue d’offrir aux consommateurs des protéines animales de bonne qualité.

  1. Culture, Artisanat, Sport et Loisirs

Il n’y a d’avenir que dans la mesure où nous prenons réellement conscience de notre identité culturelle et y arrimons notre rapport au monde. Nos populations doivent se réapproprier leur histoire et la diversité de leurs richesses culturelles en vue d’un développement harmonieux du Togo.

Dans cette perspective notre projet estime urgent qu’une véritable politique de préservation et de valorisation de notre patrimoine culturel matériel et immatériel soit mise en place, de même qu’un engagement public de promotion artistique et artisanale.

À l’évidence, au Togo, la création d’une « Fondation Nationale pour la Culture »  dotée de moyens adéquats s’impose. Celle-ci devra décliner ses animations en s’inspirant des contenus divers de notre patrimoine culturel matériel et immatériel.

Il nous paraît dès lors, propice, que soit inventorié l’éventail de nos expressions culturelles, puis que soient dégagés sur nos propres ressources les fonds nécessaires à l’entretien de notre patrimoine culturel.

Pour le cas où la situation le requerrait, nous estimons que prétendre au bénéfice de soutiens tant auprès de mécènes que d’institutions internationales, serait opportun.

La création d’un « l’Institut d’Etudes de l’Histoire du Togo » devra nous semble-t-il, au-delà de la recherche académique, permettre la valorisation de sites touristiques et culturels de notre patrimoine, dans sa grande diversité.

Dans le cadre d’une refonte et d’une redynamisation de la promotion artistique nationale, notre projet préconise l’impulsion d’un soutien constant au titre de la nouvelle politique culturelle du Togo, à toutes les formes de création culturelle : arts plastiques, peinture, musique, danse, théâtre, littérature, mode, cultures traditionnelles.

Nous estimons que des moyens suffisants devront être mobilisés pour encourager les initiatives en faveur de la promotion culturelle, de l’animation événementielle et du développement spirituel des citoyens.

Dans cette perspective s’inscrit la construction du Village artistique et culturel doté notamment d’un Grand Théâtre, d’un Conservatoire de musique et de salles d’opéras, d’espaces de jeux et de loisirs et d’un musée d’art et d’histoire.

S’agissant des moyens du Bureau togolais du droit d’auteur (BUTODRA) créé en 1991 pour protéger et défendre les intérêts professionnels et patrimoniaux des auteurs, ils devront être renforcés pour un meilleur exercice des prérogatives dont il est attributaire. Par ailleurs, le renforcement de la protection des droits d’auteur devra à notre sens, être strictement amélioré.

Du reste, notre projet préconise une redéfinition de la mission du Ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs qui doit intégrer davantage la pratique de loisirs éducatifs qui favorise le développement physique des enfants et des jeunes ainsi que leur autonomie de même que la formation des élites sportives à la base.

Dans cette perspective, sa restructuration avec la mise en place du Service des Loisirs Educatifs (SLE) s’avère indiquée. La promotion des espaces de loisirs et de jardins publics dans chaque préfecture s’impose en vue de favoriser sans discrimination sur toute l’étendue du territoire national l’émulation, la joie de vivre et le bien-être collectif indispensables pour un vivre ensemble harmonieux.

Ces espaces de loisirs devront abriter une bibliothèque, des aires de jeux, des salles de conférence et de spectacles, et de grandes salles pour des veillées de prière afin de progressivement délocaliser les funérailles du milieu de la cité avec les préjudices subséquents (destruction de route, nuisances sonores, problèmes de circulation…) à des endroits appropriés à moindre coût pour tous les citoyens.

Par ailleurs, la politique nationale de jardins publics qui doit relever du Service des Espaces Verts et de l’Environnement (SEVE) vise à promouvoir la culture de lieux de plaisance publics gratuits indispensables à l’épanouissement et au bien-être des citoyens.

  1. UNE DIPLOMATIE VISIONNAIRE, OUVERTE SUR LE MONDE
  2. Renforcement de la Coopération Sud -Sud avec les États membres de la CEDEAO, de l’UEMOA et de l’UA

Au plan sous régional, notre projet préconise de convaincre les États partenaires de l’espace CEDEAO et de la  zone UEMOA de la nécessité de politiques communes bien plus intégrées.

Nous considérons qu’il y a matière à œuvrer au renforcement des capacités d’action des différentes organisations sous régionales dont le Togo est État membre. Une diplomatie proactive devra être à notre sens, conduite en vue de mettre l’accent sur l’intégration sous régionale en donnant force aux dispositions portant sur la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO et au sein de la zone UEMOA.

Tous les efforts devront par conséquent être mis en œuvre pour rendre effective les dispositions communautaires prévues en matière de libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO.

Pour plus d’efficacité et une meilleure consolidation de notre coopération, des efforts doivent de notre point de vue, être accomplis en vue d’unifier les processus d’intégration sous régionaux de la zone l’UEMOA et de l’espace CEDEAO.

Finalement, nous souscrivons à la réforme du Franc CFA et son  remplacement par l’Eco. La démarche par étapes adoptée nous paraît une démarche prudente et inclusive puisque son adoption sera étendue à terme à tous les pays de la CEDEAO.

Car, non seulement elle permettrait d’éviter un saut dans l’inconnu,  mais  en même temps, elle permettrait à tous les pays membres de la CEDEAO de remplir les critères de convergence pour l’adoption de l’Eco par toute la Communauté.

  1. Rayonnement du Togo, pôle géopolitique et géoéconomique majeur en Afrique

Au plan continental, et plus précisément dans le cadre de l’Union Africaine (UA), notre projet préconise de convaincre la majorité des États parties à l’UA, de l’intérêt pour la crédibilité de l’Afrique, de prendre des positions courageuses, afin de donner de véritables moyens à notre institution continentale pour réaliser et atteindre les objectifs de la renaissance africaine.

À cet effet, il nous paraît souhaitable que soit soumis à l’appréciation de l’UA le projet d’Agenda de la paix et de la prospérité partagée (AP3) en Afrique.

Au plan international, notre projet préconise que soient confortés les moyens dévolus au département des affaires étrangères dans le cadre de la diplomatie de conférence (négociation des accords de partenariat notamment avec l’Union européenne, les États-Unis d’Amérique, les BRICS, discussions ad hoc au sein de l’OMC, etc.) afin de mieux parvenir aux objectifs de développement de notre pays, le Togo.

S’agissant de l’établissement de partenariats avec les pays amis, nous considérons que ces partenariats devront être réalisés sur la base de la réciprocité effective des intérêts de nos peuples respectifs, avec le souci constant de la préservation de la dignité de nos concitoyens respectifs, du développement économique et de la paix dans nos pays respectifs.

Dès lors, tous les contrats actés avec nos partenaires en développement doivent être négociés selon les besoins déterminés par notre Nation elle- même, et doivent dorénavant, prévoir des « clauses de transfert de technologies et de compétences ».

Le Conseil consultatif  national (CNC) constituera également un des canaux diplomatiques par excellence du Togo qui œuvrera de concert avec le Chef de l’Etat à la promotion de la Paix en Afrique et dans le Monde.

Il sera élaboré la Charte de la Paix à vulgariser sur toute l’étendue du territoire national afin de faire partager cette vision à tous les Togolais, et d’aider nos populations à faire converger leurs efforts vers cet idéal sacré : la Paix dans la Justice. Le CNC veillera à ce que la politique extérieure de notre pays soit sans cesse fondée sur le respect mutuel, l’écoute des autres et la recherche de synergies en vue d’une Convergence Harmonique des Nations.

Le Gouvernement de Transition prendra une part active aux travaux de l’ensemble des institutions régionales ou continentales en Afrique, et dans l’ensemble des institutions internationales. Il défendra la « Charte de la Paix » pour imprimer la vision pacifique du Togo sur la scène internationale.

  1. Renforcement de la coopération militaire

La coopération militaire tant sur le plan sous régional qu’international devra à notre sens, être mieux organisée afin de permettre à nos soldats de satisfaire plus efficacement et plus dignement à leur mission.

Dans le cadre de la lutte contre la piraterie maritime, le terrorisme international, et les actes de grand banditisme, le prochain Gouvernement devra de notre point de vue, étudier en lien avec les états-majors des forces armées, les modalités opérationnelles de coopération militaire à même de préserver la sécurité nationale, la paix et la souveraineté nationale du Togo.

Dans ce sens, la judicieuse approche de mise en place d’une préfecture maritime pour coordonner le Haut Conseil de Mer doit intégrer la mise en place d’un Conseil de surveillance regroupant les représentants des professionnels de la mer pour plus de transparence et d’efficacité. L’économie bleue dorénavant doit être une des alternatives sérieuses de création de richesse et de développement de notre pays.

L’armée sera étroitement associée au service civique obligatoire  pour rendre effective et solide la réconciliation Armée-Nation.

Afin de respecter l’équilibre budgétaire, de nouvelles orientations intégrant les travaux de prospective stratégique, seront définies en  tenant compte des priorités nationales. La programmation et l’exécution des opérations de l’armée respecteront la règle de la compatibilité financière de la Nation.

Une visibilité accrue sera donnée aux opérations dans lesquelles  nos forces armées sont engagées.

Conclusion

Dans le contexte de crise sociopolitique aggravée du Togo relégué au rang d’orphelinat de l’Humanité, où vivre rime désespérance et absence de valeurs, plus que jamais s’impose un sursaut patriotique  pour éviter le pire et des lendemains douloureux.

L’ampleur de la détresse des populations requiert de tous les acteurs sociopolitiques suffisamment de courage politique pour se dépasser afin d’ouvrir sans délai le chemin de l’espérance pour que notre pays renaisse de ses cendres. Telle est l’ambition de l’offre programmatique « ENSEMBLE POUR LA REFONDATION DE LA REPUBLIQUE ».

Avant qu’il ne soit tard, mutualiser les énergies pour refonder la République et construire dans l’unité et la concorde nationales un Togo réconcilié, juste et prospère, demeure la seule et unique alternative pacifique à même de conjurer le risque d’embrasement majeur qui plane actuellement sur la Terre de nos Aïeux.

Relever un tel défi requiert davantage de discernement politique, de responsabilité républicaine, d’humilité, de rigueur dans la gestion des affaires publiques et un sens élevé de l’intérêt général pour espérer une sortie de crise à la hauteur des attentes légitimes de changement et de gouvernance vertueuse auxquelles aspire le Peuple togolais.

« ENSEMBLE POUR LA REFONDATION DE LA REPUBLIQUE » constitue sans nul doute l’offre politique républicaine à même d’aider toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier à bâtir ensemble dans l’Amour un Togo apaisé, un Togo qui protège ses enfants et libère les talents, un Togo prospère pour tous.

Répondre au cri de cœur du Peuple togolais et réaliser le rêve des pères- fondateurs du Togo, échoit ici et maintenant en responsabilité transpartisane, à chacun de nous, Bâtisseurs de tous horizons convaincus que plusieurs flambeaux ne peuvent donner qu’une Vive Lumière !

ENSEMBLE, FEDERONS NOS ENERGIES POUR LA REFONDATION  DE LA REPUBLIQUE !

N.B. Un document distinct est consacré au financement et la mobilisation des ressources budgétaires de la présente offre.

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Togo/Presidentielle de 2020 A la découverte de l’intégralité du Projet de Société de Pr Wolou Komi du PSR

‘’Construire les valeurs, rebâtir l’Espoir’’, tel est le titre du programme politique que propose le candidat du Pacte Socialiste pour le Renouveau, PSR, Pr Wolou Komi à ses concitoyens togolais.
Dans son projet de société le Pr Wolou Komi dit entre autres : ‘’Affirmant ma foi au caractère sacré de l’homme qui doit être au centre de toute action , fondant mes actions sur le respect des valeurs indispensables à la cohésion sociale et qui constitueront ma boussole, déclarant solennellement que l’écoute dans l’humilité et l’action dans la concertation guideront mes pas, je propose au peuple togolais, sous la protection de Dieu ce projet de Societé ».
Le Projet de Société du Professeur Wolou Komi est donc articulé autour de quatre points fondamentaux à savoir :
La refondation de la nation
L’émergence d’un État moderne
L’épanouissement intégral de l’Homme
Une coopération pragmatique
Le candidat du PSR propose donc la refondation de la Nation Togolaise, la transformation des neutralités, la gouvernance par l’équité, la solidarité nationale, enregistrement des citoyens, les services civiles ou militaires, l’émergence d’un Etat moderne, l’effectivité du droit, le respect des droits de l’homme. Monsieur Wolou Komi prône aussi l’indépendance totale de la justice, des réformes institutionnelles, la transparence dans les affaires publiques, le développement homogène des régions, l’épanouissement intégral de l’homme notamment sur le plan social, culturel, économique, une coopérative pragmatique…
Le PSR propose la valorisation de la diversité culturelle, la promotion de l’Agriculture, de l’Industrie, du Commerce, la protection de l’environnement.
En ce qui concerne la mobilisation des ressources, le candidat du PSR Wolou Komi propose :
Suppression des dépenses de prestiges de l’Etat
Création des conditions nécessaires à l’investissement privé national mais aussi international
Transparence dans la mobilisation des recettes nationales
Fiscalité attractive.
La Rédaction de Referencetv.tg et de Plume libre vous propose de live l’intégralité du projet de Société du candidat de PSR, Pr Wolou Komi.
Emmanuel Vivien TOMI
Référencetv.tg/Plume Libre

ELECTION PRESIDENTIELLE
2020

Présentation du Projet de Société du candidat du
Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR)
PROFESSEUR Agrégé WOLOU Komi

CONSTRUIRE SUR LES VALEURS
Rebâtir l’Espoir

Depuis plusieurs décennies, le Togo traverse une crise profonde marquée par la confiscation du pouvoir d’Etat malgré la volonté réelle de changement constamment réitérée par le peuple. Convaincu que tout pouvoir qui ne correspond pas à la volonté réelle du peuple est un instrument d’asservissement et contraire aux principes de la démocratie, la lutte pour l’alternance apparaît comme un devoir sacré de tout citoyen soucieux de la souveraineté du peuple.
Cependant, l’alternance tant voulue par le peuple ne saurait se résumer en un changement de personne mais nécessite une transformation radicale de la perception du pouvoir par les dirigeants et sa traduction par les actes concrets en harmonie avec l’intérêt suprême du peuple. En effet, malgré le caractère politique de la crise togolaise, elle est avant tout une crise des valeurs, une crise morale.
Dans ces conditions, les qualités du prochain président de la République seront déterminantes dans l’avenir de notre pays car un bon projet de société porté par une personne qui manquerait de hauteur plongera le peuple dans un désespoir plus accentué. Il faut éduquer par l’exemple que l’on offre. Outre l’attachement au bien commun nécessaire à la persuasion par l’exemple, il s’agira de réconcilier les Togolais en vue d’un nouveau départ, de panser les plaies et de guérir les rancœurs par le triomphe des valeurs.
Affirmant ma foi au caractère sacré de l’homme qui doit être au centre de toute action, fondant mes actions sur le respect des valeurs indispensables à la cohésion sociale et qui constitueront ma boussole, déclarant solennellement que l’écoute dans l’humilité et l’action dans la concertation guideront mes pas, je propose au peuple togolais, sous la protection de Dieu, le présent projet de société en quatre points :
% La refondation de la nation
% L’émergence d’un État moderne
% L’épanouissement intégral de l’Homme
% Une coopération pragmatique.
I) La refondation de la nation Togolaise
La nation repose essentiellement sur la conscience d’une identité et l’aspiration à former et à maintenir la communauté. Elle ne peut se former et se maintenir naturellement sans un lien fort et volontaire que forge la justice entre ses différentes composantes. Elle forme un tout et quand une partie de la nation souffre, toute la nation doit se sentir concerner, peu importe l’ethnie, la condition sociale, la religion, le sexe, Dans un monde victime des actes de violence, de terrorisme et des affrontements quotidiens, notre conscience d’être un et indivisible, notre conscience que nos sorts sont liés est le premier rempart contre ces fléaux, Pour y parvenir des mesures idoines s’imposent.
1) La transformation des mentalités
La transformation des mentalités est une exigence préalable à une vie en commun apaisée et une participation librement consentie, facteur de cohésion et de développement humain durable et stable. Les moyens pour y parvenir sont notamment :
· Enseignement obligatoire du droit dans les Lycées, puis dans les collèges
· L’éducation civique obligatoire
· La recherche de l’égalité des sexes par l’éducation
· Compter d’abord sur soi
· La recherche de l’Excellence
· Le bien public, le bien commun, l’appartenance à une communauté
· Le travail comme valeur sociale. Lorsqu’un citoyen naît dans une famille modeste, seul le travail bien fait lui permettra de sortir avec honnêteté de sa situation. Lorsque le travail bien fait n’est plus un moyen d’ascension sociale, on expose la jeunesse au désespoir et aux vices. Il faut promouvoir le travail comme valeur sociale.
2) La gouvernance par l’équité
a) l’Équité ethnique
La question ethnique occultée du débat public est pourtant constamment présent dans les esprits et murmurée en privé. Nous ne devons pas fuir les questions qui dérangent. Au contraire, nous devons les aborder avec responsabilité sans passion. Il faut reconnaître qu’il n’existe aucune hostilité a priori entre les ethnies. Les ressentiments naissent plutôt de l’idée que les unes sont favorisées par rapport aux autres dans l’accès aux ressources et aux fonctions. Il faut y remédier, au besoin, en modifiant notre constitution pour tenir compte de nos diversités enrichissantes.
· Les recrutements dans la fonction publique se feront sur la combinaison de deux critères, la répartition en fonction des groupes ethniques et l’excellence.
· Les nominations aux postes de responsabilités se feront en tenant compte des critères ethniques et des compétences.
b) L’équité entre les régions
Il n’est pas admissible qu’une partie du territoire subisse les conséquences humaines, environnementales de l’extraction des ressources nationales sans en retour bénéficier des compensations idoines. Un traitement inapproprié est source de frustration qui fragilise le ciment national.
3) La solidarité nationale
La nation formant un tout, une solidarité devra s’établir entre les générations, entre les différentes couches sociales de sorte à traiter avec équité les situations et à réduire les écarts sociaux.
· Solidarité entre les générations (Problèmes des retraités et des pensions à revaloriser). Une pension qui ne permet pas de subvenir aux besoins fondamentaux est une atteinte à la dignité humaine.
· Solidarité entre les couches sociales.
· Solidarité avec les personnes en situation de handicap. Elle s’exprimera tant dans l’accès aux fonctions que dans la prise en compte des situations spécifiques des personnes.
4) Faire sortir les citoyens de l’anonymat
Il n’est pas possible de traiter les citoyens avec équité lorsque prévaut une ignorance sur la situation de chacun de nous, quant à ses ressources, quant à nos différentes situations et leur évolution notre vie durant.
· Informatisation de l’état civil
· Connaissance de la situation réelle des citoyens à l’aide de l’outil informatique pour une équité dans la solidarité (les orphelins, les aides scolaires et universitaires)
· A la fin du premier mandat, tous les Togolais seront répertoriés, avec un numéro rattaché à la protection sociale.
5) Services civils ou militaires
· Renforcer le sentiment d’une appartenance à la nation par une éducation appropriée. Les modalités de ces services, les compensations et la durée seront déterminées.
Il) L’émergence d’un État moderne
Il s’agira de poser définitivement les bases d’un Etat de droit auquel aura concouru la transformation des mentalités de sorte qu’aucune dictature ne puisse plus s’installer dans notre pays. Le droit est un puissant instrument de développement et doit être mis à profit. De même, l’accès à l’information des citoyens est un moyen efficace du contrôle de l’action publique.
1) L’effectivité du droit
· Toutes les autorités, le président de la République, les ministres, toute personne qui détient une parcelle du pouvoir étatique sera soumis à la loi. Il sera pour cela créé un observatoire de l’Etat de Droit.
· Tous les citoyens seront soumis à l’observation stricte de la loi, Les lois sont nécessairement porteuses des valeurs. La violation d’un feu tricolore expose la vie humaine à un danger, engendre le risque d’exposer les enfants au statut d’orphelins.
· Chaque citoyen doit être en mesure de justifier son niveau de vie. La célébration des riches par détournement des deniers publics ne peut être qu’une anomalie dont il faut guérir le peuple.
2) Le respect des droits de l’homme
· Sous ma présidence, il n’y aura aucun détenu politique, aucun exilé politique.
· Sous ma présidence, les auteurs des tortures seront poursuivis conformément à la loi.
· Sous ma présidence, les discriminations fondées sur l’ethnie, le sexe, les opinions politiques notamment seront sanctionnées.
· L’adoption dans les six mois d’un code de procédure pénale permettant d’éviter des détentions provisoires abusives dans leur principe et dans leur durée.
3) L’accès à la justice
· C’est un droit fondamental qu’il faut rendre effectif. Actuellement, le tribunal du travail n’existe qu’à Lomé. Les travailleurs éloignés de Lomé, sont de fait privés du droit d’accès à la justice. Ce problème sera réglé dans les 100 jours de ma présidence.
· Les décisions de justice doivent être rendues dans un délai raisonnable. En concertation avec les magistrats, un mécanisme de contrôle sera élaboré à cet effet.
· Aides juridictionnelles pour les indigents.
· Autant les magistrats seront protégés, autant tout acte de corruption sera traité avec rigueur sans discrimination.
4) L’indépendance de la justice
Il faut impérativement rompre le lien incestueux entre le pouvoir politique et le juge qui fait naître l’impression que le politique a tout pouvoir et est au-dessus de la loi.
· La pénalisation de l’instrumentalisation de la justice
· La définition des règles claires et objectives d’affectation des magistrats sous l’autorité du conseil national de la magistrature
5) Réformes institutionnelles
· Le renforcement du pouvoir législatif (Le renforcement des capacités de l’Assemblée nationale par une assistance parlementaire pluridisciplinaire au profit de chaque groupe parlementaire.
· La suppression du Sénat
· Les réformes constitutionnelles et institutionnelles consensuelles qui seront complétées par des lois organiques pour une meilleure cohésion sociale permettant d’augmenter les ressources nécessaires aux transformations.
· Une mobilisation plus transparente et équitable dans les ressources de l’Etat.
· La modernisation de l’Armée avec une amélioration sensible de leur situation.
6) La transparence dans les affaires publiques
· Droit d’accès pour les journalistes et les citoyens à tout document administratif sauf ceux relevant du secret d’Etat et ceux pouvant porter atteinte à la vie privée des citoyens.
· Obligation de reddition des comptes
· Suppression des dépenses de prestige dans le fonctionnement de l’Etat.

7) Le développement homogène des régions
· Décentralisation des services, les universités notamment.
· Construction des hôpitaux modernes de différents niveaux, à l’échelle des préfectures, des régions et des hôpitaux spécialisés à l’échelle nationale.
· Accès à l’électricité pour tous.
· Accès à l’eau potable à moins d’un km pour toute agglomération de plus de 100 habitants.
III) L’épanouissement intégral de l’Homme
Elle passera par une politique volontariste permettant la création d’emplois décents, l’accès aux soins pour tous dans des conditions d’équité, la protection de la femme et de l’enfance.
1) Sur le plan social
a) Emploi
· Transparence dans l’accès à l’emploi, même dans le secteur privé. Dès lors que l’entreprise atteint un seuil qui sera fixé, probablement cinq salariés (l’entreprise doit déterminer les critères objectifs vérifiables de recrutement. Les bons élèves bénéficieront des avantages fiscaux. Des pénalités aux mauvais élèves. Une loi sera votée rapidement dans ce sens.
· Création d’emplois décents
-Par la production locale des besoins
-Par la transformation des produits
-Elaboration d’un code du travail adapté au secteur informel
· Formation à l’entreprenariat et accompagnement des jeunes sur la base de leur compétence et non sur leur appartenance politique.
· Augmentation des salaires
– 5 % chaque année sur 4 ans
b) Santé
· Accès gratuit aux soins pour certaines maladies
· Accès totalement gratuit aux soins pour certaines personnes
· Dotation des hôpitaux régionaux de scanner et de laboratoire performants
· Disponibilité des produits de premières urgences dans tous les hôpitaux
· Rapprochement des centres de santé des populations
· Mise en place d’un laboratoire moderne en vue du contrôle strict de tout produit alimentaire entrant sur le territoire, sur la base des normes répondant aux standards internationaux.
· Redynamisation des services d’hygiène alimentaire et environnementale.
c) Protection sociale
· Régularisation de la situation des enseignants auxiliaires avec une cotisation rétroactive pour la caisse nationale de sécurité sociale.
· L’effectivité des déclarations à la caisse nationale de sécurité sociale. Aujourd’hui, même des entreprises parapubliques omettent de déclarer des salariés à la caisse les exposant à des situations d’insécurité
· L’organisation de la protection sociale dans le secteur agricole et dans le secteur informel
· Prise en compte de la totalité des salaires par la caisse nationale de sécurité en cas de maternité.
· Protection de l’enfance. La création des crèches publiques dans les zones à forte concentration de travailleurs afin de rapprocher l’enfant de la mère sans perturber cette dernière dans sa profession.
d) Logement
· Une loi sur les baux d’habitation visant à assainir les rapports bailleurs / locataires
· Facilitation de l’accès au crédit pour des logements modestes.
· Destruction et reconstruction des quartiers insalubres des villes notamment Lomé.
2) Sur le plan culturel
a) Éducation
· Redéfinition des programmes scolaires vers l’acquisition des savoir-faire pratiques et utiles.
· La professionnalisation des métiers et la recherche de l’excellence par la création des écoles de formations aux différents métiers.
· Gratuité de l’enseignement primaire et secondaire public avec fourniture des livres et cahiers à compter de la deuxième rentrée scolaire de notre mandat.
· Scolarisation obligatoire jusqu’à 14 ans sur l’ensemble du territoire
· Encouragement à l’alphabétisation des jeunes ne pouvant plus se scolariser du fait de leur âge
· La dotation des universités d’importants moyens de recherche dans les domaines prioritaires tenant compte des besoins nationaux et de l’existant.
b) Valorisation de la diversité culturelle
c) Valorisation des communautés religieuses dans le respect de la loi et de la laïcité
d) Sport, Arts, Musiques
· Promotion des artistes méritants
· Politique de détection et de suivi à la base des jeunes talents
3) Sur le plan économique
L’objectif prioritaire doit consister à limiter les importations et à créer les emplois par une industrialisation appropriée, une agriculture moderne et une meilleure organisation des agriculteurs.
a) Agriculture
· Définition quantitative des résultats à atteindre de sorte à mettre fin dans un délai donné à l’importation des produits alimentaires, particulièrement le riz.
· Mécanisation significative du secteur agricole
· Regroupement des producteurs en entité susceptibles d’obtenir l’assistance technique et financière de l’État.
· Identification des marchés porteurs sur le plan international de sorte à permettre la production et l’exportation de certains produits si nécessaire après transformation
b) Industrie
L’industrie doit être mise au service du bien-être de l’Homme par la création d’emplois décents et la satisfaction des besoins.
· Fiscalisation favorable à la transformation des produits locaux en vue de la consommation locale et de l’exportation.
· Fiscalisation très favorables aux industries à forte main d’œuvre.
· Développement d’une industrie vestimentaire de qualité orientée à la fois vers la consommation locale et l’exportation.
· Une disponibilité à coût raisonnable de l’électricité aux fins industrielles. Les compétences seront mises au service de cette finalité.
c) Le commerce
· Nécessité de réduire les importations par la production et la consommation locale sur tous les plans, autant que faire se peut.
· Nécessité de la qualité et de la compétitivité des produits destinés à l’exportation.
4) L’environnement
L’environnement est un patrimoine commun à l’humanité. De sa gestion dépendra les conditions de vie des générations futures. Il importe dès à présent d’éviter des dommages écologiques irréversibles.
· L’usage des engrais chimiques doit être limité par l’éducation et la recherche d’alternatives crédibles pour une agriculture rentables et protectrice de l’environnement.
· L’usage des sachets plastiques doit être prohibé dans un délai raisonnable.
· La reconstruction des forêts par une politique de reboisement appropriée.
IV) Une coopération pragmatique
La coopération internationale et surtout communautaire doit être au service des peuples.
· Promouvoir la coopération en vue de la réalisation des œuvres communes notamment des hôpitaux de références mondiales, des laboratoires de recherches.
· Une coopération fondée sur le respect mutuel, la complémentarité et non une demande d’assistanat.
LA MOBILISATION DES RESSOURCES
· Suppression des dépenses de prestiges de l’Etat
· Création des conditions nécessaires à l’investissement privé national mais aussi international.
· Transparence dans la mobilisation des recettes nationales
· Fiscalité attractive.